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Mourinho convainc Vinicius Jr de rester au Real Madrid

Jose Mourinho n’a pas seulement fait son retour au Real Madrid cet été. Il a aussi remporté son premier grand duel en interne : convaincre Vinicius Jr de rester au Bernabéu.

L’ailier brésilien, 26 ans, entrait dans la dernière année de son contrat. Dans un an, il aurait pu quitter le club libre. Les sirènes de la Premier League commençaient déjà à se faire entendre : Arsenal, champion d’Angleterre, suivait la situation de très près, prêt à bondir si les négociations s’enlisaient.

Elles ont duré. Mais le dénouement a tourné à l’avantage du Real. Début octobre, Vinicius Jr a finalement signé un nouveau contrat de six ans. Un engagement massif, presque une déclaration d’amour à long terme. Et Mourinho, 63 ans, a tenu à raconter comment il avait pesé dans la balance.

Sur le plateau de l’émission espagnole El Chiringuito, le Portugais a déroulé le fil de sa discussion avec son numéro 7 : « Vinicius est tombé amoureux du Real Madrid. La seule chose que je lui ai dite, c’est : “Vini, tu veux aller où ? Tu n’as connu que le Brésil et le Real Madrid. Tu ne comprends vraiment ce qu’est le Real Madrid que quand tu pars. Quand tu pars, c’est là que tu réalises ce qu’est le Real Madrid. Ne pars pas. Ça ne vaut pas le coup.” »

Derrière cette phrase, Mourinho revendique aussi l’effet de son travail depuis son retour au club, officialisé en juin pour un deuxième mandat sur le banc madrilène : « Je pense que ce qu’il a ressenti dans la croissance du groupe, dans la façon dont on travaille et dont on se développe, lui a donné un sentiment très important.

Relation avec Vinicius

La relation entre les deux hommes ne s’est pourtant pas construite à Madrid, mais face à Madrid. La saison dernière, Mourinho dirigeait Benfica et a croisé le Real trois fois en Ligue des champions.

Lors du barrage à élimination directe, au match aller, la soirée a dérapé. Les joueurs du Real ont accusé Gianluca Prestianni, attaquant de Benfica, d’avoir proféré des insultes racistes envers Vinicius. La partie a été interrompue près de huit minutes. L’Argentin a nié. Mourinho, lui, s’est immédiatement rangé derrière son joueur.

L’instance disciplinaire de l’Uefa a ensuite tranché, mais sur un autre volet : Prestianni a été suspendu trois matches, avec trois de plus avec sursis, pour conduite homophobe.

Mourinho, interrogé sur cet épisode, n’a pas changé de ligne. Il protège son vestiaire, mais tend aussi la main à Vinicius : « Prestianni était mon joueur. C’est tout. Il n’y a pas de débat. Si Prestianni est mon joueur, 20 joueurs peuvent venir contre moi, je reste avec Prestianni. Fin de l’histoire. »

Puis il bascule vers le présent, vers ce vestiaire madrilène qu’il retrouve : « Je pense que Vini sait désormais de quel côté je suis et qu’il sait qu’il peut me regarder dans les yeux et compter sur moi pour être à ses côtés.

Un entraîneur qui se pose en protecteur, une star offensive qui s’engage jusqu’en 2030, un club qui verrouille son visage le plus incandescent. Le Real version Mourinho II se construit déjà autour de ce pacte-là.