Kim Kardashian et Lewis Hamilton : un week-end contrasté à Austin
Pendant que Lewis Hamilton se battait roue contre roue sur l’asphalte texan, Kim Kardashian jouait une autre partition, tout aussi millimétrée, sur le terrain qui a fait sa légende : la mode. Deux univers, deux scènes, un même week-end où l’image, la performance et le timing comptaient autant que le résultat brut.
Dimanche 25 octobre, Kim Kardashian a relancé la machine avec un nouveau drop de son projet Kardashian Kloset. Un message lapidaire posté sur Instagram, parfaitement calibré pour sa communauté : « My new @kardashiankloset drop is INSANE! Shop now ». Une phrase, et l’annonce est faite.
Kardashian Kloset, c’est ce concept bien rodé où les pièces issues des dressings de la famille Kardashian-Jenner sont revendues au public. Un vide-dressing XXL transformé en business à part entière. Cette nouvelle sélection aligne des pièces de luxe en série : vêtements, manteaux, robes, pantalons, sacs à main, chaussures. Tout ce qui compose l’arsenal stylistique du clan.
Parmi les articles mis en avant, une paire de sandales Christian Louboutin affichée à 595 dollars. Plus loin, un sac Dolce & Gabbana présenté comme une pièce rare, proposé à 2 995 dollars. Les prix plantent le décor : on ne parle pas de simples souvenirs de tapis rouge, mais d’objets de désir soigneusement choisis pour entretenir le mythe Kardashian.
De Rome à Austin, deux scènes, deux enjeux
Ce drop ne tombe pas au hasard. La veille, samedi 24 octobre, Kim Kardashian se trouvait à Rome pour la première mondiale de la saison 2 de All’s Fair, la série créée par Ryan Murphy. Elle y incarne Allura Grant, avocate spécialisée dans les divorces, à la tête d’un cabinet exclusivement féminin à Los Angeles.
Entre une avant-première en Europe et un lancement de collection en ligne, la businesswoman rappelle une chose : la mode reste au cœur de son empire. Chaque apparition, chaque projet, chaque robe, s’imbrique dans une stratégie globale où l’image vaut autant qu’un contrat.
Au même moment, à des milliers de kilomètres de là, Lewis Hamilton vivait un autre type de pression. Sur le circuit des États-Unis, à Austin, l’enjeu se mesurait en dixièmes de seconde.
Hamilton, rapide mais frustré au Grand Prix des États-Unis
Dimanche, au Texas, le pilote Ferrari a coupé la ligne en quatrième position. Une place qui laisse un goût amer au vu du rythme affiché tout au long du week-end. Parti cinquième sur la grille, Hamilton avait pourtant donné le ton dès les essais libres, en signant le meilleur temps de la troisième séance. Le rythme était là, la confiance aussi.
Mais la course a raconté une autre histoire. Devant lui, Max Verstappen, au volant de sa Red Bull, a une nouvelle fois imposé sa loi. Hamilton a terminé à un peu plus d’une seconde du Néerlandais, tout près, mais pas assez pour transformer sa remontée en podium.
Après l’arrivée, le Britannique a pointé du doigt un problème bien précis : du sous-virage et des soucis de réglages sur sa Ferrari dans les premiers tours. La voiture ne répondait pas comme il l’aurait voulu, l’empêchant d’attaquer comme prévu. Le tableau s’est éclairci en fin de course, avec une monoplace plus équilibrée, mais le temps perdu au départ a pesé lourd.
Résultat : une quatrième place, 12 points engrangés, et un total porté à 241 unités au championnat. Hamilton reste troisième du classement général. Comptablement, l’opération n’est pas catastrophique. Sportivement, elle laisse le sentiment d’une occasion manquée.
Cap sur Mexico… avec Kim en tribunes ?
Le calendrier ne laisse aucun répit. La Formule 1 enchaîne. Du 30 octobre au 1er novembre, le paddock posera ses valises à l’Autódromo Hermanos Rodríguez pour le Grand Prix de Mexico. Un circuit à haute altitude, une ambiance en fusion, un rendez-vous qui ne pardonne rien aux réglages approximatifs.
Hamilton y arrivera avec la volonté évidente de transformer cette bonne forme en podium, voire en victoire, après avoir frôlé mieux au Texas. Ferrari sait où elle a perdu du terrain à Austin : la marge de progression est claire, la pression aussi.
Reste une question, plus légère mais révélatrice du mélange des genres qui rythme désormais le sport de haut niveau : après Rome et son drop Kardashian Kloset, verra-t-on Kim Kardashian dans les tribunes de Mexico pour soutenir Lewis Hamilton, entre deux lancements de collection ?




