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Atalanta face à Hapoel Tel Aviv : défis et stratégies

Atalanta s’avance vers une soirée piégeuse. Jeudi, le club bergamasque joue sa qualification en barrages de Conference League face à Hapoel Tel Aviv, après un nul 0-0 au New Balance Arena lors du match aller. Rien n’est fait, et Maurizio Sarri le répète : il faudra de la foi, mais zéro suffisance.

« Ce sera un match difficile, on l’a vu à l’aller, mais nous devons être convaincus que nous pouvons le faire », a-t-il confié à Sky Sport Italia, dans des propos relayés par TuttoMercatoWeb.

« Clairement, sans devenir présomptueux. Nous voulons jouer une compétition européenne. Ce sera dur contre une équipe en grande condition physique. »

De Ketelaere de retour, mais sous surveillance

Une bonne nouvelle, tout de même : Charles De Ketelaere est de retour dans le groupe. Mais Sarri refuse de brûler les étapes.

« Il s’est très peu entraîné après ce petit problème à l’adducteur », rappelle l’entraîneur.

Le Belge a déjà rejoué une demi-heure en championnat, mais son temps de jeu restera limité. « Son utilisation devra être partielle. Je ne sais pas si je dois le faire débuter ou le faire entrer, aussi parce qu’on ne sait pas combien de temps le match va durer. »

Autrement dit, De Ketelaere est une arme, mais une arme à manier avec précaution. Sarri devra choisir le bon moment pour le lancer dans une rencontre qui peut s’étirer, prolongations comprises.

Scamacca ou Krstovic, ou les deux

Le doute plane aussi en pointe. Le poste de numéro 9 reste ouvert entre Gianluca Scamacca et Nikola Krstovic.

« Je n’ai pas encore décidé », tranche Sarri.

« Ils se portent bien et tous les deux semblent progresser. Sur la saison, ils alterneront en fonction de celui qui sera en meilleure forme, puis on les fera aussi jouer ensemble. »

La hiérarchie n’est donc pas figée. Pour ce match couperet, Sarri garde toutes les options sur la table, y compris l’idée d’aligner une doublette offensive si le scénario l’exige.

Hapoel, même plan, même danger

Face à eux, un Hapoel Tel Aviv déjà bien rodé dans ces tours préliminaires. L’équipe d’Elyaniv Barda a sorti Ludogorets puis GKS Katowice pour atteindre ce barrage. Elle ne débarque pas par hasard à ce stade de la compétition.

Sarri ne s’attend pas à une révolution tactique de l’adversaire par rapport au match aller : « Ils se regroupent bien et ensuite ils partent bien en contre. Je ne pense pas qu’ils changeront beaucoup d’attitude, on verra. »

Le contexte, lui, sera particulier : la rencontre se jouera sur terrain neutre, en Hongrie, et non en Israël. Un détail logistique, mais qui enlève au Hapoel l’avantage d’un vrai match à domicile.

Une défense encore en apprentissage

Si l’Atalanta avance avec ambition, Sarri ne se raconte pas d’histoires sur le chantier défensif. Son système demande du temps, et il sait que ses défenseurs ne sont pas encore au point.

« Ça manque encore, ça ne sert à rien de dire le contraire aujourd’hui », reconnaît-il.

Le plus grand danger, selon lui, n’est pas tant l’adversaire que l’illusion de la maîtrise : « Le moment le plus difficile sera quand ils penseront savoir faire certaines choses et qu’en réalité ils ne seront pas encore capables. »

La ligne est claire : exigence maximale, aucun confort autorisé. Pour décrocher l’Europe, Atalanta devra apprendre vite. Et dès jeudi, il n’y aura déjà plus de marge pour les leçons théoriques.