Marseille–Greenwood : une rupture inévitable
La parenthèse française de Mason Greenwood touche à sa fin, et elle se referme dans un climat électrique. Malgré des statistiques flatteuses en Ligue 1, l’attaquant de 24 ans se dirige vers une sortie houleuse de Marseille, sur fond de tensions internes et de malaise grandissant autour de sa personne.
Selon TeamTalk, des « frictions croissantes » en coulisses ont rendu un départ estival quasiment inévitable. La relation entre Greenwood et l’entraîneur marseillais Habib Beye se serait nettement dégradée ces derniers mois. Le rendement reste là, mais l’atmosphère, elle, s’est chargée.
Un buteur efficace, un vestiaire agacé
Sur le terrain, Greenwood continue d’afficher des chiffres solides. Cela ne suffit plus à calmer la tempête. En interne comme en externe, les critiques se multiplient. Christophe Dugarry, figure du club, a récemment lâché une phrase lourde de sens : selon lui, le joueur ne devrait plus jamais porter le maillot marseillais après sa baisse de forme.
Les interrogations se déplacent désormais vers son attitude au quotidien. Des doutes ont émergé sur son implication à l’entraînement. À Marseille, on commence à se demander s’il ne vaut pas mieux capitaliser sur sa valeur marchande tant qu’elle reste élevée. Le club réfléchit sérieusement à le vendre dès le prochain mercato.
Tottenham, une piste fermée d’avance
L’arrivée de Roberto De Zerbi à Tottenham a immédiatement ravivé les rumeurs. L’Italien, passé par Marseille, avait publiquement soutenu Greenwood lors de leur collaboration en France. De quoi alimenter l’idée d’une réunion à Londres.
La réalité est tout autre. Un tel scénario paraît aujourd’hui quasiment impossible. Les charges pour tentative de viol, comportements contrôlants et coercitifs, ainsi qu’agression ayant entraîné des lésions corporelles, ont été abandonnées en février 2023, mais l’ombre de cette affaire reste lourde. Le Tottenham Supporters’ Trust et le groupe Proud Lilywhites avaient déjà exprimé leurs réserves au sujet de la nomination de De Zerbi, en raison précisément de sa défense du joueur. Imaginer Greenwood sous le maillot des Spurs déclencherait une contestation massive.
TeamTalk va plus loin : l’attaquant serait de fait « intouchable » pour les clubs de Premier League. Tottenham ne travaillerait sur aucun dossier le concernant. La porte anglaise reste close.
Juventus et Atletico à l’affût
Si l’Angleterre se ferme, l’Europe du haut niveau, elle, ne se détourne pas. Juventus et Atletico Madrid suivent Greenwood depuis longtemps. Les deux clubs le voient comme un finisseur capable de bonifier leurs lignes offensives.
À Turin, le dossier revient sur le devant de la scène. Des informations venues d’Italie indiquent que la Juventus élabore un plan précis pour attirer l’attaquant. L’idée : réorganiser l’effectif, sacrifier certains éléments à forte valeur marchande vers la Premier League, et utiliser ces fonds pour répondre aux exigences de Marseille.
L’opération prendrait alors la forme d’un vaste jeu de chaises musicales. Des départs vers l’Angleterre financeraient l’arrivée de Greenwood en Serie A, tout en permettant à la Juventus de remodeler son secteur offensif.
Marseille veut un gros chèque, United attend sa part
Marseille n’a pas recruté Greenwood à bas prix. Le club avait déboursé un peu plus de 25 millions de livres pour l’arracher à Manchester United. Aujourd’hui, les dirigeants visent une plus-value nette. Un montant autour de 50 millions d’euros, soit environ 43 millions de livres, est évoqué comme base de discussion.
Ce ne serait pas seulement une belle affaire pour les Olympiens. Manchester United a inséré une clause de revente conséquente lors du transfert définitif. En cas de gros chèque cet été, les Red Devils toucheraient une part significative, de quoi transformer le départ de Greenwood en rentrée d’argent bienvenue à Old Trafford.
Un choix sportif et financier pour Marseille
Pour Marseille, l’équation dépasse le simple cas Greenwood. Sans qualification probable pour la prochaine Ligue des champions, le club doit rééquilibrer ses comptes. Vendre son joueur phare offrirait une bouffée d’oxygène financière.
Cette vente permettrait à Habib Beye de lancer un vrai chantier de reconstruction. Elle mettrait aussi un terme à une situation devenue pesante, qui a parasité la seconde moitié de saison. Reste une question, brûlante : en se séparant de son buteur le plus clinique, Marseille s’achète-t-il une marge de manœuvre… ou se prive-t-il de l’arme offensive qui lui manque déjà pour revenir au premier plan ?




