Arsenal face à un dilemme : le débat autour de Lewis-Skelly
Paul Scholes n’a pas tourné autour du pot. Pour la légende de Manchester United, Arsenal se trompe de combat sur ce mercato. Alors que le nom de Myles Lewis-Skelly, 19 ans, circule pour un départ surprise vers un rival de Premier League, l’ancien milieu estime que c’est un autre joueur, bien plus établi, qui devrait être poussé vers la sortie.
Invité de The Overlap Fan Debate, émission produite par Sky Bet, Scholes a clairement affiché sa préférence pour le jeune milieu anglais par rapport au recrue espagnole de Mikel Arteta.
« Je préfère Lewis-Skelly au milieu à Zubimendi », a-t-il lâché. « Je pense que Zubimendi a eu du mal l’an dernier. S’il y a un joueur dont tu dois te débarrasser, ce serait lui. »
La fibre maison contre les recrues clinquantes
Derrière cette phrase, il y a une vision. Scholes ne parle pas seulement de niveau de jeu, mais de culture de club. Perdre un produit de l’académie pour faire de la place à une recrue extérieure qui ne convainc pas totalement, c’est exactement ce qu’il déteste.
Il l’a d’ailleurs relié à sa propre histoire à Old Trafford, en évoquant une décision qui l’avait profondément marqué.
« Ça me rappelle un peu quand Danny Welbeck a quitté Manchester United. Je détestais ça, je n’aimais pas. Danny était un peu plus âgé que Myles Lewis-Skelly, mais quand tu perds tes propres joueurs, c’est décevant. »
Le message est clair : pour lui, sacrifier un talent formé au club pour protéger un transfert coûteux en difficulté, c’est une faute identitaire autant que sportive.
Carragher stupéfait : « Je n’arrive toujours pas à y croire »
Paul Scholes n’est pas le seul à s’étrangler devant la rumeur. Jamie Carragher, autre monument de Premier League, ne comprend pas davantage la logique d’Arsenal.
Les informations de la semaine ont fait l’effet d’un choc : les Gunners auraient proposé Myles Lewis-Skelly à Chelsea et Manchester United. Une ouverture qui, pour l’ancien défenseur de Liverpool, ne colle ni avec le potentiel du joueur, ni avec ce qu’il a déjà montré au plus haut niveau européen.
Carragher s’interroge d’abord sur l’origine de cette situation :
« Tu penses que ça vient de son camp à lui ou du club ? C’est ça qui était un peu étrange. On avait l’impression qu’Arsenal avait proposé Myles Lewis-Skelly à Manchester United. Ce n’était pas Myles Lewis-Skelly qui disait : “Je veux partir”, ni ses proches qui faisaient fuiter quelque chose. C’est de là que vient le choc. Je n’arrive toujours pas à y croire. »
Il insiste ensuite sur la rareté d’un tel profil à cet âge.
« Tu ne peux pas jouer à ce niveau-là si tu n’es pas vraiment spécial à cet âge. Tous les jeunes joueurs connaissent des hauts et des bas. La saison dernière, il n’a pas joué autant qu’il l’aurait probablement souhaité. »
Autrement dit : on ne bazarde pas ce genre de talent pour un simple ajustement d’effectif.
Arteta esquive, la tension monte
Face au tumulte, Mikel Arteta, lui, refuse de s’enfermer dans une position définitive. Le manager d’Arsenal a été interrogé cette semaine sur l’avenir de son jeune milieu polyvalent. Il a choisi la voie diplomatique, sans confirmer ni démentir une possible vente.
« Je ne vais pas parler de spéculation », a-t-il répondu. « S’il y a de la spéculation autour de nos joueurs, c’est un bon signe. »
Une phrase polie, mais qui ne ferme aucune porte. Pendant que les rumeurs enflent, deux des voix les plus respectées du football anglais tirent la sonnette d’alarme.
Arsenal est-il vraiment prêt à tourner le dos à l’un de ses plus grands espoirs pour protéger un cadre en difficulté ?




