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Liverpool éliminé par le PSG : Wirtz appelle à se concentrer sur le championnat

Anfield se tait, Wirtz regarde déjà la suite

La nuit européenne de Liverpool s’est terminée sans miracle, et sans but. Mardi, à Anfield, le champion en titre PSG est venu s’imposer 2-0 et valider une qualification nette, 4-0 sur l’ensemble des deux matches. Rideau sur la campagne continentale des Reds, qui doivent désormais se tourner vers un autre combat : celui du championnat.

Arne Slot et son équipe occupent la cinquième place, une position aussi fragile que vitale dans une Premier League qui offrira de nouveau cinq billets pour la Champions League. Pour Florian Wirtz, il n’y a plus le moindre doute sur la priorité.

« Le focus va complètement sur la fin de saison en championnat. On doit jouer la Champions League la saison prochaine, on le doit au club et aux supporters. On va tout donner, comme aujourd’hui, et j’espère qu’on pourra finir au minimum dans les cinq premiers », a confié l’international allemand sur le site du club.

Anfield en feu, mais sans récompense

L’élimination laisse un goût amer, mais le scénario du match retour n’a rien d’un naufrage. Wirtz l’a souligné : Liverpool a livré une prestation bien plus aboutie que lors du premier acte à Paris, porté par une ambiance électrique.

Le stade a grondé, les Reds ont pressé, attaqué, insisté. La remontée semblait à portée de main, le temps d’un frisson. Une frappe, un centre, un ballon qui traîne. Puis un détail qui change tout.

Le tournant, ou plutôt les tournants, sont venus au pire moment. Un tacle salvateur de Marquinhos devant Virgil van Dijk alors que le capitaine croyait égaliser la donne de la double confrontation. Puis un penalty d’abord accordé, finalement annulé après intervention de la VAR. Chaque fois que la vague rouge semblait déferler, un mur parisien ou un coup du sort la repoussait.

« On a tout essayé, a résumé Wirtz. Je pense que tout le stade était en feu, les supporters, gros compliments à eux. On a tout tenté dès la première minute, mais il nous fallait ce premier but pour lancer le retournement. Il nous a juste manqué le but. C’est le football : quand tu ne marques pas, tu ne gagnes pas. »

Dembélé punit, Liverpool paye cash

Au retour des vestiaires, Liverpool a trouvé plus d’espaces, plus de situations, plus de promesses. Les décalages se sont multipliés, les appels ont fissuré la défense parisienne, les occasions ont enfin pris forme.

Mais la finition n’a jamais suivi. Une frappe trop croisée, un dernier geste imprécis, un ballon contré au dernier moment. Cette incapacité à transformer la pression en buts a fini par exposer les Reds aux contres qu’ils redoutaient.

Le PSG n’a pas pardonné. Ousmane Dembélé, clinique, a signé un doublé tardif qui a scellé la soirée, la qualification et l’écart entre les deux équipes sur cette double confrontation. Deux coups de poignard dans un Anfield déjà à bout de souffle.

Wirtz ne s’est pas dérobé : « En première période, c’était un peu plus difficile de se créer des occasions, puis en deuxième on en a eu des bonnes. Mais au final, il a manqué ce petit quelque chose pour marquer. C’est frustrant, mais on doit l’accepter et avancer. »

Un sprint final sans droit à l’erreur

Avancer, pour Liverpool, cela signifie se jeter immédiatement dans la bataille du top 5. Et le calendrier ne laisse aucun répit. Dimanche, c’est un déplacement brûlant à Goodison Park pour y défier Everton qui attend les hommes de Slot. Un derby, un rival historique, un contexte hostile : tout ce qu’il faut pour tester la capacité de ce groupe à rebondir.

Les Reds comptent 52 points, avec quatre longueurs d’avance sur leur poursuivant direct Chelsea. Une marge réelle, mais loin d’être confortable, alors que la course à la Champions League approche de son point d’ébullition.

Pour Wirtz, auteur d’une première saison contrastée à Anfield, la donne est claire : plus de distractions, plus de calculs. Juste un objectif, limpide, martelé à chaque prise de parole : rester dans ce top 5, coûte que coûte.

La scène européenne s’est refermée pour cette année. Reste à savoir si Liverpool saura transformer cette frustration en carburant pour le sprint final. La réponse passera par Goodison, et par chaque ballon joué comme si la prochaine Champions League se décidait là, sur ce geste précis.