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Liverpool signe Ronald Araujo en prêt : un coup stratégique pour la défense

Liverpool tient peut‑être le coup du mercato. Et il ne lui appartient même pas encore.

En arrachant Ronald Araujo au FC Barcelona pour une saison, les Reds ont déclenché un concert d’éloges. Glen Johnson, ancien latéral droit de la maison, parle d’un recrutement « très malin ». Vu la formule du deal, difficile de lui donner tort.

Un capitaine du Barça pour boucher l’urgence

La situation était devenue critique pour Andoni Iraola. Joe Gomez est venu rejoindre à l’infirmerie Giovanni Leoni et Conor Bradley. Jeremy Jacquet vient tout juste de reprendre l’entraînement et doit apparaître lors du double amical de dimanche face à Como, mais l’entraîneur se retrouvait à court de solutions aussi bien dans l’axe qu’au poste de latéral droit.

La réponse de Liverpool a été brutale et simple : aller chercher le capitaine du FC Barcelona. Un défenseur international uruguayen, aguerri au très haut niveau, capable de couvrir l’axe et le côté. Un profil rare, obtenu sans transfert immédiat.

Un prêt calibré, une option à 47 M£

L’accord conclu avec le club catalan est clair : Liverpool prend en charge le salaire d’Araujo et dispose d’une option d’achat à la fin de la saison, fixée à 47 millions de livres (environ 63 millions de dollars).

Pour un défenseur de ce standing, dans un marché où les prix explosent, certains estiment que le club vient potentiellement d’économiser jusqu’à 100 millions de dollars. C’est précisément ce qui fait dire à Johnson que les dirigeants ont frappé juste.

« Liverpool aurait très bien pu sortir entre 50 et 100 millions de livres pour un nouveau défenseur central, mais ils ont signé intelligemment un très bon joueur en prêt », explique l’ancien international anglais dans les colonnes du Liverpool Echo, au nom de SeatPin.

Il insiste sur un point : Araujo a tout du défenseur taillé pour la Premier League, par sa puissance et son goût du duel. Mais rien ne garantit qu’un joueur s’adapte immédiatement.

C’est là que la structure du deal change tout.

Un pari sans vertige

Johnson résume la logique : si Araujo confirme, Liverpool n’aura qu’à lever l’option. S’il ne s’impose pas, le club se sera offert une saison de couverture défensive sans se retrouver plombé par un transfert raté.

« Pour moi, c’est un accord sans risque qui leur offre une vraie sécurité à un poste où ils sont désespérément en manque », juge-t-il.

Et il souligne un autre aspect : le club n’a pas cédé à la panique. Pas de achat précipité à prix fort, mais un trou comblé de façon rationnelle, avec un joueur déjà prêt pour le très haut niveau.

Une défense en transition autour de Van Dijk

Araujo ne débarque pas seul dans le paysage. Il rejoint un secteur en mutation, où la hiérarchie va forcément bouger. L’Uruguayen, Jacquet, Leoni et Gomez vont se battre pour s’installer aux côtés de Virgil van Dijk, toujours capitaine et toujours référence, mais désormais âgé de 35 ans et entré dans la dernière année de son contrat.

Le plan interne est clair : d’ici la fin de la saison, Jacquet (21 ans) et Leoni (19 ans) sont attendus comme des titulaires réguliers. C’est aussi pour cette raison que l’avenir d’Araujo à long terme reste une vraie question. Si les deux jeunes confirment leur potentiel, Liverpool devra trancher : investir lourdement sur le capitaine du Barça ou s’appuyer pleinement sur sa nouvelle génération.

Pour l’instant, le club garde toutes les portes ouvertes.

Un mercato encore en mouvement

Au-delà de la défense, Liverpool a déjà sécurisé la signature de l’ailier Victor Munoz cet été. Mais le chantier offensif n’est pas clos. Les dirigeants veulent encore renforcer les couloirs et travaillent sur un gros dossier avec le Paris Saint‑Germain pour Bradley Barcola, cible prioritaire pour dynamiter les ailes.

La saison se profile pourtant déjà très concrètement. Le coup d’envoi de la Premier League approche : Liverpool commencera par un déplacement à Newcastle, le dimanche 23 août. Araujo aura alors une mission limpide : prouver, dans le fracas de St James’ Park, que ce « prêt malin » mérite de devenir un pilier durable de l’ère Iraola.