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Mercato Premier League 2025/26 : Manchester United vs Liverpool

Manchester United et Liverpool ont vécu deux réalités opposées sur le marché des transferts, et le grand bilan publié par The Athletic le souligne avec une cruauté clinique. Sur 189 recrues analysées en Premier League, les Red Devils placent leurs quatre gros renforts dans le top 40. Liverpool, lui, voit l’un de ses deals qualifié de « catastrophique » et finir tout en bas du classement.

Manchester United, mercato efficace et cible à 80 M£

Du côté d’Old Trafford, les choix ont payé. Matheus Cunha (40e), Bryan Mbeumo (38e), Benjamin Sesko (29e) et Senne Lammens (9e) ont tous réussi leur entrée en scène sous le maillot de Manchester United. Quatre recrues majeures, quatre réussites, et un message clair : le club a enfin retrouvé une forme de cohérence dans sa politique sportive.

L’histoire ne s’arrête pas là. Un autre milieu, déjà mis en lumière par ce même rapport, s’invite désormais dans les discussions internes à Manchester United : Mateus Fernandes. Le Portugais, arrivé à West Ham en provenance de Southampton pour 40 M£, a été classé huitième meilleure recrue de la saison. Huitième sur 189, dans une équipe reléguée.

C’est dire l’empreinte laissée par le milieu de terrain. The Athletic résume son influence : tacles, duels, récupérations, frappes lointaines, passes tranchantes. Après le départ de Lucas Paqueta en janvier, Fernandes a endossé le rôle de maître à jouer des Hammers et s’y est imposé sans trembler. L’un des rares rayons de lumière dans une saison qui s’est terminée dans l’ombre de la relégation.

Cette montée en puissance a un prix. Selon les informations de TEAMtalk, West Ham valorise désormais son international portugais à environ 80 M£. Une somme considérable, même pour un club de la stature de Manchester United, mais la descente des Londoniens affaiblit leur position à la table des négociations. Le joueur, lui, aurait clairement fait savoir qu’un transfert à Old Trafford le séduirait, d’autant que son idole n’est autre que le capitaine actuel des Red Devils, Bruno Fernandes. Les conditions personnelles ne devraient pas poser de problème. Tout se jouera entre la volonté réelle de United d’aller au bout du dossier et le montant que West Ham acceptera finalement.

Liverpool, entre record et désillusion

Pendant que Manchester United capitalisait, Liverpool dépensait. Et très gros. Les Reds ont fait tomber leur record de transfert à deux reprises, d’abord avec Florian Wirtz pour 116 M£, puis avec Alexander Isak pour 125 M£. Deux paris XXL, deux classements décevants.

Wirtz ne pointe qu’à la 97e place de la liste. Isak, miné par les blessures, s’enfonce jusqu’au 172e rang sur 189. Pour des investissements de cette ampleur, le contraste est brutal.

Le meilleur coup du mercato de Liverpool, selon ce rapport, n’est même pas l’une de ces stars. Milos Kerkez se hisse à la 49e place, juste devant Hugo Ekitike (50e). Giorgi Mamardashvili apparaît en 73e position, Freddie Woodman en 89e, Jeremie Frimpong dégringole jusqu’à la 119e, et Giovanni Leoni, victime d’une rupture du ligament croisé antérieur dès ses débuts, se retrouve 143e.

Tout en haut, c’est Granit Xhaka qui rafle la mise. L’ancien milieu d’Arsenal a porté Sunderland jusqu’à une qualification incroyable en Europa League pour leur retour en Premier League. Une renaissance individuelle qui épouse une success story collective.

À l’autre extrémité du spectre, tout en bas, au 189e rang, on retrouve un nom qui fait mal à Liverpool : Harvey Elliott.

Harvey Elliott, le prêt qui tourne au naufrage

Le prêt d’Harvey Elliott à Aston Villa est qualifié sans détour de « catastrophique ». Pour le joueur, pour Villa, pour Liverpool. Le jugement est sévère, mais le déroulé de la saison plaide peu en sa faveur.

Elliott n’a débuté que trois rencontres. Dans une équipe portée par les idées d’Unai Emery et l’influence de John McGinn, le milieu offensif n’a jamais trouvé sa place. The Athletic le résume avec une image tranchante : si Emery était le cerveau et McGinn le cœur, Elliott en a été… l’appendice.

Les coulisses aggravent encore le constat. Des discussions ont eu lieu en janvier pour écourter le prêt, ou en février pour retirer l’obligation d’achat, censée se déclencher après dix apparitions. Elliott a disputé sa neuvième rencontre en mars, au cœur d’une période de crise de blessures, sans que la situation ne se débloque. Résultat : un accord bancal, un temps de jeu famélique et une saison gâchée pour un joueur de 23 ans dont le talent n’est pourtant pas remis en cause.

Un deal jugé « honteux » dans sa gestion globale, et qui sert désormais d’exemple à ne pas suivre pour les prêts avec obligation d’achat mal calibrée.

Un classement qui pèse sur le marché

Ce rapport ne se contente pas de distribuer des bons et des mauvais points. Il redessine déjà une partie du prochain mercato. La cote de Mateus Fernandes grimpe en flèche, celle de certains cadres de Liverpool recule, et des clubs comme Sunderland profitent du coup de projecteur sur un leader comme Granit Xhaka.

Pour Manchester United, la question est simple : faut-il casser la tirelire pour un milieu qui vient de briller dans une équipe reléguée, mais dont le profil semble taillé pour la Premier League de haut niveau ? La réponse, elle, se jouera loin des classements et des rapports, dans les bureaux d’Old Trafford et sur le terrain, la saison prochaine.