Liverpool peut-il finaliser le transfert de Fikayo Tomori ?
Richard Hughes va quitter Liverpool à la fin du mercato estival. Deux ans à peine après son arrivée à Anfield, le dirigeant anglais s’apprête à rejoindre Al-Hilal, laissant derrière lui un héritage contrasté : une fenêtre de transferts record la saison passée… et quelques paris franchement ratés.
Son départ approche, et la sensation est étrange. On s’attendrait à un feu d’artifice final. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. Mais un nom rallume soudain l’espoir chez les supporters : Fikayo Tomori.
Tomori sur la liste des départs du Milan : une ouverture pour Liverpool
Les failles de Liverpool la saison dernière étaient criantes. La défense a craqué trop souvent, plombée par les blessures et une chute de forme généralisée. Résultat : des points abandonnés en série et une qualification pour la Ligue des champions arrachée de justesse.
Cette fragilité a coûté cher. Arne Slot a fini par être limogé pour ses insuffisances, ouvrant la porte à la nomination d’Andoni Iraola sur le banc de Liverpool.
Le technicien espagnol a rapidement imposé ses idées, dans un registre qui rappelle par certains aspects celui de Jürgen Klopp : intensité, agressivité, verticalité. Surtout, il a obtenu que le club cible enfin des renforts là où le besoin est le plus criant, avec notamment l’arrivée de Ronald Araujo pour solidifier l’axe.
Et c’est là qu’intervient une information qui change le décor. Selon Fabrizio Romano, l’un des vieux dossiers de Liverpool vient de s’ouvrir à nouveau, cette fois avec une vraie porte de sortie :
« Fikayo Tomori a été ajouté à la liste des départs de l’AC Milan aujourd’hui ; il est disponible sur le marché », a-t-il indiqué, précisant que la décision faisait suite à des discussions entre Ruben Amorim et le président Gerry Cardinale.
Pour Liverpool, le timing ressemble presque à un clin d’œil du destin.
Un renfort taillé pour les besoins d’Iraola
Si Liverpool parvient enfin à boucler l’arrivée de Fikayo Tomori, sa ligne arrière serait armée pour plusieurs saisons.
À 28 ans, le défenseur anglais sort de plusieurs années en Serie A, un championnat exigeant tactiquement. Même si l’AC Milan souhaite désormais tourner la page, il reste dans ses jambes et dans sa lecture du jeu de quoi apporter une vraie plus-value à une défense en reconstruction.
Tomori, comme Araujo, offrirait à Iraola une dose d’expérience précieuse pour encadrer le secteur défensif. Son historique de blessures joue aussi en sa faveur : il a souvent été disponible, un critère loin d’être anodin pour un Liverpool qui a trop souvent bricolé derrière.
Un autre élément pèse lourd dans la balance : son statut de joueur formé en Angleterre. Pour les quotas d’inscription en Premier League et en Ligue des champions, c’est un atout majeur. Il s’intégrerait sans difficulté dans la planification de l’effectif, sans forcer le club à des compromis ailleurs.
Bien sûr, ce même statut de joueur « homegrown » va attirer d’autres clubs anglais. La concurrence sera là, et elle ne fera pas de cadeau. Mais sur le papier, Liverpool possède les arguments sportifs, financiers et émotionnels pour prendre l’avantage dans ce dossier.
Pour Hughes, ce transfert aurait une saveur particulière. Réussir à ramener Tomori à Anfield avant de faire ses valises pour Al-Hilal, ce serait laisser derrière lui une dernière pièce maîtresse, une signature capable de changer le visage de la défense des Reds.
Reste une question, simple et brutale : Liverpool transformera-t-il enfin cette opportunité en réalité, ou laissera-t-il filer un profil taillé sur mesure au moment où il en a le plus besoin ?




