Manchester United face aux défis pour Tchouaméni et l'augmentation des prix pour Alex Scott
Manchester United rêvait d’un été de reconstruction au milieu de terrain. Pour l’instant, c’est surtout un été de portes closes, de prix délirants et de pistes qui s’éloignent les unes après les autres.
Le nom qui fait briller les yeux à Old Trafford, c’est celui d’Aurelien Tchouaméni. Le profil parfait sur le papier : puissance, lecture du jeu, expérience au très haut niveau avec le Real Madrid et l’équipe de France. Et, selon Chris Wheeler (Daily Mail), le Français figure bien « haut sur leur liste ». Mais le rêve se heurte à trois obstacles très concrets.
Obstacles à la signature de Tchouaméni
D’abord, le prix. Le Real Madrid valorise Tchouaméni autour de 100 M€ (87 M£, 116 M$). Dans un marché déjà en surchauffe, c’est une somme qui oblige à réfléchir, surtout pour un club qui affirme, sous l’ère INEOS, refuser de surpayer et de replonger dans les excès financiers des dernières années.
Ensuite, le salaire. Tchouaméni émarge à environ 12,5 M€ par an, soit près de 205 000 £ par semaine. Pour Manchester United, déjà lesté par une masse salariale lourde et des erreurs de casting récentes, c’est un engagement colossal.
Enfin, la volonté du Real. Wheeler souligne que José Mourinho, nouveau patron du banc madrilène, n’a aucune intention de valider une vente. Une position renforcée par les informations de Samuel Luckhurst (The Sun), qui ne voit pas le club espagnol ouvrir la porte à son milieu de 26 ans.
Fabrizio Romano va dans le même sens. Pour lui, l’opération est tout simplement « un rêve » plus qu’un dossier concret à ce stade. Le journaliste italien explique que Manchester United « adore » le joueur, mais que « les paramètres financiers du deal sont encore beaucoup trop élevés ». Non seulement l’indemnité de transfert, mais aussi le salaire. La seule façon d’ouvrir une brèche serait de renégocier complètement la rémunération du Français. « Pour le moment, ce n’est pas quelque chose qui se passe », résume-t-il. Rideau, au moins à court terme.
Un marché qui s’emballe, Alex Scott hors de prix
Pendant que le dossier Tchouaméni se ferme presque avant de s’ouvrir, Manchester United regarde ailleurs. Les échecs successifs sur Elliot Anderson, Sandro Tonali et surtout Mateus Fernandes – qui va rejoindre Tottenham – ont forcé le club à réécrire sa liste de cibles au milieu. Une « short-list » de six noms a été dressée après le raté Fernandes. Dedans, un autre profil attire l’attention : Alex Scott.
Le milieu de Bournemouth est depuis plusieurs semaines dans le viseur d’Old Trafford. Graeme Bailey, spécialiste mercato, a révélé qu’une première prise de contact de United auprès des Cherries avait déjà reçu une réponse très claire. Bournemouth n’a aucune envie de vendre.
Chris Wheeler confirme que Scott est bien l’un des joueurs que Manchester United pourrait tenter d’arracher cet été. Mais il prévient : il est encore trop tôt pour parler d’offre ferme. Et surtout, le prix a flambé.
Au départ, Bournemouth évaluait son joueur autour de 60 M£. Puis le marché a basculé. La décision de Manchester City de payer 116 M£ pour Elliot Anderson a fait exploser les repères. Dans ce nouveau contexte, les Cherries ont revu leur copie. Scott ne partirait désormais qu’à partir de 80 M£, minimum.
Et encore, ce chiffre reste théorique. Le club campe sur une ligne dure : Scott n’est « pas à vendre ». L’idée est même de le blinder avec un nouveau contrat de deux ans. Un accord qui, détail important, pourrait intégrer une clause libératoire. De quoi fermer la porte pour cet été, tout en laissant une fenêtre entrouverte pour l’avenir.
Tyler Adams et Carlos Baleba en plan B
Face à ces blocages, Manchester United ne peut pas se permettre d’attendre indéfiniment. BBC Sport explique que le club « évalue la situation » après l’échec Mateus Fernandes. Alex Scott reste une cible déclarée, mais Arsenal s’est déjà vu répondre qu’il n’était pas disponible, et Bournemouth insiste pour le prolonger sur le long terme.
Dans ce contexte, un autre nom à Bournemouth revient avec insistance : Tyler Adams. Moins clinquant, plus abordable, l’international américain représente une piste plus réaliste. BBC Sport évoque la possibilité pour United de « pivoter rapidement » vers lui. Carlos Baleba (Brighton) figure aussi parmi les options étudiées.
Le constat est brutal pour Manchester United : un club qui a terminé 17e la saison dernière surclasse aujourd’hui les Red Devils dans la course à certains milieux de terrain clés, pendant que les prix s’envolent et que les dossiers se ferment les uns après les autres.
Reste une question, lourde de sens pour la saison à venir : jusqu’où Manchester United est-il prêt à aller, financièrement et sportivement, pour enfin trouver le patron de son milieu de terrain ?



