Lamine Yamal rassure l'Espagne et le Barça avant la finale
À quelques jours d’une finale de Coupe du monde qui s’annonce brûlante face à l’Argentine, l’Espagne a reçu la nouvelle qu’elle attendait. Lamine Yamal sera là. Entier, disponible, prêt à repartir au duel après une alerte qui avait glacé tout un pays au coup de sifflet final contre la France.
Le prodige du Barça, encore adolescent mais déjà au cœur du projet de Luis de la Fuente, avait signé une prestation majuscule lors de la demi-finale remportée 2-0. Toujours entre les lignes, toujours face au jeu, il a constamment fait reculer la défense française, confirmant qu’il est devenu en un temps record l’un des hommes les plus influents de la Roja.
Puis, d’un coup, le silence.
Au terme de la rencontre, les caméras l’ont surpris en train de boiter, le visage fermé, en regagnant les vestiaires. Quelques minutes plus tôt, il avait stoppé Kylian Mbappé en transition défensive, subi un choc, porté la main à sa jambe. Il s’était relevé, avait terminé la partie sans demander de changement, sans intervention du staff médical sur la pelouse. Mais ces images, ce léger boitement dans les couloirs du stade, ont suffi à lancer un torrent de questions : Lamine Yamal allait-il aborder la finale diminué ?
La réponse est tombée, nette.
Selon les informations confirmées par la Fédération royale espagnole de football (RFEF), les vingt-six joueurs convoqués par Luis de la Fuente sont aptes. Pas de forfait, pas de doute, pas de gestion particulière annoncée pour le jeune ailier. Le staff médical de la sélection a examiné le joueur et livré un verdict rassurant : aucune lésion préoccupante, feu vert pour la grande affiche de dimanche.
Cette clarification met fin à un début de psychodrame. Car l’Espagne ne parle plus de Lamine Yamal comme d’un simple espoir. Sa performance contre la France a encore renforcé ce statut à part. Il a pris le ballon, provoqué, cassé les lignes, assumé la lumière dans le dernier carré de la plus grande compétition internationale. À 19 ans, il porte déjà une part du destin de la Roja.
Luis de la Fuente, lui, n’a pas attendu les rumeurs pour calmer le jeu. Dès la fin de la demi-finale, le sélectionneur avait tenu à dissiper les inquiétudes en s’appuyant sur les premiers retours de son staff médical. Il expliquait alors avoir parlé aux médecins et ne disposait d’aucun élément alarmant concernant son numéro de Barça.
Les examens et les observations des jours suivants lui ont donné raison. Lamine Yamal s’est entraîné, a poursuivi sa préparation vers la finale, sous l’œil attentif d’un staff bien conscient de son importance tactique et émotionnelle. L’Espagne sait qu’avec lui sur le terrain, le rapport de forces change, que chaque prise de balle peut faire basculer un match, même face à l’Argentine.
Le décor est donc planté. La Roja se présentera au complet, avec son joyau de couloir disponible et prêt à défier une défense argentine qui n’ignore plus rien de la menace. À présent, une seule question demeure : jusqu’où ce gamin, déjà indispensable, peut-il encore pousser les frontières de son propre talent dans la plus grande finale de toutes ?



