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Liverpool et les absents européens : choix difficiles et blessures

Les listes européennes sont tombées. Et avec elles, une série de décisions tranchantes qui laissent plusieurs grands noms sur le carreau pour la première moitié de la saison continentale.

Entre blessures longues durées, règlements implacables et mercatos avortés, des cadres et des recrues majeures regarderont la Champions League, l’Europa League et la Conference League à la télévision.

Liverpool taille dans le vif

À Liverpool, la concurrence a fait des victimes de poids. Federico Chiesa, recruté pour peser tout de suite au très haut niveau, n’apparaît pas dans la liste retenue par Andoni Iraola. L’ailier italien paie la densité offensive et l’impact immédiat des recrues estivales Daniel Muñoz et Bradley Barcola, préférés pour les joutes européennes.

Au milieu, autre choix fort : Wataru Endo reste à quai. Le technicien espagnol a décidé de miser sur la fraîcheur et le profil de James McConnell, 21 ans, promu dans le groupe inscrit sur la scène continentale. Un signal clair envoyé à la jeune garde d’Anfield.

Blessures lourdes, absences lourdes

Dans plusieurs grands clubs, ce sont les infirmeries qui dictent la feuille de route européenne.

Au Real Madrid, Ferland Mendy, double vainqueur de la Champions League, est écarté le temps de revenir de sa blessure de longue durée. Sur le flanc gauche, c’est Marc Cucurella qui prend le relais dans la liste madrilène.

Du côté du Borussia Dortmund, le capitaine Emre Can manque lui aussi à l’appel. Victime d’une grave blessure ligamentaire en mars, le milieu allemand poursuit sa convalescence pendant que son équipe s’attaque à la phase de groupes sans lui.

Même scénario pour deux jeunes talents très attendus : Roony Bardghji à Barcelone et Giannis Konstantelias à Dortmund. Tous deux sont exclus des listes européennes après de sévères blessures au genou. Des coups d’arrêt brutaux pour des profils annoncés comme des pièces maîtresses de demain.

Contraintes tactiques, casse-têtes réglementaires

Tous les absents ne sont pas blessés. Certains payent simplement le prix des listes limitées et des règles UEFA.

Aston Villa en offre un exemple frappant. Unai Emery a dû trancher dans un effectif dense et a reconnu avoir pris une décision « extrêmement difficile » en laissant de côté Taylor Harwood-Bellis, recruté pour environ 30 millions de livres cet été. Le défenseur central, pourtant apte, ne verra pas l’Europe dans un premier temps.

Le jeune Brian Madjo, 17 ans, subit un autre type de contrainte : les règles d’éligibilité pour la fameuse liste B. Trop court sur certains critères, il reste lui aussi en marge de la campagne européenne malgré son potentiel.

En Europa League, Juventus se heurte à un double mur : la santé et la régulation financière. Luciano Spalletti a choisi de ne pas inscrire Khephren Thuram, touché au genou, dans un contexte déjà corseté par un accord de règlement avec l’UEFA qui limite la marge de manœuvre turinoise.

À Como, Cesc Fabregas a également dû sacrifier un joueur majeur. Maxence Caqueret ne figure pas dans la liste, choix dicté par les règles de la compétition et l’équilibre global de l’effectif.

Mercato manqué, Europe envolée

Les rebondissements du marché des transferts ont aussi laissé des traces dans les listes déposées.

À Monaco, Folarin Balogun en fait l’amère expérience. L’attaquant verra l’Europe depuis les tribunes après l’échec, dans les toutes dernières heures du mercato, de son transfert à Everton. Le deal s’est effondré au dernier moment, et le voilà sans place dans la rotation européenne de son club actuel.

À Bayer Leverkusen, Victor Boniface se retrouve lui aussi en dehors du groupe inscrit. De retour d’un prêt à Werder Bremen, l’attaquant nigérian n’a pas été retenu dans une équipe déjà riche en options offensives.

Tous ces laissés-pour-compte vont désormais se rabattre sur les compétitions nationales, en attendant la fenêtre de réinscription de janvier. Certains reviendront plus forts, d’autres auront perdu du terrain. Dans une saison où chaque minute compte, combien transformeront cette frustration européenne en moteur pour tout renverser au printemps ?