Lorenzo Pellegrini prêt à briller en UEFA Champions League
À Rome, Lorenzo Pellegrini se remet au centre du jeu et du récit. À la veille de la réception de Slovan Bratislava en UEFA Champions League, le capitaine formé au club s’est présenté face aux micros avec un message clair : il est prêt, physiquement et mentalement, à redevenir un pilier de la Roma européenne.
De six mois d’attente à un nouveau contrat
Son retour contre Como, après six mois loin des terrains, n’était qu’une première étape. Pellegrini ne l’a pas caché : retrouver le rythme a demandé du temps, de la patience, et le recul inconfortable de celui qui regarde ses coéquipiers depuis le banc ou la tribune.
Entre-temps, le club lui a offert un signe fort : une prolongation d’un an. Un contrat qui prolonge surtout une histoire personnelle avec son club d’enfance, et qui coupe court à un scénario qui paraissait probable il y a encore quelques mois.
Le milieu de 29 ans l’a reconnu sans détour : avant l’arrivée de Gian Piero Gasperini, la séparation semblait presque écrite. « Au début de la saison dernière, il paraissait presque normal que nous prenions des chemins différents », a-t-il confié. Puis tout a basculé lors d’un premier tête-à-tête avec le nouvel entraîneur. Les idées se sont alignées, le rôle s’est éclairci, et la relation s’est installée.
L’été dernier, Pellegrini a discuté avec tout le monde : direction, staff, coach, vestiaire. La réponse a été unanime, selon lui : ils le voulaient tous encore là. La suite a coulé de source. Rester à Rome n’a plus été une question, mais une évidence.
Un couteau suisse pour Gasperini
Sur le terrain, Pellegrini se voit là où l’équipe a besoin de lui. Milieu relayeur ou meneur de jeu plus avancé, peu importe tant qu’il peut toucher le ballon et dicter le tempo. Son credo est simple : jouer avec le ballon dans les pieds, lire les espaces, les exploiter.
Cette polyvalence tombe à point nommé pour Gasperini, confronté à une série de blessures qui grignotent la profondeur d’effectif. Avoir un joueur capable de basculer d’un registre à l’autre sans perdre en influence devient un atout majeur dans une phase de groupes où chaque détail compte.
Dans le vestiaire, assure-t-il, l’ambiance reste sereine. Pas de tension apparente, pas de panique. On arrive, on s’entraîne, on travaille pour le match suivant. Une routine assumée, presque banale, mais indispensable pour aborder une soirée européenne sans crispation.
Slovan sans complexe, Toure prévient
En face, Slovan Bratislava ne viendra pas en visiteur docile au Stadio Olimpico. Yaya Toure, sur le banc slovaque, connaît la valeur de l’adversaire, mais refuse toute posture de victime annoncée. Il parle d’un groupe romain « très fort », capable de faire mal même avec des absents, mais insiste sur la leçon tirée des deux derniers matches de son équipe.
Le message est limpide : Slovan Bratislava veut montrer son caractère, sans peur, dans un des stades les plus chargés d’Europe. L’idée n’est pas seulement de résister, mais d’exister, de s’affirmer.
Une soirée pour marquer la campagne européenne
Pour la Roma, l’enjeu est clair : consolider ses chances de qualification. Pour Pellegrini, la portée est plus intime. C’est l’occasion de prouver que ce nouveau chapitre, scellé par une prolongation et par la confiance renouvelée de Gasperini, peut s’écrire tout de suite, pas dans quelques semaines.
Le Stadio Olimpico attend des réponses. La Roma veut sécuriser son avenir européen. Son capitaine, lui, veut rappeler qu’il fait toujours partie de celui du club.




