Lazio s'impose 2-0 contre Napoli et renforce ses ambitions européennes
Sous un ciel clair au Stadio Diego Armando Maradona, Lazio a signé un coup majeur dans la course aux places européennes en s’imposant 2-0 sur la pelouse de Napoli lors de cette 33e journée de Serie A. Dans une enceinte bouillante et largement acquise aux hommes d’Antonio Conte, les Romains de Maurizio Sarri ont fait preuve d’un réalisme clinique pour faire tomber le deuxième du championnat, en difficulté dans le dernier tiers.
Le match bascule très tôt. À la 6e minute, Lazio exploite parfaitement une transition rapide. Sur le côté droit, Kenneth Taylor trouve Matteo Cancellieri dans l’intervalle. L’ailier se met sur son pied et ajuste Vanja Milinković-Savić d’une frappe précise, ouvrant le score à bout portant. Ce 0-1 précoce installe immédiatement le plan de Sarri : bloc médian compact, projection rapide des trois de devant, et une grande discipline sans ballon.
Napoli, surpris, met du temps à se remettre dans le sens du jeu. Malgré une possession déjà largement en sa faveur, l’équipe de Conte peine à trouver des décalages entre les lignes. À la 29e minute, la frustration se matérialise par un avertissement : Stanislav Lobotka est sanctionné d’un carton jaune pour une faute au milieu de terrain, symbole d’un pressing parfois en retard face aux circuits de passes laziales.
L’épisode clé du premier acte intervient à la 31e minute. Lazio obtient un penalty, et Mattia Zaccagni se présente face à Milinković-Savić. L’attaquant prend ses responsabilités mais manque sa tentative, laissant Napoli en vie dans cette rencontre. Deux minutes plus tard, Danilo Cataldi est averti pour une retenue (33e), rappelant l’intensité des duels dans l’entrejeu.
Au retour des vestiaires, Conte tente un électrochoc immédiat. À la 46e minute, Eljif Elmas remplace Kevin De Bruyne, tandis qu’Alisson Santos prend la place de Frank Anguissa. Deux changements offensifs censés apporter plus de percussion et de présence entre les lignes. Mais c’est bien Lazio qui frappe encore.
À la 57e minute, les Biancocelesti doublent la mise. Sur une action construite côté droit, Matteo Cancellieri, déjà buteur, sert Toma Bašić en retrait. Le milieu croate ajuste une frappe sèche qui trompe une nouvelle fois Milinković-Savić. À 0-2, le plan de Sarri est idéalement lancé : Lazio peut reculer son bloc, fermer l’axe et jouer sur les espaces laissés par un Napoli obligé de se découvrir.
Trois minutes plus tard, à la 60e minute, Kenneth Taylor reçoit à son tour un carton jaune pour une faute, conséquence d’un travail défensif intense pour contenir les vagues napolitaines. Sarri ajuste ensuite son équipe à la 61e minute avec un triple changement : Patric remplace Danilo Cataldi pour apporter de la fraîcheur et de la solidité, Boulaye Dia prend la place de Mattia Zaccagni en pointe, et Oliver Provstgaard entre pour Mario Gila afin de renforcer l’axe défensif.
Conte répond rapidement. À la 63e minute, Giovane remplace Stanislav Lobotka, choix très offensif qui libère encore davantage les couloirs. Dans la foulée, Miguel Gutiérrez entre à la place de Leonardo Spinazzola pour apporter des centres supplémentaires depuis le côté gauche. Mais malgré ces ajustements, Napoli ne parvient jamais à cadrer la moindre frappe.
Sarri continue de gérer ses forces : à la 71e minute, Fisayo Dele-Bashiru remplace Toma Bašić, buteur et précieux dans les transitions. Conte effectue son dernier changement offensif à la 72e minute, avec l’entrée de Pasquale Mazzocchi pour Matteo Politano, afin d’apporter de la profondeur et du volume de course sur le flanc droit.
Lazio verrouille définitivement en fin de match. À la 82e minute, Elseid Hysaj remplace Manuel Lazzari pour stabiliser le couloir droit. Dans le temps additionnel, Boulaye Dia reçoit un carton jaune pour une faute (90+1), seul véritable accroc d’une seconde période globalement maîtrisée par les visiteurs.
Les chiffres confirment le paradoxe de la rencontre. Napoli termine avec 67 % de possession, 12 tirs, mais aucun tir cadré. Les 4 tentatives contrées illustrent une Lazio très agressive dans la surface. À l’inverse, les Romains affichent 14 tirs dont 7 cadrés, tous repoussés ou encaissés par Milinković-Savić, et un jeu nettement plus tranchant dans les 30 derniers mètres. L’indicateur d’xG souligne cet écart de tranchant : environ 0,55 pour Napoli contre 2,27 pour Lazio, parfaitement en phase avec le score final.
Au classement, cette défaite stoppe net la dynamique de Napoli dans la course au titre et aux places de Champions League. Les Napolitains restent à 66 points, avec désormais 48 buts marqués pour 35 encaissés sur 34 matchs. Lazio, de son côté, réalise une excellente opération dans la lutte pour l’Europe : les hommes de Sarri montent à 50 points, avec 36 buts inscrits et 30 concédés, et confirment leur statut de prétendant sérieux aux places européennes à l’approche du sprint final.




