Gary Lineker évoque Xabi Alonso comme successeur d’Arne Slot à Liverpool
La défaite à Old Trafford a ravivé un feu que trois victoires de rang en Premier League n’avaient fait qu’étouffer. Battu 3-2 par Manchester United, Liverpool reste dans le haut du classement, toujours en course pour la Ligue des champions, mais Arne Slot se retrouve à nouveau au centre du débat. Et cette fois, c’est Gary Lineker qui place un nom très précis dans l’ombre de l’entraîneur néerlandais : Xabi Alonso.
Lineker ouvre la porte à Xabi Alonso
Sur le plateau du podcast The Rest is Football, en compagnie d’Alan Shearer et Micah Richards, Lineker n’a pas tourné autour du sujet. Il a posé la question qui fâche, celle qui commence à circuler avec insistance autour d’Anfield.
« Slot sera-t-il encore là la saison prochaine ? Onze défaites en Premier League, toujours dans les places de Ligue des champions », lance-t-il, avant d’appuyer là où ça fait mal. « Je ne serais pas surpris si Xabi Alonso était là la saison prochaine. »
La phrase tombe comme un verdict. Elle résume l’ambiance : les résultats restent acceptables sur le plan comptable, mais le doute s’installe sur la capacité de Slot à prolonger le cycle victorieux ouvert sous Jürgen Klopp.
Alan Shearer, lui, n’oublie pas ce que le Néerlandais a déjà apporté.
« Par rapport à ce qu’il a fait la saison dernière, en gagnant le championnat, manager de la saison. Avec les soucis et les problèmes qu’ils ont eus à Liverpool cette année, oui, je le garderais », explique l’ancien buteur. « Si c’était mon choix, je le maintiendrais comme manager. »
Xabi Alonso, le fantôme qui plane toujours sur Anfield
Le nom de Xabi Alonso colle à Liverpool depuis l’annonce du départ programmé de Jürgen Klopp en janvier 2024. À l’époque, l’Espagnol brillait sur le banc du Bayer Leverkusen, où il menait un projet salué dans toute l’Europe. La suite, on la connaît : un été agité, puis une promotion XXL avec la succession de Carlo Ancelotti au Real Madrid.
L’aventure madrilène a tourné court, Alonso ayant été licencié plus tôt cette année. Son profil reste pourtant intact aux yeux de nombreux observateurs : ancien milieu emblématique des Reds, vision moderne du jeu, aura intacte. À l’heure où Lineker évoque son nom, la connexion avec Anfield revient naturellement sur la table.
Les spéculations autour du banc de Liverpool se nourrissent de ce contraste : un champion en titre qui perd pied par séquences, un ex-joueur adoré libre de tout contrat. Le décor est planté.
Richards charge les recrues : « Les signatures n’ont pas fonctionné »
Si le débat sur l’avenir de Slot occupe le devant de la scène, Micah Richards, lui, regarde plutôt vers le terrain. Et son jugement sur le mercato est sans filtre. Devant Shearer, qui acquiesce, l’ancien défenseur de Manchester City pointe du doigt plusieurs recrues majeures.
« Je pense que là où la pression arrive, c’est sur les signatures. Elles n’ont pas fonctionné », tranche-t-il. « Alexander Isak a été blessé, Wirtz n’est pas au niveau qu’on attendait, Frimpong est ton ailier droit, ton arrière droit, ça ne marche pas vraiment. »
Il enchaîne avec un autre cas problématique : « Milos Kerkez est l’ombre du joueur qu’il était à Bournemouth. Je ne sais pas si c’est la pression ou le système. »
Puis vient le diagnostic global, brutal pour une équipe habituée à imposer un rythme infernal sous Klopp.
« Liverpool est trop lent, trop passif, trop facile à jouer », assène Richards. « Normalement, tu associes Liverpool à l’agressivité, au fait d’être dur à battre, au volume de course, surtout sous Klopp, et là, ils n’ont rien de tout ça. J’aimerais que le manager ait la chance de changer ça. »
La phrase sonne presque comme un appel à la patience envers Slot, malgré les critiques. Mais elle souligne surtout une réalité : ce Liverpool-là ne ressemble plus vraiment à celui qui terrorisait l’Angleterre et l’Europe.
Salah sur le départ, un symbole qui s’efface
Au cœur de cette mutation, un visage incarne mieux que tous les autres l’ère Klopp : Mohamed Salah. L’Égyptien, qui a porté l’attaque des Reds pendant des années, doit quitter Anfield à la fin de la saison. Une page immense est en train de se tourner.
Blesse, il n’a pas participé à la défaite contre United. Il devrait toutefois revenir pour les trois derniers matches, ultime danse sous le maillot rouge. Une transition lourde de sens pour un vestiaire déjà bousculé par les changements tactiques et les nouveaux visages.
Dimanche, Alexander Isak et Alisson manquaient eux aussi à l’appel. Après la rencontre, Arne Slot a donné des nouvelles de son gardien et de son attaquant.
« Alisson ne s’est pas encore entraîné avec nous, donc c’est assez simple », a-t-il expliqué. « On espère qu’il sera prêt la semaine prochaine, mais on doit attendre de voir comment la semaine va se dérouler. On peut dire la même chose pour Alex – on espère le récupérer la semaine prochaine. »
Un champion en sursis
Liverpool reste dans les places qualificatives pour la Ligue des champions. Sur le papier, la saison n’est pas un naufrage. Mais onze défaites en championnat pour le champion en titre, un jeu qui perd son identité, des recrues qui peinent et une légende comme Salah sur le départ : le cocktail nourrit toutes les spéculations.
Arne Slot peut-il inverser la tendance et réimposer sa patte, ou Anfield se laissera-t-il tenter par le retour d’une icône comme Xabi Alonso sur le banc ?
La réponse ne viendra pas d’un podcast. Elle se jouera dans les tribunes, dans les bureaux, et surtout sur la pelouse, au cours de quelques semaines qui pourraient redessiner l’avenir du club.




