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Juventus face à Sassuolo : enjeux et absences

Luciano Spalletti n’a pas eu le temps de s’installer que déjà l’infirmerie lui dicte ses choix. Dimanche soir, sur la pelouse du Mapei Stadium, l’entraîneur de la Juventus devrait rappeler Teun Koopmeiners pour tenter de préserver l’invincibilité des Bianconeri en ce début de saison de Serie A 2026-2027. Coup d’envoi à 19h45, heure britannique, pour un déplacement qui arrive tôt, mais qui pèse déjà lourd.

Une Juventus invaincue mais déjà amoindrie

Deux victoires contre Frosinone et Parma pour lancer le championnat, puis un nul accroché 1-1 face au Milan à l’Allianz Stadium : la Juventus avance, mais sans marge. En face, Sassuolo a démarré de façon plus heurtée, avec une victoire, un nul et une défaite, ce qui le place au milieu de tableau avant cette quatrième journée.

Le vrai problème, pour Spalletti, se situe au cœur du jeu. Le capitaine Manuel Locatelli est écarté pour plusieurs mois. Khephren Thuram suit le même chemin, et Weston McKennie n’est pas encore opérationnel. Résultat : ceux que le club semblait prêt à sacrifier il y a encore quelques semaines deviennent soudain indispensables.

Teun Koopmeiners et Douglas Luiz devraient former le double pivot devant la défense. De « solutions de rechange », ils sont passés à « premiers noms couchés sur la feuille ».

Les nouvelles têtes prennent le relais

L’hémorragie ne s’arrête pas au milieu. Kenan Yildiz manque lui aussi à l’appel. Contre Milan, c’est la recrue estivale Kerim Alajbegovic qui avait assuré l’intérim dans le rôle de soutien de l’attaque. Il devrait être reconduit, preuve que Spalletti n’hésite pas à s’appuyer sur les nouveaux venus dans un contexte déjà tendu.

D’après les indications de Sky Sport Italia, Nico Gonzalez a une longueur d’avance pour occuper la position de milieu offensif central, devant Nick Woltemade. L’Allemand, aperçu face au Milan, pourrait donc débuter sur le banc, utilisé comme carte à jouer plutôt que comme point de fixation d’entrée de jeu.

Sur les côtés et dans la profondeur, la Juventus devrait compter sur la vitesse et les appels de Conceicao et de Randal Kolo Muani, chargé de convertir les rares espaces en or.

Bonne nouvelle tout de même : le prêté de Tottenham, Pape Matar Sarr, devrait enfin apparaître sur une feuille de match turinoise pour la première fois depuis son arrivée estivale. Une option de plus dans une zone de terrain où chaque ressource compte.

À l’inverse, Andrea Cambiaso, Jeremie Boga, Jeff Ekhator et Juan Cabal ne devraient pas être de la partie. Une liste d’absents qui s’allonge et qui oblige Spalletti à jongler avec les équilibres.

Sassuolo en embuscade

Sassuolo ne se présentera pas en victime consentante. Aligné en 4-3-3, le club neroverde devrait démarrer avec Muric dans le but, protégé par une ligne défensive Cinquegrano – Leysen – Idzes – Doig. Au milieu, Adzic, Matic et Bakola auront pour mission de couper les circuits turinois et de lancer rapidement les flèches offensives.

Devant, un trio Berardi – Esposito – Lauriente promet de tester la solidité de la charnière Bremer – Lucumi et la capacité des latéraux Kalulu et Celik à tenir le un contre un.

Spalletti, lui, devrait rester fidèle à son 4-2-3-1 : Vicario dans le but ; Kalulu, Bremer, Lucumi et Celik en défense ; Douglas Luiz et Koopmeiners en sentinelles ; Conceicao, Nico Gonzalez et Alajbegovic en soutien de Kolo Muani. Une structure claire, mais portée par des automatismes encore fragiles.

Une soirée déjà révélatrice

La Juventus arrive à Reggio Emilia invaincue, mais entamée. Sassuolo se sait capable de faire trébucher les grands sur sa pelouse. Entre un milieu recomposé à la hâte et des recrues propulsées d’emblée dans le onze, ce déplacement ressemble à un premier test de caractère pour la nouvelle ère Spalletti.

Les Bianconeri ont déjà perdu des hommes. Ont-ils les ressources pour ne pas perdre le fil de leur saison dès septembre ?