Calendrier et préparation avant le derby de Manchester
La veille du derby de Manchester, on ne parle presque que de ça : le calendrier. Les jambes lourdes, les jours de repos, l’impression de jouer en continu. Manchester United arrive à ce choc de Premier League avec un net désavantage de récupération, après un déplacement européen jusqu’en Azerbaïdjan pour affronter Sabah en Champions League jeudi soir.
De l’autre côté de la ville, Manchester City a bouclé sa semaine européenne dès mardi, à Porto. Un déplacement costaud, certes, mais deux jours de récupération en plus dans les jambes. À ce niveau, c’est énorme. Michael Carrick ne s’en cache pas : il a pesté contre ce calendrier resserré, qualifiant l’organisation de l’UEFA de « pas idéale » pour son groupe.
Maresca refuse de se plaindre
Interrogé sur ce déséquilibre de préparation, Enzo Maresca n’a offert aucune porte de sortie à son homologue. L’Italien a rappelé que City avait déjà connu exactement la même situation la saison passée : recevoir Napoli un jeudi, puis se rendre sur la pelouse d’Arsenal deux jours plus tard.
« Pour être honnête, le club m’a dit que c’était arrivé exactement pareil l’an dernier, quand le club a joué Napoli puis, après deux jours, Arsenal. Parfois ça arrive dans le football », a expliqué Maresca. Avant de trancher : il ne doute pas un instant que Manchester United sera prêt.
Pour lui, ces contraintes font partie du décor du très haut niveau. On ne négocie pas avec le calendrier, on s’y adapte. « Ça arrive et il faut s’adapter. C’est arrivé l’an dernier avec nous, cette saison avec eux, la saison prochaine ce sera une autre équipe. La seule chose que je peux dire, c’est que ça arrive et qu’il faut s’adapter », a-t-il insisté.
Le message est clair : pas d’excuse possible. À Old Trafford comme à l’Etihad, on joue quand on vous dit de jouer.
Respect mutuel avant le choc
Derrière ce discours tranchant, Maresca n’en reste pas moins admiratif du travail de Carrick à Old Trafford. Les deux entraîneurs se connaissent : leurs chemins s’étaient déjà croisés il y a trois ans, lorsque le Leicester City de Maresca avait affronté le Middlesbrough de Carrick. Depuis, l’Italien suit de près la progression de son rival.
United avait d’ailleurs fait tomber City la saison dernière, peu après la prise de fonctions de Carrick en intérim. Un tournant. « Je pense qu’il fait un travail fantastique depuis la saison dernière. Il a pris l’équipe dans une situation compliquée, il a très bien terminé. Cette saison démarre plus ou moins de la même façon, donc il fait vraiment du bon travail », a reconnu Maresca.
Le respect est posé, le décor aussi. Dimanche, il n’y aura plus de compliments, seulement un derby à gagner.
United déjà sous pression
Ce rendez-vous s’annonce comme un test majeur pour un Manchester United encore en quête de stabilité en ce début de saison. Les premiers résultats ont déjà déclenché les critiques : une défaite inaugurale choc contre le promu Hull City, puis un nul frustrant 2-2 face à Everton, avec l’avantage laissé filer à deux reprises.
Le doute s’est installé, au moins à l’extérieur. Mais à Old Trafford, l’attaque reste tranchante : neuf buts inscrits en seulement deux matches à domicile depuis le début de la saison. Le public a encore de quoi se lever de son siège, et City est prévenu.
Les hommes de Maresca tenteront de faire parler leur fraîcheur physique, leur journée de repos supplémentaire, leur capacité à gérer ce type de séquence. United, lui, misera sur la ferveur d’Old Trafford et une attaque déjà en feu.
Reste une question, brutale et simple : au bout de 90 minutes, ce seront les jambes ou le caractère qui feront la différence dans Manchester ?




