Jon Martin, le défenseur basque qui attire Liverpool et Arsenal
À 20 ans, Jon Martin n’a encore rien gagné de majeur. Mais il a déjà quelque chose que beaucoup de défenseurs traînent toute une carrière à chercher : l’aura de celui que tout le monde veut.
Le jeune international espagnol U21, formé à la Real Sociedad, se retrouve au cœur d’une bataille de géants. Liverpool, Arsenal, Chelsea et le Real Madrid suivent de très près chaque intervention, chaque sortie de balle, chaque duel aérien du défenseur central né près de Saint-Sébastien.
De la liste des “60 meilleurs” à taulier de la Real
En octobre 2023, son nom apparaît dans la liste des 60 meilleurs joueurs au monde nés en 2006. Une distinction souvent symbolique pour certains, mais qui, dans son cas, a servi de coup d’accélérateur.
Promu en équipe première de la Real Sociedad en 2024, Martin fait ses débuts en mai. Il ne s’agit pas d’une apparition anecdotique. La saison suivante, il s’installe. Vingt-cinq matches de Liga disputés lors du dernier exercice, déjà six titularisations sur huit rencontres depuis le début de la saison actuelle : le Basque n’est plus un espoir, il est une pièce maîtresse.
Droitiers, rapides, puissants, les défenseurs centraux ne manquent pas en Europe. Mais Martin ajoute une dimension qui change tout : il sait sortir proprement le ballon, dribbler sous pression, casser des lignes à la passe. Une menace dans les airs dans les deux surfaces, un point d’appui technique dans la relance. Le profil moderne par excellence.
Les grands d’Europe se placent
Selon le média allemand Fussball News, Arsenal, Chelsea et Liverpool “suivent de près le développement” du défenseur espagnol, tandis que le Real Madrid l’a également “sur son radar”. Pour l’instant, on parle de phase de repérage et d’évaluation. Rien de plus officiel. Mais les premières discussions exploratoires avec ses représentants pourraient débuter en vue du mercato d’hiver.
Arsenal et Chelsea apprécient particulièrement sa flexibilité tactique et sa qualité dans la première relance. À Londres, on le voit comme un défenseur “résistant au pressing”, un joueur capable de faire respirer son équipe quand le bloc adverse se resserre. À la Real, on le décrit déjà comme un “joyau”.
Liverpool, de son côté, regarde plus loin. Le club d’Anfield le cible comme une solution “à long terme” pour renforcer l’axe défensif et préparer l’après Virgil van Dijk. Un mot revient souvent dans les couloirs : rajeunir. Intégrer Martin permettrait de rafraîchir les options d’Andoni Iraola derrière, avec la possibilité de bâtir une charnière solide aux côtés de Jeremy Jacquet ou Giovanni Leoni.
Un contrat béton, un prix clair
La Real Sociedad n’est pas naïve. Le club a verrouillé son prodige avec un contrat courant jusqu’en juin 2032. Une durée qui donne du pouvoir et du temps. Et surtout, un chiffre : 50 millions d’euros. C’est le montant réclamé pour laisser partir Martin.
Aston Villa s’était déjà renseigné en juin. Aujourd’hui, la piste anglaise la plus chaude semble se situer du côté de Liverpool et Chelsea, avec Arsenal et le Real Madrid en embuscade.
Liverpool, entre présent et futur
Les Reds sortent d’un été agité en défense. Ibrahima Konaté a pris la direction de Madrid, laissant un vide dans l’axe. Ronald Araujo, prêté par le Barcelona, a rapidement imposé sa griffe dans les premières semaines de la saison. Si l’Uruguayen maintient ce niveau, Liverpool pourrait lever son option d’achat à 55 millions d’euros.
Dans le même temps, le club façonne aussi l’avenir. Le jeune Ifeanyi Ndukwe, 18 ans, est prêté à Levante et suscite beaucoup d’espoirs en interne. Ajouter Martin à cette équation, c’est construire une défense pensée pour durer, avec plusieurs profils complémentaires.
Arsenal ou Chelsea : quel style pour Martin ?
Sur le papier, un transfert à Arsenal intrigue. Les champions en titre disposent déjà de la meilleure défense du pays. La concurrence y est féroce, les places chères. Pour un joueur de 20 ans en pleine phase de développement, le temps de jeu deviendrait un vrai sujet. Dans ce contexte, percer à l’Emirates s’annoncerait comme un défi colossal.
Chelsea, en revanche, offre un décor différent. Xabi Alonso, avec ses liens naturels avec la Real Sociedad, connaît parfaitement le contexte dans lequel Martin a grandi. Son goût pour les systèmes à trois centraux pourrait aussi maximiser les qualités du jeune Basque : agressif dans l’anticipation, fort dans les duels, à l’aise pour défendre haut et relancer sous pression.
Un club qui veut reconstruire, un entraîneur qui comprend le joueur, un système qui le mettrait en valeur : l’équation a de quoi séduire.
Un hiver sous haute tension
Le dossier Jon Martin ne fait que commencer. Les scouts remplissent leurs rapports, les directions sportives affinent leurs priorités, les agents prennent des notes. La Real, elle, tient son prix et son calendrier.
Reste une question, la seule qui compte vraiment : où ce défenseur de 20 ans, déjà courtisé par l’élite, choisira-t-il d’écrire la suite de son histoire ?




