Marché des transferts : Arsenal, Tottenham et Chelsea en pleine action
Le marché n’est même pas ouvert que le nord de Londres vibre déjà au rythme des tractations. Les téléphones chauffent, les prix montent, les positions se durcissent. Et au milieu de ce vacarme, quelques dossiers prennent clairement de l’avance.
Arsenal avance ses pions pour Manu Kone
Arsenal aurait trouvé un accord sur les conditions personnelles avec Manu Kone. Le milieu français, 25 ans, est la priorité des Gunners pour densifier l’entrejeu. Le club du nord de Londres veut ajouter du volume, de la puissance et une option supplémentaire dans la rotation.
Le contexte joue en leur faveur. Malgré une qualification pour la Ligue des champions, la Roma doit vendre pour rester dans les clous financiers. Selon la Gazzetta dello Sport, le club italien a fixé le tarif : 50 M€ (43,2 M£) pour laisser partir Kone. Un prix élevé, mais cohérent avec un milieu en pleine maturité, potentielle victime collatérale de la rigueur comptable romaine.
Arsenal a fait le premier pas en verrouillant l’accord avec le joueur. Reste désormais à s’attaquer au plus dur : convaincre la Roma de lâcher son milieu à ce tarif, ou un peu en dessous.
Tottenham prêt à tout pour Sandro Tonali
De l’autre côté de la ville, Tottenham affiche un tout autre ton : celui de l’ambition brute. Le club se dit « de plus en plus confiant » à l’idée d’arracher Sandro Tonali à Newcastle. Rien que ça.
Le prix ? 100 M£. Une somme qui pulvériserait le record de Spurs. Mais le message est clair : un Tottenham relancé se voit désormais comme un acteur majeur du marché, capable de frapper fort. Selon le Telegraph, Roberto De Zerbi pousse en interne pour faire venir son compatriote dans ce qui serait une recrue manifeste, presque politique.
Déjà sanctionné et fragilisé, Newcastle n’est pas en position idéale pour négocier à l’infini. Tottenham, lui, sent l’ouverture. Et s’apprête à tester les limites de son propre modèle.
Chelsea garde Diogo Costa dans le viseur
Toujours à Londres, Chelsea continue de scruter le marché des gardiens. Le nom de Diogo Costa revient avec insistance. Le portier de Porto, régulièrement annoncé en Premier League, pourrait être tenté par un nouveau défi après la Coupe du monde.
Le quotidien portugais Record annonce la couleur : Porto veut environ 60 M€ (51,8 M£) pour son capitaine. Un montant conséquent, mais Chelsea a déjà montré qu’il savait investir lourd sur des postes ciblés.
Le club londonien ne s’est pas encore jeté à l’eau, mais il reste en embuscade. Costa coche beaucoup de cases : expérience européenne, leadership, marge de progression. Un profil qui peut redessiner une hiérarchie dans les buts sur plusieurs saisons.
Rashford, l’option refusée par le Barça, la porte entrouverte ailleurs
Le cas Marcus Rashford, lui, reste un feuilleton à part. L’ailier a brillé en prêt à Barcelone, mais le champion d’Espagne a décidé de ne pas lever son option d’achat à 30 M€. Une décision forte, presque surprenante au vu de son prêt réussi.
Manchester United a réagi en fixant un nouveau prix : 40 M£. Une somme accessible pour beaucoup de grands clubs européens. Avec une précision de taille : cette « remise » ne s’applique pas à tout le monde. Selon ESPN, deux clubs sont exclus de ce tarif préférentiel : Manchester City et Liverpool. Les rivaux directs n’auront pas droit au moindre cadeau.
Le message est limpide. United est prêt à écouter, mais pas à renforcer ses ennemis les plus proches. Rashford se retrouve donc dans une situation étrange : valorisé, courtisé potentiellement, mais avec un marché filtré par la rivalité domestique.
Le décor est posé. Les prix sont fixés. Les clubs savent désormais où frapper. Reste une question : qui osera dégainer le premier et jusqu’où iront-ils pour prouver qu’ils jouent vraiment dans la cour des grands ?




