Nicolo Tresoldi : La Roma se retire, Manchester United et Chelsea à l'affût
La Roma vient de lâcher prise. Face au refus net de Club Brugge de céder Nicolo Tresoldi pour 35 millions d’euros, le club italien a décidé de se retirer de la course. Une offre importante, balayée sans hésitation en Belgique. Le message est clair : le jeune avant-centre ne partira pas à prix cassé.
Cela ne refroidit pas tout le monde. Manchester United et Chelsea continuent de suivre le dossier de près. Aucun des deux géants anglais n’a encore dégainé une offre, mais le nom de Tresoldi circule dans les couloirs et sur les tableaux de recrutement. On ne met pas 35 millions d’euros sur un joueur par hasard. On ne les refuse pas non plus sans avoir une idée précise de sa valeur.
À 21 ans, Nicolo Tresoldi sort d’une saison qui change une carrière. Arrivé seulement l’été dernier à Club Brugge en provenance de Hannover 96, où il n’avait inscrit que 14 buts en 80 rencontres en 2. Bundesliga, l’Allemand a explosé en Jupiler Pro League. En un an, il est passé du statut d’espoir intéressant à celui d’attaquant convoité.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 23 buts en 58 matches pour Club Brugge, toutes compétitions confondues, et un rôle central dans la conquête du 20e titre de champion de Belgique du club. Il a porté l’attaque, pesé sur les défenses, marqué dans les moments qui comptent. Bruges ne s’est pas contenté de gagner, il l’a fait en s’appuyant sur lui.
Ce qui intrigue, c’est que Tresoldi n’a pas encore l’air d’avoir atteint son plafond. Son jeu reste perfectible, ses déplacements peuvent encore gagner en justesse, sa palette dos au but peut s’élargir. Pourtant, malgré ces angles à polir, il empile déjà les buts dans un club qui vise chaque année le titre et l’Europe. C’est précisément ce genre de profil qui attire des institutions comme Roma, Manchester United ou Chelsea : un buteur jeune, productif, mais encore modelable.
Pour Club Brugge, la situation est idéale. Le club tient un attaquant qui marque, qui progresse et qui voit sa cote grimper à chaque semaine qui passe. Refuser 35 millions d’euros aujourd’hui, c’est parier sur un joueur capable de valoir bien davantage demain. Surtout si Tresoldi confirme, ou même améliore, ses standards actuels.
Pour Tresoldi, l’équation est plus subtile. Rester une saison de plus en Belgique, c’est l’assurance de temps de jeu, de responsabilités, de maturité. Une nouvelle campagne aboutie pourrait l’installer dans la même trajectoire que Christos Tzolis, autre talent passé par la Jupiler Pro League avant de décrocher un transfert vers la Premier League. Le parallèle est tentant : un jeune offensif, une saison de référence, puis le grand saut en Angleterre.
Manchester United cherche de la concurrence et du soutien en attaque, Chelsea continue de reconstruire un secteur offensif en quête de certitudes. Dans ce paysage, un buteur de 21 ans, déjà décisif dans un club champion, représente une opportunité rare. Mais les deux clubs anglais semblent décidés à ne pas se précipiter. Pas encore d’enchères, pas encore de bras de fer. Le temps joue peut-être en leur faveur… ou en celle de Bruges.
Car si Tresoldi reste, s’il enchaîne une deuxième saison « stellaire » avec Club Brugge, la prochaine fois, le prix ne se discutera plus à 35 millions d’euros. Il se fixera bien plus haut. Et la question ne sera plus de savoir qui le suit, mais qui sera prêt à payer le tarif fort pour arracher l’un des buteurs les plus prometteurs sortis de Belgique ces dernières années.



