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Newcastle United : la préparation de la succession d’Eddie Howe

Newcastle United s’attendait à un été agité sur le marché des transferts. Personne, en revanche, n’avait vu venir le départ d’Eddie Howe. Le timing a surpris le vestiaire, les supporters, tout le club. Et pourtant, dans les bureaux, le dossier de sa succession était déjà prêt.

Un départ soudain, une réponse immédiate

Howe a quitté le club tôt durant la présaison, en plein cœur du mercato. Un moment presque ingérable pour la plupart des directions sportives : préparation chamboulée, vestiaire déboussolé, et en parallèle une refonte d’effectif massive à mener. Newcastle a tout de même investi jusqu’à 300 millions de livres sur huit recrues.

Au milieu de ce chaos apparent, Ross Wilson, le directeur sportif, assure que l’intérieur du club est resté calme. Pour lui, rien n’a été improvisé.

Il explique avoir mené, en coulisses, un travail de fond bien en amont. L’idée de devoir un jour remplacer Howe n’était pas un tabou, mais un scénario à anticiper.

Ross Wilson, l’homme qui préparait déjà “l’après Howe”

Depuis son arrivée, Wilson avait inscrit la question du coach dans ses priorités stratégiques. Il l’a reconnu devant le département de recrutement et de scouting de Newcastle : la période estivale a ressemblé à « presque deux mercatos en parallèle ».

D’un côté, la recherche de renforts pour remodeler l’effectif. De l’autre, dans le plus grand secret pendant deux semaines, une traque ciblée pour trouver le successeur idéal d’Howe.

Le nom de Matthias Jaissle a alors émergé comme la solution. Grâce à ce travail préparatoire, Newcastle a pu avancer vite, très vite, une fois le départ d’Howe officialisé.

Wilson insiste : malgré le moment choisi, l’intérieur du club n’a jamais basculé dans la panique. Il salue même le travail de l’Anglais, rappelant qu’amener un trophée au club suffit à le faire entrer dans la catégorie des légendes de Newcastle United.

Un plan pensé longtemps à l’avance

La direction n’avait pas prévu de changer d’entraîneur à ce stade précis de l’été. D’autant qu’Howe venait de s’engager pour une saison supplémentaire à l’issue du dernier exercice. La rupture n’en est que plus brutale sur le plan symbolique.

Mais dans la tête de Wilson, le scénario existait déjà. Il le résume ainsi : une partie de la responsabilité des dirigeants consiste à être prêts à toute éventualité.

Cette préparation a permis de cibler Jaissle et de boucler la transition sur le banc tout en poursuivant une liste étendue de cibles sur le marché, des joueurs capables de coller à la fois aux idées d’Howe et à celles de Jaissle. Une continuité recherchée, malgré la cassure.

« Le timing n’était clairement pas celui que nous avions imaginé », reconnaît Wilson. Mais il martèle que le plan, lui, était là. Et c’est ce qui, selon lui, a permis d’exécuter la transition aussi rapidement.

Newcastle a perdu son entraîneur au pire moment sur le calendrier. La question désormais : ce club qui avait déjà anticipé “l’après Howe” a-t-il posé les bases d’un projet encore plus solide, ou vient-il de prendre le plus grand risque de son ère récente ?