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Liam Lawson impressionne à Austin avec les Racing Bulls

Sur le bitume cabossé du Circuit of the Americas, Liam Lawson n’a pas mis longtemps à rappeler pourquoi Austin figure tout en haut de sa liste. Vendredi, le Néo-Zélandais a planté ses griffes dans le week-end du Grand Prix des États‑Unis avec deux top 10 en essais libres et une sensation nette : les grosses évolutions des Racing Bulls fonctionnent.

Un package d’évolutions… immédiatement rentabilisé

Les Racing Bulls n’ont pas fait le voyage les mains vides. Quatre éléments majeurs ont été revus sur la VCARB03 : aileron avant, aileron arrière, fond plat et capot moteur. Un vrai coup d’accélérateur technique à ce stade de la saison.

Lawson s’est chargé de valider tout ça en piste. Meilleur tour en 1’36’’331 lors de la deuxième séance (FP2), sixième temps du classement, à 1’’040 de la référence du jour. Devant lui, uniquement des poids lourds. Derrière, des noms qui comptent : les deux McLaren, mais aussi la Red Bull d’Isack Hadjar.

Le tableau aurait même pu être encore plus flatteur. Plusieurs pilotes ont vu leurs tours annulés pour dépassement des limites de piste, Lawson compris. Son meilleur chrono en FP1 a été effacé pour cette raison, alors qu’il avait de quoi terminer neuvième de la séance avec un tour en 1’37’’048. Officiellement, il boucle la première session au dixième rang, en 1’37’’309, à 1’’207 de Charles Leclerc.

Malgré ces accrocs, l’essentiel est là : 49 tours couverts sur la journée, du roulage sur les trois types de gommes, un rythme solide dès les relais en pneus durs. Pour un vendredi de développement, difficile de demander plus.

Leclerc en patron, Antonelli à portée de couronne

Devant, Ferrari a imposé le tempo. Charles Leclerc a dominé les deux séances du jour et signé la meilleure marque en 1’35’’291. Impeccable, constant, il s’est rapidement imposé comme l’homme à surveiller sur ce tracé bosselé que plusieurs pilotes ont vertement critiqué.

Juste derrière, Kimi Antonelli a rappelé pourquoi le titre peut tomber dans son escarcelle dès ce week‑end. L’Italien a terminé deuxième des feuilles de temps, à seulement 0’’042 de Leclerc, grâce à un tour en 1’35’’333. À 20 ans, il peut être sacré plus jeune champion de l’histoire de la Formule 1 dès lundi matin, à condition de compter au moins 125 points d’avance en tête du championnat.

Antonelli a mis une vraie marge sur ses rivaux directs au classement général : 0’’573 sur Lewis Hamilton, également chez Ferrari, et 0’’702 sur George Russell, son coéquipier Mercedes et dernier pilote, avec Hamilton, à pouvoir encore le priver du titre sur le plan mathématique.

Un circuit qui secoue, des pilotes qui grincent

Si les temps ont parlé, le ressenti des pilotes aussi. Plusieurs d’entre eux ont pointé du doigt l’état de la piste, et en particulier les bosses qui malmènent les monoplaces sur l’ensemble du tour. Austin reste spectaculaire, mais le confort de pilotage n’est plus vraiment au rendez‑vous, et les ingénieurs se battent avec les réglages pour contenir les rebonds.

Dans ce contexte, la capacité de Lawson à rester propre, rapide et constant prend un relief particulier. Sur un circuit qui punit vite les approximations, le Néo‑Zélandais a su flirter avec la limite… parfois un peu trop, comme l’ont rappelé ses tours effacés, mais sans perdre le fil de son programme.

Lindblad pénalisé, l’avenir des Racing Bulls encore flou

De l’autre côté du garage Racing Bulls, la journée d’Arvid Lindblad a été plus discrète. Treizième temps en FP1, à 0’’628 de Lawson, le Britannique a appris dans le même temps qu’il écoperait d’une pénalité de cinq places sur la grille de départ pour la course de lundi, après avoir dépassé son quota de moteurs à combustion interne pour la saison.

Les deux hommes partagent un autre point commun, moins enviable : ils sont les seuls du plateau à ne pas encore connaître leur sort pour 2027. Aucun contrat verrouillé, aucune annonce officielle. Pourtant, des sources proches de l’équipe indiquent que Racing Bulls a l’intention de les conserver au‑delà de cette année. De quoi donner un peu d’air… mais pas au point de faire baisser la garde.

Pour Lawson, ce week‑end à Austin ressemble à une nouvelle audition grandeur nature. Un circuit qu’il adore, une voiture qui vient de recevoir son ultime package d’évolutions, un peloton resserré et un avenir à sécuriser.

Les qualifications du Grand Prix des États‑Unis débuteront dimanche à 10 h (heure de la Nouvelle‑Zélande). Si le rythme affiché ce vendredi se confirme, le Néo‑Zélandais pourrait bien transformer ce simple vendredi prometteur en véritable déclaration d’intention.