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Arsenal refuse l'offre de Galatasaray pour Martinelli

Gabriel Martinelli ne quittera pas Arsenal pour Galatasaray cet été. Le message est clair, et il vient directement du camp du Brésilien : aucune envie de rejoindre Istanbul lors de ce mercato.

Selon The Athletic, Galatasaray a déposé une offre d’environ 45 millions d’euros, soit 38,4 millions de livres sterling, pour l’ailier de 25 ans. Une proposition sérieuse, qui aurait pu ouvrir une brèche dans l’effectif champion d’Angleterre. Mais le joueur, lui, n’a montré aucun intérêt pour ce transfert.

Arsenal n’a pas encore entamé de discussions pour prolonger son contrat, qui court jusqu’en 2027, avec une option pour aller jusqu’en 2028. La situation reste donc paradoxale : sur le papier, Martinelli fait partie des joueurs que le club pourrait écouter en cas d’offre jugée « attractive ». Dans les faits, le Brésilien ne veut pas bouger, et le club ne pousse pas la sortie à tout prix.

Un mercato sous contrainte

Les dirigeants londoniens sont entrés dans ce marché estival avec une idée fixe : vendre pour équilibrer les comptes. La nécessité comptable pèse sur chaque décision.

Leandro Trossard a déjà été cédé à Besiktas pour 20 millions d’euros. Christian Nørgaard a rejoint Everton pour 7 millions de livres sterling. Malgré ces départs, le sentiment en interne est qu’il faudra encore d’autres ventes avant la fermeture du marché.

Dans ce contexte, l’offre de Galatasaray pour Martinelli avait de quoi faire réfléchir. Un montant conséquent, un joueur bankable, un secteur offensif déjà renforcé. Sur le papier, toutes les pièces semblaient alignées.

Mais la volonté du joueur a tout bloqué.

Un cadre du projet Arsenal

Arrivé en 2019 en provenance d’Ituano, au Brésil, Martinelli s’est imposé comme l’un des visages de la reconstruction d’Arsenal. Depuis son arrivée, il a disputé 278 matches avec l’équipe première et inscrit 62 buts.

La saison dernière, il a encore pesé : 53 rencontres toutes compétitions confondues, 11 buts, 7 passes décisives. Des chiffres solides dans une équipe qui a décroché le titre en Premier League et atteint la finale de la Champions League.

Pendant que le club s’attachait les services de l’ailier grec Christos Tzolis en provenance de Club Brugge et tentait, sans succès, d’arracher Vinicius Junior avant sa prolongation avec le Real Madrid, le statut de Martinelli restait celui d’un titulaire installé, mais pas totalement intransférable sur le plan théorique.

Sur le terrain comme dans le vestiaire, il demeure pourtant un pilier du projet.

Entre marché et ambition

Arsenal marche donc sur une ligne de crête : devoir vendre sans toucher à l’ossature qui lui a permis de redevenir champion d’Angleterre et de se hisser parmi les meilleurs d’Europe.

Dans ce jeu d’équilibriste, Martinelli a choisi son camp. Il veut rester au club qui l’a lancé au plus haut niveau européen, continuer à jouer les premiers rôles en Premier League et en Champions League, et ne voit pas Galatasaray comme une étape logique de sa carrière à ce stade.

Les chiffres de l’offre turque disent une chose. La détermination du Brésilien en dit une autre. Pour l’instant, c’est sa volonté qui dicte le tempo. Reste à savoir jusqu’où Arsenal pourra résister aux impératifs du marché sans sacrifier un de ses symboles.