Michael Olakigbe : nouveau défi avec WSG Tirol après Brentford
Michael Olakigbe change encore de décor. L’ailier de Brentford B rejoint WSG Tirol pour une saison, prêté au club de Bundesliga autrichienne avec une mission claire : transformer une succession de prêts en véritable tremplin de carrière.
À 21 ans, le joueur des Bees a déjà beaucoup voyagé sans jamais vraiment se poser. L’Angleterre des divisions inférieures, il connaît. L’Autriche, ce sera une première.
De Swindon à Tirol, un pas de plus loin de Londres
Olakigbe arrive à WSG Tirol après une demi-saison passée à Swindon Town, en Sky Bet League Two. Recruté en janvier, il y a enchaîné 18 apparitions toutes compétitions confondues, avec un but et trois passes décisives, dont six titularisations.
Rien de clinquant sur le papier, mais assez pour rappeler pourquoi Brentford l’a verrouillé sur un contrat longue durée en novembre 2023. Cette saison-là, il avait d’ailleurs goûté à la Premier League, avec huit apparitions en équipe première. Une vitrine qui n’a pas encore débouché sur une place durable dans le groupe de Thomas Frank, mais qui dit quelque chose de son potentiel.
WSG Tirol, de son côté, sort d’un exercice 2025/26 bouclé à la septième place avant la scission du championnat, puis d’un maintien assuré avec seulement trois points d’avance sur le groupe relégation. Le club a besoin de jambes, de percussion, d’inspiration offensive. Olakigbe arrive pour ça.
Un apprentissage à la dure dans le football anglais
Brentford ne l’a jamais laissé s’installer dans le confort. Dès janvier 2024, l’ailier est envoyé à Peterborough United. Cinq matches de championnat, une expérience qui se termine sur une déception : une élimination en demi-finale des play-offs de League One.
La saison suivante, nouveau défi. En mai 2024, il est prêté à Wigan Athletic. Dix-huit apparitions, un temps de jeu plus consistant, puis un rappel à Brentford avant un nouveau départ, cette fois à Chesterfield Town en janvier 2025 pour finir l’exercice. Là encore, le même scénario cruel : une sortie en demi-finale des play-offs de League Two avec les Spireites.
Toujours au bord de quelque chose, jamais totalement récompensé.
Le pari de l’étranger
Cette fois, le contexte change. Fini les pelouses familières des divisions anglaises, place à un championnat différent, des repères nouveaux, un style de jeu moins direct, plus ouvert. Un test mental autant que tactique.
Sam Saunders, entraîneur de Brentford B, ne s’en cache pas : ce prêt doit servir de révélateur. « C’est une bonne opportunité pour Michael de se tester à nouveau dans le football masculin, mais cette fois à l’étranger et de montrer ce qu’il peut faire », explique-t-il. Il insiste sur un point : Olakigbe a déjà prouvé qu’il pouvait encaisser le rythme et la dureté de la Football League. Désormais, il doit montrer comment il s’exprime dans un environnement différent, plus technique, plus varié.
Brentford attend qu’il revienne avec autre chose qu’un simple bagage d’expérience : une vraie identité de jeu, des certitudes, une capacité à faire basculer des matches.
WSG Tirol, laboratoire idéal ou dernière chance avant le grand saut ?
Pour WSG Tirol, l’opération a tout du coup intelligent. Un ailier formé dans un environnement Premier League, rompu aux joutes anglaises, capable de jouer large, de provoquer, d’apporter des chiffres dans le dernier tiers. Le club autrichien a flirté avec le danger la saison passée. Il lui fallait des profils capables de faire la différence dans les zones décisives. Olakigbe arrive avec ce profil de dynamiteur encore brut, mais affûté par des saisons de prêts.
Pour le joueur, l’enjeu est plus tranchant. Un prêt de plus, oui, mais pas un prêt de trop. Après Peterborough, Wigan, Chesterfield et Swindon, ce passage par Tirol ressemble à un carrefour. Soit il s’impose, prend de l’épaisseur, revient à Brentford avec un statut renforcé. Soit il reste ce joueur prometteur en quête de point de chute définitif.
Les Bees, eux, ont déjà fixé le rendez-vous : ils « ont hâte de le revoir » au club. La balle est désormais dans les pieds d’Olakigbe. À lui de transformer ce prêt en argument irréfutable.



