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Liverpool et le mercato : Kaishu Sano, cible prioritaire à Anfield

Liverpool avance à pas comptés. Beaucoup trop lents pour un club qui annonçait un été de reconstruction massive. À un mois de la fermeture du marché, une seule recrue a franchi les portes d’Anfield : Victor Munoz. Et le sentiment qui domine sur les bords de la Mersey, c’est l’inquiétude.

Le club a changé d’ère sur le banc, en remplaçant Arne Slot par Andoni Iraola. On s’attendait donc à voir le vestiaire bouger dans la foulée, avec cinq ou six nouveaux visages pour relancer un cycle. Pour l’instant, rien de tel. Sur le papier, Liverpool semble même plus faible aujourd’hui qu’au soir de la saison 2025-26.

Les rumeurs, elles, ne manquent pas. Les noms défilent autour de L4, certains reviennent avec insistance, alimentés par des mises à jour quasi quotidiennes. De quoi nourrir l’idée qu’au coup d’envoi de la saison 2026-27, l’équipe aura tout de même été sérieusement retouchée. Mais pour l’instant, le mercato des Reds reste surtout une promesse.

Un milieu sous tension, des départs possibles… et une cible chère

Le cœur du chantier se situe au milieu de terrain. Curtis Jones, Harvey Elliott et Trey Nyoni sont tous cités parmi les possibles partants de l’été. Paradoxalement, c’est le secteur le plus fourni en quantité, mais chaque sortie imposerait un remplacement immédiat. Et chaque rumeur de départ ouvre la porte à une nouvelle piste.

Les Reds ne donnent pas l’impression de manquer de moyens. Des discussions auraient été ouvertes avec le Paris Saint-Germain pour Bradley Barcola, preuve qu’Anfield est prêt à investir lourd pour apporter du talent offensif. Mais la ligne médiane reste prioritaire, et un nom s’est imposé ces derniers jours : Kaishu Sano.

Le Japonais, révélation discrète de Bundesliga, est désormais dans le viseur. Problème : il ne sera pas bradé.

Le directeur sportif de Mainz, Christian Heidel, a planté le décor dans les colonnes de Bild. Sans citer de clubs, il a tenu à rappeler la position de force de son équipe dans ce dossier : Mainz n’est pas obligé de vendre.

« Je ne commenterai aucune rumeur ni aucun des clubs mentionnés. Nous n’avons pas à vendre Kaishū, nous pouvons nous permettre de le garder », a-t-il prévenu. Avant d’ajouter, très clairement : « S’il reste, beaucoup de gens seront heureux dans l’équipe, au club et tout autour. Mais comme toujours à Mainz 05, si une offre arrive et nous coupe le souffle, nous devrons l’étudier. »

Le message est limpide : pour Sano, il faudra un chèque qui fasse vaciller le club allemand. On parle d’un montant d’environ 50 millions de livres pour le milieu de 25 ans. Vu l’état du marché, ce n’est pas un coup de folie, mais ce n’est pas une opportunité non plus. C’est le prix d’un titulaire en puissance.

Kaishu Sano, profil taillé pour bousculer la hiérarchie

En dehors de la Coupe du monde 2026, peu de supporters européens avaient vraiment retenu son nom. Pourtant, Kaishu Sano s’est imposé en Bundesliga depuis la saison 2024-25 comme une valeur sûre de Mainz.

En deux saisons, il a disputé 84 rencontres toutes compétitions confondues, dont 80 au poste de milieu défensif. Un volume énorme pour un joueur arrivé sur le tard sur la scène européenne. Sa saison 2025-26 l’a vu franchir un cap, avec sept contributions décisives – toutes enregistrées sur cet exercice.

Son profil intrigue à Liverpool. Dans l’entrejeu, il viendrait directement challenger Ryan Gravenberch pour une place dans la rotation, voire plus si l’adaptation suit le rythme de la Premier League. Sa capacité à couvrir le terrain, à fermer les espaces et à participer au jeu long en fait un candidat crédible pour donner une nouvelle dimension au milieu d’Iraola.

Mais ce pari a un coût caché : Sano n’apporte rien au quota de joueurs formés localement. Si Curtis Jones venait à partir et que le Japonais le remplaçait poste pour poste, Liverpool se retrouverait obligé de recruter un autre milieu, cette fois-ci « homegrown », pour rester dans les clous réglementaires. Un casse-tête de plus pour une direction sportive déjà attendue au tournant.

Pour l’instant, le dossier reste un bras de fer silencieux. Mainz tient sa ligne, Liverpool observe, le temps file. La question n’est plus seulement de savoir si Kaishu Sano vaut 50 millions de livres. Elle est plus brutale : les Reds peuvent-ils se permettre de laisser filer un profil de ce calibre alors que leur reconstruction n’a, sportivement, toujours pas commencé ?