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Paul Put dévoile son groupe de 28 Cranes pour la CAN 2027

Le décor est planté. Paul Put a tranché et dévoilé un groupe de 28 joueurs pour une fenêtre internationale déjà décisive dans la campagne de qualification à la CAN 2027. Au programme : deux chocs face à la Tunisie et à la Libye en éliminatoires, puis une double confrontation amicale contre la RD Congo pour tester la profondeur du groupe.

Un calendrier chargé, une marge d’erreur réduite

L’Ouganda commencera fort : déplacement en Tunisie le 24 septembre, un voyage toujours piégeux face à une sélection habituée aux grandes joutes africaines. Cinq jours plus tard, le 29 septembre, les Cranes recevront la Libye, un rendez-vous à domicile qu’ils ne peuvent pas se permettre de galvauder dans cette campagne vers la CAN 2027.

Une fois ces deux premiers jalons posés, place aux essais grandeur nature. La RD Congo sera au menu de deux matches amicaux, les 2 et 5 octobre. Quatre rencontres entre le 21 septembre et le 6 octobre : une fenêtre internationale dense, taillée pour tester le caractère autant que la qualité.

Le retour d’un poids lourd dans les cages

Dans les buts, un nom capte immédiatement l’attention : Denis Onyango. Le gardien de Mamelodi Sundowns, figure emblématique du football ougandais, retrouve le groupe national. À ses côtés, David Lukwago (SC Villa) et Hannington Ssebwalunyo (NEC FC) complètent le trio de gardiens.

Avec Onyango, Put s’offre un repère, un leader, un joueur habitué aux grandes ambiances et aux matches qui comptent.

Une défense aux accents de diaspora

Derrière, le sélectionneur a pioché large, entre locaux et expatriés. Toby Sibbick (Burton Albion) apporte son expérience du football britannique. Jonathan Odongo (UPPC) et Rogers Torach (CS Constantine) incarnent une ligne défensive qui s’étire du championnat local jusqu’en Algérie.

Sur les côtés, Aziz Kayondo (Slovan Liberec) et Herbert Achayi (KCCA FC) offriront des options de couloir, alors qu’Herbert Bockhorn (FC Magdeburg) et Nathan Asiimwe (Salford City) ajoutent de la polyvalence. Geofrey Lubanga Kene (SC Villa), Hillary Mukundane (Vipers SC) et Gavin Kizito (Nairobi United) complètent un secteur où la concurrence s’annonce féroce.

Un milieu en reconstruction silencieuse

Au milieu, Put mise sur des profils capables de couvrir du terrain et de tenir le ballon sous pression. Baba Alhassan (Mardin 1996 Spor) et Noble Okello (Lexington SC) incarnent cette volonté de solidité et de volume de jeu.

Kenneth Semakula (Al Ittihad Alexandria) apporte une touche d’expérience en Afrique du Nord, tandis qu’Allan Oyirwoth (Dunfermline FC) et Joseph Seremba (Nairobi United) représentent cette nouvelle vague que Put veut installer progressivement. Un milieu sans grands noms clinquants, mais avec des joueurs en forme, ce qui compte souvent plus à ce niveau.

Une ligne d’attaque dense et ouverte

Devant, le sélectionneur n’a pas lésiné sur les options. James Bogere (AGF), Travis Mutyaba (CS Sfaxien), Denis Omedi (Gor Mahia) et Rogers Mato (Hearts) portent les espoirs offensifs d’un groupe qui devra apprendre à être plus clinique dans les zones décisives.

Hassan Mubiru (Azam), Sadam Masereka (Colorado Springs Switchbacks), Steven Mukwala (Al Nasr), Richard Basangwa (NEC FC) et Frank Ssebufu (SC Villa) complètent une ligne offensive fournie. Un attaquant a été annoncé uniquement par son club, AS FAR (Maroc), dans la communication de la FUFA, sans que son nom ne soit précisé. Détail révélateur : la porte reste grande ouverte à ceux qui saisissent leur chance.

Des absents de marque, des explications assumées

Ce groupe n’est pourtant pas complet sur le papier. Plusieurs habitués manquent à l’appel. Jordan Obita et Elio Capradossi sont indisponibles en raison de blessures, a confirmé Put. Le capitaine Khalid Aucho est lui aussi absent, tout comme Salim Jamal, Uche Ikpeazu, John Paul Dembe, Bobosi Byaruhanga et Jude Ssemugabi.

Le technicien belge ne se cache pas : certains de ces joueurs se retrouvent sans club, d’autres viennent de boucler un transfert et manquent encore de temps de jeu. D’autres encore reviennent de longues blessures et n’ont pas retrouvé le rythme de la compétition. Dans un calendrier aussi compact, l’indulgence laisse la place à la logique sportive.

Put insiste toutefois sur un point : rien n’est définitif. La porte de la sélection reste ouverte à ces cadres dès qu’ils auront retrouvé leur forme, leur condition et leur rythme de match. Le message est clair : personne n’est écarté à vie, mais personne n’est sélectionné sur son seul passé.

Une fenêtre pour poser les bases

Avec quatre matches en l’espace de deux semaines, l’Ouganda entre dans une séquence charnière. Les deux rencontres de qualification poseront les premiers repères dans la course à la CAN 2027. Les deux amicaux contre la RD Congo offriront, eux, un laboratoire grandeur nature pour affiner les automatismes, tester des associations, trancher entre les prétendants.

Paul Put dit être satisfait de la forme, de la condition physique et de l’engagement des joueurs retenus. À eux, désormais, de transformer cette confiance en résultats. La route vers 2027 commence maintenant : restera-t-on sur une simple promesse, ou verra-t-on naître un véritable nouveau visage des Cranes ?