Malo Gusto dans le viseur d'Enzo Maresca à Manchester City
Enzo Maresca veut déjà frapper fort à Manchester City. Et dans sa ligne de mire, un visage bien connu de Stamford Bridge : Malo Gusto.
Maresca arrive, les idées aussi
L’accord de compensation trouvé avec Chelsea doit être officialisé dans les prochains jours : Enzo Maresca va succéder à Pep Guardiola sur le banc de Manchester City. Un héritage écrasant, presque intimidant. Les exemples de Manchester United après Sir Alex Ferguson ou d’Arsenal après Arsène Wenger rappellent à quel point reprendre derrière une légende peut broyer un entraîneur.
Maresca, lui, ne veut pas subir. Il veut modeler rapidement son vestiaire. Ses anciens joueurs de Chelsea, Cole Palmer et Enzo Fernandez, figurent sur sa liste. Mais à Londres, les portes se ferment : Palmer est considéré comme « intouchable » par la direction, tandis que le Real Madrid mène la course pour attirer Fernandez, décidé à partir.
Alors l’Italien se tourne vers une autre piste, plus réaliste : Malo Gusto.
De Stamford Bridge à l’Etihad ?
Selon talkSPORT, Maresca pousse en interne pour que Manchester City tente de recruter le latéral droit français. Gusto, 23 ans, représente un profil taillé pour le jeu de position que l’ancien coach de Chelsea veut installer à l’Etihad Stadium : agressif dans les duels, capable d’attaquer les espaces, habitué aux exigences du très haut niveau.
Chelsea ne compte toutefois pas brader son défenseur. Le club londonien, qui s’apprête à accueillir le défenseur d’Inter Milan Marco Palestra après un accord à 51 millions de livres, réclamerait au moins 40 millions de livres pour ouvrir la porte à un départ de Gusto.
Le club n’exclut pas une vente cet été. Le message a filtré plus tôt dans la semaine : rien n’est figé pour le Français, arrivé de Lyon en 2023 contre 31 millions de livres et devenu depuis un pilier du onze londonien.
Gusto, valeur sûre et vitrine mondiale
En trois saisons, Malo Gusto s’est imposé comme une constante dans un Chelsea souvent instable : 134 matches disputés, une endurance et une régularité qui tranchent avec les turbulences sportives du club. À 23 ans, il n’est plus seulement une promesse, mais une certitude.
Sa cote grimpe encore grâce au contexte international. Actuellement au Mondial avec l’équipe de France, l’arrière droit est entré en jeu lors de la victoire 3-0 face à l’Irak lundi. Quelques minutes seulement, mais sous les projecteurs d’une compétition qui redessine les marchés de transferts.
City, qui a d’abord tenté de se positionner sur Marco Palestra avant de voir Chelsea boucler un accord à 51 millions de livres, doit revoir sa copie. Gusto devient alors une cible prioritaire sur le flanc droit.
Un été chargé à l’Etihad
La priorité de Manchester City reste toutefois un renfort au milieu de terrain. Le club travaille sur le dossier d’Elliot Anderson, révélation anglaise de la Coupe du monde, érigé en cible numéro un pour l’entrejeu. Deux offres ont déjà été refusées par Nottingham Forest, la dernière atteignant 120 millions de livres. Les dirigeants mancuniens envisagent une troisième proposition.
Dans ce contexte, l’arrivée potentielle de Malo Gusto s’inscrirait dans une refonte plus large de l’effectif, pensée pour accompagner la transition post-Guardiola. Car si Manchester City a encore dominé le football anglais la saison passée avec un doublé domestique, il a laissé filer la Premier League, terminant à sept points du nouveau champion, Arsenal.
Maresca hérite donc d’un géant qui n’a pas tout perdu, mais qui ne gagne plus tout. Une nuance capitale à ce niveau.
Maresca, Gusto et la question du successeur
Parti de Chelsea en janvier, moins de six mois après avoir soulevé la Coupe du monde des clubs lors de sa première saison à Stamford Bridge, Maresca arrive à Manchester avec une étiquette paradoxale : déjà titré, mais encore à prouver dans un environnement aussi exigeant que l’Etihad.
Pour réussir là où d’autres se sont cassé les dents après des monuments comme Guardiola, il sait qu’il doit rapidement imprimer sa marque. Amener un joueur qu’il connaît, qu’il a déjà dirigé, comme Malo Gusto, serait un premier pas fort. Un signal envoyé au vestiaire autant qu’à la concurrence.
Reste une question : Chelsea acceptera-t-il de renforcer un rival direct en lâchant un titulaire installé, à l’aube de ses meilleures années, pour 40 millions de livres ou un peu plus ?
La réponse pourrait dire beaucoup de la nouvelle hiérarchie du marché… et du pouvoir de conviction du nouvel homme fort de Manchester City.



