Ligue des champions : Haaland brille encore avec un doublé
À Porto, dans une soirée déjà électrique, Erling Haaland a rallumé la machine comme si la saison ne faisait que prolonger la précédente. Deux buts après la pause, un succès 2-0 de Manchester City sur la pelouse du FC Porto, et une nouvelle salve de chiffres qui donnent le vertige.
Mais ce sont les mots d’Enzo Fernández qui ont planté le décor.
« Erling Haaland est un animal, une bête », a lâché le milieu argentin au micro d’Amazon Prime.
Un doublé et des records qui tombent
Haaland a encore fait du Haaland. Deux occasions franches, deux frappes, deux buts. Son compteur en Ligue des champions grimpe à 59 réalisations en 59 matches. Un ratio irréel, même à ce niveau.
Ce doublé lui permet aussi de rejoindre Sergio Agüero en tant que meilleur buteur de Manchester City dans la compétition, avec 36 buts sous les couleurs du club. Dans le même mouvement, il dépasse Thomas Müller et grimpe à la 7e place du classement historique des buteurs de la Ligue des champions.
Porto devient la 22e équipe différente à subir la loi du Norvégien sur la scène européenne. Une collection de victimes qui s’allonge saison après saison.
Fernández se présente, Haaland conclut
Pour son baptême européen avec Manchester City, Enzo Fernández n’a pas mis longtemps à justifier son transfert record en provenance de Chelsea. Sur le premier but, tout part de lui.
Un centre tendu, parfaitement dosé. Dans la surface, Haaland coupe la trajectoire et conclut à bout portant. Simple, clinique, implacable.
Le champion du monde argentin a savouré cette première connexion avec son nouveau buteur.
« À chaque fois que je suis sur le terrain, je vais le chercher, a-t-il expliqué. J’espère pouvoir lui offrir encore beaucoup de passes décisives pour qu’il marque des buts comme ça. »
Il a aussi insisté sur l’homme derrière le serial buteur :
« Ce n’est pas seulement le joueur qu’il est – c’est aussi un être humain incroyable, il m’a vraiment bien accueilli au club. »
Un geste, un but, dans le temps additionnel
Le deuxième but de la soirée résume parfaitement l’attaquant : une action minimale, une efficacité maximale.
Dans le temps additionnel, Rayan Aït-Nouri glisse un ballon dans la surface. Haaland n’a besoin que d’un seul contact du pied droit pour dévier et tromper Diogo Costa. Une touche, un but, match plié.
Avant cela, le gardien portugais avait pourtant retardé l’inévitable. En première période, Diogo Costa avait multiplié les arrêts face au Norvégien, maintenant Porto en vie et faisant monter la tension dans le stade. Mais la pression a fini par céder.
Maresca sourit, Haaland prévient
Manchester City signe ainsi un départ parfait : trois victoires en trois matches de Premier League, une entrée maîtrisée en Ligue des champions, et un Haaland déjà lancé, coiffure nouvelle mais mêmes habitudes. Il compte désormais trois buts en trois rencontres de championnat, après ses huit réalisations en dix matches européens la saison passée, conclue par une élimination en huitièmes face au Real Madrid.
Enzo Maresca, nouveau coach de City, peut difficilement rêver d’un meilleur début. Haaland le sait, et le dit.
« J’espère qu’il est content, a confié le buteur à Amazon Prime. On a gagné à l’extérieur dans un match difficile. Regardez cette atmosphère, c’était irréel par moments, donc j’espère qu’il est heureux. »
Mais le discours bascule vite vers l’exigence.
« On doit apprendre. Enzo demande beaucoup de nous, et on doit aussi beaucoup exiger les uns des autres. On doit gagner des matches, parce qu’à Man City, tu dois gagner des trophées. C’est ce qu’on doit faire dans ce club. »
Les chiffres, les mots, l’attitude : tout indique que le message est passé. La question, désormais, n’est plus de savoir si Haaland continuera à marquer, mais jusqu’où ce City-là poussera la logique de sa domination.




