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Manchester City signe Ayyoub Bouaddi pour 85,6 M£

Manchester City a frappé un grand coup sur le marché. Le club anglais a arraché Ayyoub Bouaddi à Lille pour 85,6 M£, faisant du milieu marocain de 18 ans le teenager le plus cher de l’histoire de la Premier League.

Le deal est massif : 81,4 M£ payés immédiatement, 4,2 M£ en bonus, et un contrat de cinq ans pour le joueur, sous réserve de la validation administrative internationale. Un pari lourd, assumé, sur un milieu qui sort à peine de l’adolescence mais qui s’est déjà imposé au très haut niveau.

Le nouveau centre de gravité du milieu de City

Ce transfert ne tombe pas du ciel. Enzo Maresca a vu son entrejeu être démonté en quelques semaines : Rodri a rejoint Barcelona pour 65 M£, Tijjani Reinders est parti à Al-Qadsiah pour 52 M£. Il fallait un nouveau patron pour dicter le tempo. City a choisi Bouaddi.

Le Marocain arrive dans un milieu en pleine reconstruction, déjà renforcé par l’arrivée d’Elliot Anderson en provenance de Nottingham Forest pour 116 M£. Sur le papier, les profils s’emboîtent parfaitement.

Bouaddi, meneur reculé, aime organiser, orienter, contrôler. Anderson, lui, avale les mètres, capable de jouer box-to-box comme en sentinelle, rôle qu’il occupe avec l’Angleterre. L’un pour diriger, l’autre pour percuter. Maresca tient peut-être là son nouveau double pivot.

Et City ne compte pas s’arrêter là : le club prépare une offre pour Enzo Fernandez. Reste un obstacle majeur, le prix. Chelsea valorise l’Argentin à 120 M£. Dossier ouvert, issue incertaine.

De Lille à Manchester, l’ascension fulgurante

En France, Bouaddi n’a pas seulement brillé, il a explosé les chronos. Il a disputé 96 matches avec Lille depuis ses débuts en 2023, contribuant à la troisième place du club en Ligue 1 la saison passée.

À 16 ans, il devient le plus jeune joueur de l’histoire du club à faire ses débuts avec l’équipe première, en Europa League face aux Féroïens de KI. Une apparition précoce qui n’était qu’un avertissement.

Le véritable coup d’éclat arrive en 2024, en Ligue des champions. Face au Real Madrid, Bouaddi signe une prestation référence et se révèle aux yeux de l’Europe. Le genre de match qui change une carrière. Et qui, manifestement, fait grimper les prix.

L’été dernier, il a confirmé avec le Maroc. Titulaire lors de cinq des six rencontres de son équipe jusqu’en quarts de finale de la Coupe du monde, il s’est imposé comme un élément clé du milieu. À 18 ans, il a déjà un tournoi mondial costaud dans les jambes.

« Un rêve » qui change de dimension

Pour Bouaddi, ce transfert marque un basculement de vie.

« C’est un jour très spécial pour moi et ma famille. Manchester City est, pour moi, le meilleur club du monde. C’est un rêve d’être ici et de pouvoir me dire joueur de City », a-t-il confié.

Il ne s’en cache pas : il a façonné sa carrière pour ce genre d’opportunité.

« J’ai passé la majeure partie de ma vie à travailler dur pour devenir le meilleur joueur possible et atteindre le sommet du jeu. J’ai regardé City pendant de nombreuses années, j’aime leur style de jeu. City essaie toujours de jouer un football de qualité. Et ils ont montré qu’ils sont des gagnants – ce club semble construit pour gagner. »

Le message est clair : il vient pour s’inscrire dans une machine qui vise les titres, pas pour apprendre tranquillement dans l’ombre.

Un marché qui s’enflamme

Avec ce transfert, Manchester City dépasse la barre fixée par son rival. Le précédent record pour un teenager en Premier League appartenait à Manchester United, qui avait déboursé 58,9 M£ pour Leny Yoro, lui aussi arraché à Lille en 2024.

Le club nordiste confirme son statut de formidable vendeur, City celui de puissance financière capable de redessiner un secteur de jeu en un été.

Dans le même temps, le marché anglais continue de s’emballer. Le départ de Savinho – désormais appelé Savio – à Tottenham pour 75 M£ plus tôt dans la semaine donne le ton. Les ailes flambent, les milieux coûtent une fortune, et les clubs de Premier League continuent de pousser les limites.

Reste une question brûlante : dans un milieu remodelé à coups de centaines de millions, Ayyoub Bouaddi deviendra-t-il le nouveau métronome de City ou le symbole d’une inflation sans filet ? La réponse se jouera sur la pelouse, là où, jusqu’ici, il n’a jamais déçu.