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Juventus refuse de céder Kenan Yildiz à Arsenal

Arsenal peut insister, Juventus ne bougera pas. À Turin, le message est passé, sans nuance.

Courtisé depuis des mois par le club londonien, Kenan Yildiz reste au centre du projet bianconero. À 21 ans, l’attaquant turc sort d’une saison pleine : 47 matches toutes compétitions confondues, 11 buts, 10 passes décisives. Des chiffres qui attirent les regards, mais qui renforcent surtout la détermination de la Juve à le garder à l’Allianz Stadium.

À la veille du début de la nouvelle saison de Serie A, avec un déplacement à Frosinone au programme, l’entraîneur des Bianconeri a éteint la rumeur d’un revers de main.

« Je suis parfaitement tranquille, parce que gérer Yildiz est facile pour moi », a lancé Luciano Spalletti en conférence de presse, sourire aux lèvres. « Ils peuvent offrir ce qu’ils veulent, je veux Yildiz ici et je le mettrai toujours sur le terrain. C’est un garçon parfait dans le dialogue, il est mûr et sait qu’il n’a pas besoin de se précipiter. »

Un phénomène annoncé

Arrivé en 2022 en provenance de l’académie du Bayern Munich, Yildiz a brûlé les étapes. Passé par les équipes de jeunes, il a très vite montré qu’il était trop fort pour ce niveau, jusqu’à s’imposer dans le groupe professionnel. Sa progression s’est matérialisée par un premier trophée majeur avec la Juve : la Coppa Italia 2023-24.

Spalletti ne cache pas l’ampleur de ses attentes. Sur la question de la valeur du joueur, il a été clair : « Son futur est déjà important en restant à Juventus, pas parce qu’il y a d’autres clubs prêts à dépenser 100 M€ pour lui. Nous sommes tous convaincus que nous pouvons montrer le potentiel total de Kenan, et il est un phénomène potentiel du football. Les tifosi en sont convaincus aussi.

Le terme est lâché : « phénomène potentiel ». À Turin, personne ne veut voir ce pari se concrétiser ailleurs.

Héritier assumé et symbole de la Juve nouvelle

Yildiz ne séduit pas seulement par ses dribbles et sa créativité. Il a rapidement compris ce que représente le maillot bianconero. Le Turc n’a jamais caché son admiration pour Alessandro Del Piero. Il a même repris la célébration langue tirée de la légende de la Juve après ses buts, comme un clin d’œil permanent à l’histoire du club.

Ce lien affectif compte. Il renforce l’idée qu’un départ pour Londres paraît lointain, presque contre-nature, au moment où le jeune attaquant cherche à écrire sa propre histoire à Turin.

La direction du club l’a d’ailleurs placé au centre de son projet offensif pour les années à venir. Un contrat de cinq ans signé plus tôt cette année verrouille sa situation et offre à la Juve une position de force totale dans les négociations. Un cadre précieux, surtout après une saison conclue à la sixième place et une campagne européenne à disputer en UEFA Europa League.

Arsenal insiste, la Juve résiste

De l’autre côté, Arsenal ne reste pas immobile. Le champion d’Angleterre en titre a animé le mercato estival avec les arrivées d’Ezri Konsa (Aston Villa), Bruno Guimarães (Newcastle United) et Christos Tzolis (Club Brugge).

Les Gunners cherchaient un nouveau visage offensif après le départ de Leandro Trossard et dans un contexte de doute croissant autour de l’avenir à long terme de Gabriel Martinelli à l’Emirates Stadium. Yildiz cochait toutes les cases : jeune, créatif, décisif, déjà habitué à la pression d’un grand club.

Les rumeurs évoquaient un possible énorme chèque pour faire vaciller la Juve. Mais à Turin, on ne parle pas de prix. On parle de projet.

Pendant ce temps, Arsenal a lancé sa défense de titre en Premier League de manière autoritaire, avec un succès 3-0 contre Coventry City vendredi. L’effectif est renforcé, la dynamique est bonne, mais la cible prioritaire en attaque semble, elle, solidement hors de portée.

La question n’est donc plus de savoir combien Arsenal est prêt à dépenser. La vraie question est simple : qui osera vraiment défier la conviction d’un club qui voit en Kenan Yildiz le visage de son futur ?