Kadidiatou Diani : la nouvelle star des London City Lionesses
Les London City Lionesses voulaient des buts. Elles viennent de signer une machine.
Avec Kadidiatou Diani, le club londonien attire une attaquante qui a empilé les chiffres là où la pression est maximale. À OL Lyon d’abord : 41 buts en 93 apparitions. À Paris Saint-Germain ensuite : 86 réalisations en 145 matches, ce qui fait d’elle la deuxième meilleure buteuse de l’histoire du club de la capitale. Rien que ça.
Sur la scène internationale, Diani a confirmé ce qu’elle répète chaque saison en club. Lors de la Coupe du monde 2023, elle termine co-deuxième meilleure buteuse du tournoi avec quatre buts, à une unité seulement de la Japonaise Hinata Miyazawa. Quand le niveau grimpe, elle ne disparaît pas. Elle s’impose.
Une régularité de grande buteuse
Les chiffres racontent la même histoire, saison après saison. Diani a inscrit au moins 14 buts lors de chacune de ses sept dernières saisons. Sa campagne la plus prolifique reste 2022-2023 : 26 buts toutes compétitions confondues, dont 17 en 17 matches de championnat. Un rythme de buteuse de très haut niveau, digne des références européennes.
Son efficacité a fini par être récompensée au sommet du continent : en 2024, elle termine meilleure buteuse de l’UEFA Women’s Champions League. Une ligne de plus dans un palmarès qui commence à peser.
Trophées, médailles et statut
À 31 ans, Diani arrive à Londres avec une collection déjà bien fournie. Elle a remporté le titre de championne de France en 2021, soulevé à deux reprises la Coupe de France Féminine, et s’est offert le SheBelieves Cup en 2017 avec l’équipe de France.
Son transfert au Paris Saint-Germain en 2017, en provenance de Paris FC, avait déjà marqué les esprits : le club parisien avait alors déboursé un montant record pour la Division 1 Féminine. Un investissement qui a façonné la trajectoire d’une attaquante devenue cadre en club comme en sélection.
Vitry, le hip-hop et la danse d’après-match
Diani, c’est aussi une histoire de racines. D’origine malienne, elle a grandi à Vitry-sur-Seine, banlieue parisienne connue comme l’un des berceaux du hip-hop français. Une ambiance qui l’a façonnée autant que les terrains synthétiques de la région parisienne.
Obsédée par la musique, elle cite le hip-hop, le R’n’B et l’Afrobeats parmi ses genres favoris. Dans le vestiaire, elle n’hésite pas à lancer une danse après une victoire. L’attaquante sait faire trembler les filets, mais aussi détendre une atmosphère, souder un groupe, mettre le volume quand il le faut.
Polyvalence et profil de star
Sur le terrain, Diani offre un luxe rare à un entraîneur : elle peut jouer sur les deux ailes comme en pointe. Ailière capable de déborder, attaquante capable de finir, elle s’adapte aux systèmes et aux contextes, sans perdre son instinct de buteuse.
Ses proches et certaines coéquipières la comparent parfois à Beyoncé, tant ses attitudes, sa présence et sa manière d’occuper l’espace respirent le charisme. Une star du vestiaire, mais surtout une star des grands soirs.
Une gagnante depuis toujours
Avant de briller chez les grandes, Diani avait déjà l’habitude de poser avec des trophées. Avec les équipes de France de jeunes, elle remporte la Coupe du monde U17 de la FIFA en Azerbaïdjan, puis le Championnat d’Europe U19 de l’UEFA au pays de Galles l’année suivante. Les tournois, elle ne les découvre pas. Elle les collectionne.
Dans ce parcours, une amitié compte tout particulièrement : celle avec Marie Adram, ancienne internationale française des équipes de développement, que Diani décrit comme sa meilleure amie dans le football. Un repère dans un environnement où tout va très vite.
Les London City Lionesses ne recrutent pas seulement une buteuse. Elles accueillent une joueuse au sommet de sa maturité, forgée par les titres, les records et les grandes compétitions. Reste une question, simple et brûlante : jusqu’où Kadidiatou Diani peut-elle pousser le club londonien dans la hiérarchie du football féminin ?



