Patrice Evra soutient Osimhen pour Manchester United
Patrice Evra ne tourne pas autour du pot. Pour lui, si Manchester United veut redevenir un club qui fait peur, il doit casser sa tirelire pour un vrai tueur devant le but. Un nom revient avec insistance : Victor Osimhen.
Osimhen, le neuf idéal selon Evra
L’attaquant nigérian a déjà fait plier une Serie A entière avec Napoli, en empilant 76 buts sur quatre saisons et en menant le club au titre. Parti ensuite en Turquie, il n’a pas levé le pied : 59 réalisations en 74 matches avec Galatasaray. Des chiffres qui parlent pour lui.
Sous contrat à Istanbul jusqu’en 2029, Osimhen ne sera pas une affaire bon marché. Il faudra une offre monstrueuse pour simplement ouvrir la discussion. Evra, lui, estime que United doit assumer ce genre de folie, surtout avec un seul vrai numéro 9 de métier dans l’effectif de Michael Carrick, Benjamin Sesko.
Interrogé par GOAL dans le cadre d’un partenariat avec Stake, l’ancien latéral gauche français a été clair sur la priorité du club avant la fin du mercato : « Un attaquant, quelqu’un qui marque des buts. C’est ça que je regarde. C’est pour ça que pour moi, Osimhen est le meilleur. C’est l’exemple parfait. »
Le message est limpide : sans un finisseur de ce calibre, United restera un projet inachevé.
Un effectif remodelé, mais encore des manques
Evra ne s’arrête pas à la seule question du buteur. Il voit une équipe en construction, avec des promesses mais aussi des trous à combler.
Au milieu, l’absence de Casemiro pèsera, mais il se montre optimiste pour Andrey Santos, brillant en préparation : « On va manquer Casemiro, mais je crois en Santos et à ce que j’ai vu en pré-saison, il peut faire quelque chose de bien là-bas. »
Offensivement, il pointe une base intéressante avec Bruno Fernandes, toujours au cœur du jeu, et des options comme Patrick Dorgu, Bryan Mbeumo ou encore Amad Diallo. De quoi créer, provoquer, déséquilibrer. Raison de plus, selon lui, pour y ajouter un finisseur de haut niveau.
Derrière, le tableau est moins flatteur. Evra parle d’« une bonne alternative au poste de latéral gauche », voire d’un autre défenseur central. Il défend pourtant Harry Maguire, souvent pris pour cible : le Français salue sa résilience et son sérieux, malgré les critiques constantes.
Il va plus loin : pour lui, il manque aussi un latéral droit complet, capable d’apporter autant offensivement que défensivement. Une pièce essentielle dans le football moderne, que United n’a pas encore trouvée à son goût.
Rashford, comme un nouveau joueur à Old Trafford
Et puis il y a ce cas à part, presque paradoxal : Marcus Rashford. Formé au club, arrivé à United à l’âge de sept ans, déjà auteur de 426 matches et 138 buts sous le maillot mancunien… mais qui revient aujourd’hui comme s’il était une recrue.
Après des prêts à Aston Villa et Barcelone, l’international anglais de 28 ans cherchait un transfert définitif. Il est finalement de retour dans un environnement qu’il connaît par cœur, mais où tout a changé autour de lui. La concurrence, les attentes, le regard des supporters.
Evra, lui, croit au pouvoir du pardon à Old Trafford : « Je pense que les fans de United, ils pardonnent. Ils pardonnent. »
Il reconnaît le bruit permanent sur les réseaux sociaux, la pression, les critiques, mais insiste : le cœur du public veut voir Rashford réussir à United.
L’ancien défenseur glisse aussi un rappel brutal de la réalité sportive : Matheus Cunha réalise un excellent début de parcours et pourrait bien lui barrer la route. À Rashford d’accepter que son statut a basculé : « C’est à Marcus d’accepter que peut-être il n’est pas le premier choix. Je ne suis pas le premier choix, mais je vais vous prouver que quand je serai sur le terrain, je vais saigner et mourir pour Man United. »
Evra pose le cadre : honnêteté avec soi-même, travail, sacrifice. Le reste suivra, ou non. Les « vrais » supporters, assure-t-il, veulent voir Rashford s’imposer à nouveau. Les prochains mois diront si l’enfant du club peut renaître dans un rôle différent, pendant que la direction décide si elle ose tout pour Osimhen. Deux destins, deux symboles. Et une même question en toile de fond : jusqu’où Manchester United est-il prêt à aller pour redevenir Manchester United ?




