Nottingham Forest termine 16e en Premier League 2025
Au City Ground, la saison de Premier League 2025 de Nottingham Forest s’est achevée dans un entre‑deux révélateur : un nul 1‑1 face à Bournemouth, conclusion fidèle à l’ADN statistique des deux équipes. Forest termine 16e avec 44 points, un bilan global de 11 victoires, 11 nuls et 16 défaites, 48 buts marqués pour 51 encaissés, soit une différence de buts totale de -3. En face, Bournemouth boucle un exercice beaucoup plus stable, 6e avec 57 points, 58 buts inscrits pour 54 concédés, différence de buts totale de +4 et un billet décroché pour l’Europe.
Sur le plan des structures, le duel tactique était clair dès la feuille de match. Vitor Pereira s’est écarté de son 4‑2‑3‑1 habituel (utilisé 29 fois cette saison) pour installer un 4‑4‑2 plus direct : M. Sels dans le but, une ligne de quatre avec N. Williams à droite, Morato et N. Milenkovic dans l’axe, Cunha à gauche ; un milieu de couloir très offensif avec O. Hutchinson et M. Gibbs-White sur les ailes, E. Anderson et I. Sangare à l’intérieur, et un duo Igor Jesus – C. Wood en pointe. En face, Andoni Iraola est resté fidèle au 4‑2‑3‑1 qui a structuré 36 de ses 38 matches : D. Petrovic dans les cages, A. Smith, J. Hill, M. Senesi et A. Truffert derrière, un double pivot T. Adams – A. Toth, puis une ligne de trois créative Rayan – E. J. Kroupi – M. Tavernier derrière Evanilson.
Les absences ont pesé sur la physionomie. Côté Forest, la liste des forfaits – O. Aina, W. Boly, Murillo, N. Savona, C. Hudson-Odoi – a privé Pereira de profondeur défensive et d’un dribbleur capable de casser les lignes à gauche. L’axe Milenkovic – Morato s’est donc retrouvé sans concurrence, obligé de tenir 90 minutes face à la mobilité d’Evanilson et aux décrochages d’E. J. Kroupi. Pour Bournemouth, la suspension de R. Christie (expulsé plus tôt dans la saison) et celle d’Álex Jiménez, spécialiste défensif et gros accumulateur de cartons jaunes (10 avertissements), ont obligé Iraola à recomposer ses couloirs et son pressing de première ligne. L’absence de J. Soler, blessé aux ischios, a également retiré une option de contrôle au milieu.
Discipline
Disciplinaires, les deux équipes ont prolongé leurs tendances de saison. Heading into this game, Forest distribuait ses cartons jaunes de manière relativement homogène, mais avec un pic entre 46’ et 75’ (25,00 % puis 23,33 % des avertissements), signe d’une intensité parfois mal maîtrisée au retour des vestiaires. Bournemouth, lui, se distinguait par une vraie nervosité de fin de match : 26,14 % de ses jaunes entre 76’ et 90’ et encore 21,59 % entre 91’ et 105’. Dans un scénario serré comme ce 1‑1, chaque duel tardif menaçait de basculer vers l’excès.
Analyse des Performances
Le cœur du récit, c’est la confrontation entre les identités offensives et défensives révélées par les chiffres. Sur l’ensemble de la saison, Forest a marqué en total 48 buts pour 51 encaissés, avec une moyenne de 1,3 but marqué et 1,3 but concédé par match. À domicile, le City Ground n’a pas été une forteresse : seulement 4 victoires en 19 matches, 20 buts marqués (moyenne de 1,1) pour 23 encaissés (1,2). Bournemouth, à l’inverse, a construit sa place européenne sur la répétition de petits avantages : 13 victoires, 18 nuls, seulement 7 défaites en total, et une attaque régulière à 1,5 but de moyenne à domicile comme à l’extérieur. Sur leurs déplacements, les Cherries ont inscrit 29 buts (1,5 de moyenne) mais en ont concédé 34 (1,8), révélant une équipe ambitieuse mais exposée loin de ses bases.
Dans ce contexte, le 4‑4‑2 de Forest racontait une intention : attaquer les fragilités défensives de Bournemouth sur les côtés et dans le dos de la ligne. N. Williams, latéral droit au volume impressionnant (96 tacles, 17 tirs bloqués, 47 interceptions sur la saison), devait incarner cette agressivité contrôlée. Son unique carton rouge de la saison rappelle toutefois la ligne fine entre engagement et excès. Devant lui, M. Gibbs-White, véritable chef d’orchestre offensif de Forest, arrivait comme l’une des grandes histoires individuelles du championnat : 15 buts, 4 passes décisives, 59 tirs dont 32 cadrés, 49 passes clés et 63 dribbles tentés. Dans ce 4‑4‑2, il évoluait en faux ailier, flottant entre les lignes pour alimenter Igor Jesus et C. Wood.
En face, Bournemouth alignait une arme létale dans le même couloir : E. J. Kroupi. Avec 13 buts en 33 apparitions, 22 tirs cadrés sur 33 tentés et 22 passes clés, le jeune attaquant incarne l’efficacité clinique du projet d’Iraola. Le duel direct Kroupi – Williams était le « Hunter vs Shield » de l’après‑midi : un finisseur capable de punir la moindre erreur de marquage contre un latéral très actif, autant dans le duel que dans la projection.
Au centre, l’« engine room » se jouait entre deux profils complémentaires : I. Sangare, récupérateur massif de Forest, chargé de couper les transitions rapides des Cherries, et T. Adams, métronome défensif de Bournemouth, premier relanceur et pare‑feu devant la charnière Hill – Senesi. Autour d’eux, E. Anderson et A. Toth devaient dicter le tempo : l’un pour porter le ballon et connecter Gibbs-White aux attaquants, l’autre pour assurer les compensations et maintenir la structure du 4‑2‑3‑1.
Tendances xG
Sur le plan des tendances xG, même si les données chiffrées précises ne sont pas fournies, les volumes de buts et les moyennes offensives dessinent un match attendu ouvert mais équilibré. Forest, avec 14 matches sans marquer en total, reste une équipe capable de se heurter au mur, mais ses 9 clean sheets montrent aussi une certaine capacité à fermer le jeu. Bournemouth, lui, combine 58 buts marqués et 11 clean sheets, ce qui suggère une production offensive soutenue mais un bloc parfois fissuré, surtout à l’extérieur.
Le 1‑1 final s’inscrit donc comme un point d’équilibre logique : Forest respecte ses moyennes offensives et défensives au City Ground, Bournemouth confirme sa propension à encaisser mais aussi à répondre, même loin de Dean Court. Following this result, le récit global est clair : Forest devra transformer son stade en véritable avantage en améliorant ses 4 victoires à domicile et en capitalisant davantage sur le talent de M. Gibbs-White, tandis que Bournemouth, déjà armé pour l’Europe, devra lisser les failles de sa défense en déplacement pour que l’ambition d’Iraola trouve une traduction durable dans les chiffres comme dans le jeu.




