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Megan Schutt suspendue pour non-respect du protocole médical

Cricket Australia a frappé vite et clair. Megan Schutt, cadre de l’attaque australienne, manquera deux rencontres après avoir enfreint les règles encadrant l’usage de médicaments prescrits, en dehors des compétitions.

La sanction tombe au moment où l’Australie affronte New Zealand en T20I, et à l’orée d’une nouvelle saison de WBBL avec Adelaide Strikers. Schutt, 33 ans, sera suspendue pour le troisième T20I face à New Zealand, puis pour le premier match des Strikers en WBBL contre Melbourne Stars, le 31 octobre.

Une « défaillance » sur un cas isolé

Dans son communiqué, Cricket Australia a choisi des mots pesés, mais fermes. L’instance évoque « un manquement aux exigences des lignes directrices en matière de Sports Science and Sports Medicine concernant les médicaments prescrits ». Un seul épisode, précise-t-elle, survenu « hors compétition » et « non lié à une recherche de performance ».

Le cadre est pourtant clair : l’usage de médicaments personnels prescrits, dès lors qu’ils ne sont pas considérés comme dopants, est autorisé par Cricket Australia et les autorités antidopage. Mais ces prescriptions doivent rester strictement à usage personnel, dans un cadre précisément balisé. C’est là que Schutt a failli.

La sanction couvre « tous les niveaux de cricket, international comme domestique », insiste Cricket Australia, qui ajoute vouloir « continuer à apporter un soutien approprié à Megan » tout en rappelant « les standards et responsabilités attendus de toute personne représentant notre sport ».

Schutt assume et s’excuse

Face à la décision, la joueuse n’a pas contesté. Elle a accepté la peine et pris la parole dans un communiqué personnel, sans chercher à se défausser.

« J’accepte pleinement la sanction prononcée et je m’excuse de ne pas avoir respecté les standards attendus de moi », déclare-t-elle. « Je suis désolée pour l’attention que cela a provoquée et je suis reconnaissante du soutien que j’ai reçu. »

Elle insiste sur un point essentiel : l’incident n’a pas de lien avec la performance sportive. « Bien que cela se soit produit hors compétition et que ce ne soit pas lié à la performance, je comprends que je suis responsable du respect des Sports Science and Sports Medicine Guidelines, sur lesquelles les joueuses sont régulièrement formées, et j’aurais dû m’y conformer. »

Pas de contestation, pas de zone grise : Schutt reconnaît l’erreur de procédure, même si le geste ne relevait pas du dopage.

Une enquête menée pendant qu’elle jouait

Le dossier ne s’est pas réglé en un claquement de doigts. Pendant que l’enquête interne suivait son cours, Schutt a continué à jouer. Elle a disputé quatre rencontres, et plutôt bien.

Avec South Australia en WNCL, elle a signé 2 pour 49. Puis elle a enchaîné trois ODIs contre Bangladesh avec des chiffres qui rappellent pourquoi elle reste une pièce maîtresse de l’attaque australienne : 2 pour 19, 4 pour 36, puis 4 pour 16. Des performances de patronne, au cœur d’une situation personnelle délicate.

Elle était également disponible pour les deux premiers T20I contre New Zealand, dimanche et mardi. Elle n’a toutefois pas été retenue dans le XI, choix sportif qui, officiellement, ne s’adossait pas encore à la sanction puisqu’elle n’était pas alors prononcée.

Une fois l’enquête bouclée, la sentence est tombée : deux matchs de suspension, à purger sur les deux prochaines rencontres pour lesquelles elle est sélectionnable. Ce seront donc le troisième T20I face à New Zealand, ce jeudi, puis l’ouverture de la saison de WBBL avec Adelaide Strikers contre Melbourne Stars.

Un rappel à l’ordre dans un vestiaire ultra-cadré

Au-delà du cas individuel, le message est limpide. Dans un environnement où les joueuses reçoivent, de l’aveu même de Schutt, une « éducation régulière » sur les protocoles médicaux, le moindre écart, même sans intention de tricher, ne passe plus.

Cricket Australia choisit la ligne de crête : fermeté réglementaire, mais soutien affiché à une joueuse d’expérience, pilier de la sélection. Schutt, elle, devra regarder ses coéquipières depuis l’extérieur pendant deux rencontres clés, avant de revenir avec, sans doute, une vigilance accrue sur chaque comprimé, chaque prescription, chaque formulaire signé.

La sanction est courte, le rappel à l’ordre, lui, restera longtemps.