RDC Sport

Liverpool rafle Bradley Barcola : une signature décisive

Liverpool tient sa grande prise de l’été. Bradley Barcola est officiellement un joueur des Reds, au terme d’un feuilleton qui a animé tout le marché. L’international français a bouclé lundi son transfert à 123 M£ en provenance du Paris Saint-Germain, signé pour cinq ans et hérité du numéro 29 à Anfield.

Montant du transfert : 123 M£

Un montant colossal, un message clair. Pour Liverpool, c’est une signature d’autorité. Pour Arsenal, c’est une opportunité étudiée, pesée… puis abandonnée pour des raisons financières.

Arsenal recule, Liverpool insiste

Le PSG avait d’abord fixé la barre beaucoup plus haut, autour de 145 M£. Liverpool a tenu, discuté, négocié. Et a fini par obtenir un prix inférieur, avec un atout décisif dans la manche : la volonté du joueur.

Dans un marché de plus en plus froid, où tout se calcule en tableaux Excel, ce détail pèse lourd. Barcola voulait Anfield. Il l’a fait savoir. Quand un joueur pousse réellement pour une destination, l’équilibre des forces change.

Le résultat est brutal sur le plan comptable : Barcola devient le deuxième transfert le plus cher de l’histoire du club, juste derrière Alexander Isak, arrivé l’été dernier de Newcastle United pour 125 M£, toujours record du club.

Arsenal, de son côté, ne s’était pas contenté de regarder la scène de loin. Selon David Ornstein (The Athletic), le nom de Barcola figurait bien sur la liste de recrutement des Gunners. Le profil plaisait, le dossier était suivi.

Mais pas à n’importe quel prix. Londres n’a pas souhaité monter au niveau proposé par Liverpool. Le Bayern Munich s’est intéressé au dossier lui aussi, sans aller au bout. Liverpool, lui, avait ce que les autres n’avaient pas : un joueur décidé à jouer sous le Kop.

Les dirigeants d’Arsenal se sont donc retrouvés face à un dilemme familier : jusqu’où monter pour un ailier aussi talentueux ? À partir de quel montant la dépense devient-elle difficile à défendre, même pour un joueur de ce calibre ? Liverpool a répondu à sa manière. Avec Andoni Iraola désormais sur le banc, le club avait ciblé les ailes comme secteur prioritaire à renforcer. Et a frappé fort.

Victor Munoz était déjà arrivé, Ronald Araujo avait rejoint l’effectif plus tôt, Jeremy Jacquet avait été recruté en janvier. Barcola, lui, devait être la pièce maîtresse du puzzle offensif. Une fois son arrivée sécurisée, les Reds ont estimé que le chantier était bouclé.

Iraola obtient sa priorité

Andoni Iraola ne s’en cache pas : c’était son homme. Sa priorité.

En conférence de presse jeudi, l’entraîneur de Liverpool a déroulé le fond de sa pensée : « Nous sommes très contents avec Bradley. C’était notre priorité, disons, de signer un très, très bon joueur à ce poste. »

Au-delà du talent, un point le séduit particulièrement : l’état d’esprit. « J’ai aimé chez lui le fait qu’il voulait Liverpool énormément. Il voulait juste venir ici et je pense que c’est un bon premier signe. »

Le technicien espagnol insiste aussi sur ce que le Français apporte après ses récents succès : « Étant le joueur qu’il est et avec les choses qu’il a gagnées récemment, je pense qu’il arrive aussi avec la volonté de nous aider. Je suis très content avec lui. »

Barcola a déjà pris part aux séances collectives. « Il s’est bien entraîné avec nous. Si tout se passe bien à l’entraînement d’aujourd’hui, il sera définitivement disponible pour demain, oui », a ajouté Iraola.

Liverpool a donc payé très cher. Mais Liverpool a aussi recruté un joueur qui semble déterminé à justifier chaque livre dépensée.

Un baptême du feu possible dès Ipswich

Le décor est planté. Barcola pourrait faire ses premiers pas avec Liverpool dès vendredi soir, face à Ipswich Town, après avoir découvert ses nouveaux coéquipiers cette semaine. Reste une inconnue : commencera-t-il sur le banc ou directement dans le onze ?

Iraola a reconnu que l’ailier n’avait pas joué en match de préparation, même s’il s’est entraîné normalement avec le groupe. Interrogé sur la capacité de Barcola à débuter d’entrée, le coach a répondu : « C’est une bonne question, c’est une bonne question. Je le vois dans un bon état. Il a fait trois entraînements avec nous. »

Le bémol est clair : « C’est vrai qu’il n’a pas eu de minutes en pré-saison mais il s’est entraîné normalement avec le groupe. Ensuite, c’est une décision que nous devons prendre. Je pense qu’il est dans un bon état mais nous devons aussi considérer qu’il n’a pas eu de minutes dans les matchs de pré-saison. »

Arsenal, de son côté, observera tout cela à distance. Est-ce un exemple de discipline financière bienvenue, dans un marché devenu déraisonnable ? Ou la perte d’une arme offensive rare, que Liverpool a eu l’audace d’arracher au PSG ?

Pour les Reds, la réponse ne viendra pas des tableaux de comptes, mais du terrain. La vraie question est simple : qu’est-ce que Bradley Barcola va faire de ce choix, maintenant que les lumières d’Anfield sont braquées sur lui ?