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Alexia Putellas, Mary Earps et les London City Lionesses prêts à bouleverser la WSL malgré les doutes sur la Ligue des Champions

Lors de la journée média de pré-saison des London City Lionesses, il est difficile d’imaginer que ce club évoluait encore en deuxième division en mai dernier. Avec des stars comme Alexia Putellas, double Ballon d’Or, Mary Earps, icône anglaise, ou Mapi Leon, quadruple vainqueur de la Ligue des Champions, l’ambition dépasse largement leur sixième place de la dernière saison en Women's Super League (WSL).

Un été de transferts impressionnant

Portées par le milliardaire Michele Kang, propriétaire du club, les Lionesses ont déjà fait sensation l’été dernier en recrutant notamment la française Grace Geyoro pour un montant record mondial, parmi 15 nouvelles recrues. En janvier, elles ont ajouté Delphine Cascarino, candidate au titre de MVP de la NWSL 2025, alors que le club était septième.

Cette année, les Lionesses sont allées encore plus loin avec huit arrivées et dix départs, incluant Putellas et Earps, qui ont suscité un engouement inédit. Alanna Kennedy, signée en 2025, souligne que l’expérience acquise permet une intégration plus fluide cette saison.

Un renouvellement massif et une stabilité retrouvée

Seuls huit joueurs de l’effectif ayant obtenu la montée il y a seize mois sont toujours là. Deux gardiennes, Sophia Poor et Sophie Hillyerd, n’ont presque pas joué, tandis que Saki Kumagai est arrivée en cours de saison précédente. Ce grand remaniement pouvait être un point faible, mais le calme actuel dans le groupe montre un mieux par rapport à la frénésie de l’an passé.

L’arrivée anticipée des recrues avant la fin juillet facilite la cohésion. Kennedy explique que l’équipe bénéficie désormais de plus de temps pour s’adapter aux attentes du coach Eder Maestre, nommé en milieu de saison 2025-26, qui a instauré un style de jeu nouveau.

Une philosophie claire et un collectif en construction

Danielle van de Donk, vice-capitaine, confirme la clarté des idées de Maestre. Le groupe a tenu de nombreuses réunions et matchs d’entraînement prometteurs laissent penser que tout commence à prendre forme.

Un effectif chargé de talents

La venue d’Alexia Putellas, star mondiale récemment sacrée Ballon d’Or, apporte une immense valeur ajoutée. À ses côtés, Kadidiatou Diani et Cascarino sont des attaquantes redoutables, tandis que Leon figure parmi les meilleures défenseures centrales du monde. Earps, même si elle n’est plus au sommet de son art, reste une amélioration notable dans les buts.

D’autres joueuses comme Nicole Anyomi, avec 19 contributions directes en Bundesliga l’an dernier, ou Freya Godfrey, une habituée des sélections anglaises, renforcent la profondeur du banc, autorisant un roulement et des options tactiques diverses.

« Nous savons que ce sera difficile, car il ne suffit pas d’avoir des joueuses talentueuses. Il faut créer une identité, une culture de travail. Si toutes sont alignées sur le même objectif, nous pourrons rivaliser avec les meilleures », affirme Maestre.

Le dilemme européen

Le vrai défi pourrait survenir si London City atteignent les places qualificatives pour la Ligue des Champions, ce qui mettrait en lumière un problème réglementaire : Michele Kang possède également l’Olympique Lyonnais, huit fois vainqueur de la compétition européenne.

Selon les règles de l’UEFA, aucun individu ou entité ne peut contrôler plus d’un club participant à une même compétition européenne. Nadine Kessler, responsable du football féminin à l’UEFA, a clairement indiqué qu’il n’y aurait aucune dérogation pour préserver l’intégrité sportive.

Maestre, interrogé sur ce sujet, ne s’est pas étendu : « Ce n’est pas à moi de décider ce qui peut arriver si nous nous qualifions. »

Une équipe à suivre de près cette saison

Pour l’heure, le groupe se concentre sur le terrain. Kennedy insiste sur l’importance des détails, de la compréhension du jeu demandé et des relations entre coéquipières. Leur but premier est de bien démarrer la saison et d’enchaîner les bonnes performances.

Le coup d’envoi de la WSL les verra affronter Manchester United vendredi soir. Personne ne sait vraiment à quoi s’attendre : la cohésion sera-t-elle au rendez-vous ? Les vedettes brilleront-elles ? Maestre aura-t-il réussi à transmettre sa vision ?

Alexia Putellas, interrogée sur ses attentes, répond sans détour : « Je n’ai pas d’attentes précises. Je veux juste que le travail fourni parle de lui-même. Bien sûr, je suis compétitive et je veux gagner chaque match, mais dans ce sport, il ne faut pas trop se fixer d’attentes. Il faut simplement donner le meilleur à chaque rencontre. »

Ce mélange d’incertitudes et d’ambitions fait des London City Lionesses l’équipe la plus captivante à suivre pour cette nouvelle saison de la WSL.