Kennedy Fuller rejoint Bay FC pour transformer l'équipe
San José, Californie, 17 juin 2026. Bay FC n’a pas attendu longtemps pour envoyer un message clair au reste de la NWSL. Le club californien a arraché la milieu offensive Kennedy Fuller à Angel City FC, en s’offrant au passage une place internationale pour le reste de la saison 2026. Coût de l’opération : 500 000 dollars de fonds de transfert intra-ligue et 20 000 dollars d’allocation. Une somme lourde, à la hauteur du talent visé.
La milieu internationale U-20 des États-Unis rejoindra Bay FC après la fenêtre internationale de juin. Et tout indique que son arrivée n’est pas un simple ajustement d’effectif, mais un véritable pari sur une future pièce maîtresse.
Une coach conquise, un profil taillé pour l’attaque
Emma Coates, entraîneure de Bay FC, ne s’est pas cachée : pour elle, Fuller est bien plus qu’un renfort de rotation. Elle la décrit comme une joueuse « excitante », une « fantastique addition », une jeune talent déjà bardée d’expérience NWSL. Ce n’est pas un compliment de circonstance. C’est un plan de jeu.
Fuller aime avoir le ballon, le caresser, le casser des lignes, dicter le tempo. Sa créativité et sa qualité technique doivent donner une autre dimension à l’attaque de Bay FC. Coates insiste surtout sur un point : la marge de progression. À seulement 18 ans, la Texane possède déjà un vécu que beaucoup n’ont pas à 24. Et Bay FC entend capitaliser sur chaque minute de son développement.
De son côté, la joueuse ne se contente pas de phrases creuses. Elle se dit « incroyablement excitée » à l’idée de rejoindre Bay FC et insiste sur l’environnement de travail, où les joueuses sont poussées à grandir et à atteindre leur plafond. Elle veut apprendre de ses nouvelles coéquipières, se connecter avec les supporters et faire tout ce qu’elle peut pour aider le club à jouer les titres. Le discours colle parfaitement à l’ambition affichée par la direction sportive.
Angel City perd une meneuse, Bay FC gagne une dynamite
Sur le terrain, les chiffres parlent pour elle. Fuller débarque après un début de saison 2026 plein avec Angel City : deux buts, deux passes décisives, et une présence dans les 11 matchs disputés par le club avant la trêve de juin. Toujours là, toujours impliquée. Une régularité rare à son âge.
En 2025, elle s’était déjà imposée comme l’une des grandes animatrices offensives de la ligue. Dans le top 10 de la NWSL en occasions créées (36), elle avait aussi été sacrée Joueuse de la Semaine lors de la 24e journée. Une distinction qui confirme ce que les observateurs voyaient déjà : Fuller ne se contente pas d’exister sur le terrain, elle façonne les matchs.
Son histoire professionnelle a commencé tôt. Très tôt. Native de Southlake, au Texas, elle a fait ses débuts en pro en mars 2024, à seulement 16 ans, devenant la huitième joueuse à signer un contrat via le mécanisme Under-18 de la NWSL. Une trajectoire fulgurante, assumée, sans détour.
Une internationale précoce, déjà habituée aux trophées
Ce transfert ne concerne pas seulement une bonne joueuse de club. Il s’agit d’une internationale en pleine ascension. Depuis 2022, Fuller porte les couleurs des sélections de jeunes des États-Unis. En juin, elle évoluait encore avec l’équipe U-20, aux côtés notamment de la joueuse de Bay FC Onyeka Gamero. Les automatismes, eux, sont déjà en route.
Son talent a été reconnu au niveau national : elle a figuré parmi les trois finalistes pour le titre de Jeune Joueuse de l’Année 2024 de la fédération américaine. Une nomination qui, à ce niveau, n’arrive jamais par hasard.
Son palmarès chez les jeunes est déjà bien rempli. En 2022, elle mène les U-15 américaines au titre lors du Concacaf Women’s U-15 Championship, repartant avec le Ballon d’Or de la compétition, récompense de la meilleure joueuse du tournoi. Deux ans plus tard, en 2024, elle double la mise avec les U-17 : or au Concacaf Women’s U-17 Championship, puis médaille de bronze à la Coupe du monde U-17. Douze buts inscrits sur l’ensemble de ces deux tournois. Des chiffres de buteuse pour une milieu créatrice.
Un pari d’avenir… et un signal au reste de la ligue
En déboursant une telle somme en fonds de transfert intra-ligue et en allocation, Bay FC envoie un message limpide : le club ne veut pas simplement exister, il veut peser sur la NWSL, maintenant et demain. Fuller incarne ce pont entre présent et futur, capable d’impacter immédiatement tout en laissant entrevoir un plafond encore plus haut.
La question n’est plus de savoir si Kennedy Fuller a le potentiel. Elle l’a déjà prouvé. La vraie intrigue, désormais, se joue ailleurs : jusqu’où Bay FC peut-il aller avec une meneuse de jeu de ce calibre au cœur de son projet ?




