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Jeff Fenech hospitalisé : un combattant face à de nouveaux défis

Jeff Fenech, légende du ring australien, se bat à nouveau. Cette fois, ce n’est pas pour un titre mondial, mais contre des problèmes cardiaques qui l’ont conduit à l’hôpital, alors que le monde du sport australien retient son souffle.

Un champion à l’hôpital, une famille sous tension

Hospitalisé à la Strathfield Private Hospital depuis une dizaine de jours, Fenech a été pris en charge après avoir ressenti une fatigue extrême, des difficultés respiratoires et un malaise général, selon Code Sports. Pour un homme qui a bâti sa carrière sur la résistance et la souffrance contrôlée, ces signaux n’avaient rien d’anodin.

C’est son gendre, le joueur de NRL Bradman Best, qui a mis des mots publics sur cette inquiétude. À la veille de ses débuts en Test avec l’Australie lors de la Rugby League World Cup, l’ailier des Knights n’a pas parlé d’abord de lui, mais de celui qui l’inspire.

« Jeff a été énorme pour moi, je voulais juste lui faire un petit clin d’œil », a confié Best.

Puis il a lâché l’information qui a glacé plus d’un fan : « Il est à l’hôpital en ce moment. Je pense à lui. Il est dur, c’est toujours un combattant. »

Le poids d’un héritage

Pour Best, Fenech n’est pas seulement une icône. C’est le beau-père, le mentor, le conseiller de l’ombre.

« Jeff a fait beaucoup pour moi dans ma carrière. Je lui rendais visite la semaine dernière et il me donnait encore des conseils sur ce que je devais faire, comment être meilleur », a-t-il expliqué.

Avoir à portée de main un quadruple champion du monde, ce n’est pas un détail dans la vie d’un sportif de haut niveau : « C’est spécial d’avoir un beau-père comme ça, un quadruple champion du monde. C’est une icône en Australie et c’est spécial d’avoir un lien comme celui-là avec lui. »

Interrogé sur la gravité de l’état de santé de Fenech, Best n’a pas esquivé, tout en affichant la confiance qui colle à la peau du clan : « Oui, ça ira. C’est toujours un combattant. Il a eu quelques problèmes au cœur et tout ça, mais il ira bien. »

Un cœur déjà éprouvé

Ce n’est pas la première fois que la santé de Jeff Fenech inquiète. En 2019, en Thaïlande, il avait déjà subi une opération à cœur ouvert en urgence, alors qu’il entraînait Jack Brubaker, futur adversaire de Tim Tszyu à l’époque. En 2024, nouveau coup dur : une infection bactérienne a endommagé son cœur, mais aussi son estomac et son poignet, l’obligeant à repasser sur la table d’opération.

Chaque fois, il est revenu. Marqué, mais debout. Fidèle à son image de guerrier qui refuse le compte de dix.

Tszyu privé de son général de coin

Cette nouvelle alerte intervient à un moment clé. Dans quelques mois, Jeff Fenech doit accompagner Tim Tszyu dans l’un des plus grands défis de sa carrière : tenter de devenir champion du monde dans une deuxième catégorie de poids face à Erislandy Lara.

Les deux hommes ont officiellement uni leurs forces en juillet. Le vétéran est alors devenu l’entraîneur principal de Tszyu, l’aidant à renverser Errol Spence Jr et à franchir un cap dans sa boxe. Ce duo, mélange d’expérience brute et d’ambition dévorante, devait être l’arme maîtresse pour l’assaut sur Lara.

Avec Fenech cloué à l’hôpital et promis à un rôle forcément limité dans la préparation, la donne change. Pour le camp Tszyu, il a fallu réagir vite. C’est Basil Nassis qui a pris les rênes de l’entraînement, chargé de maintenir le cap vers un combat annoncé pour fin novembre ou décembre.

La question n’est plus seulement tactique. Elle est émotionnelle. Comment un boxeur comme Tszyu gère-t-il la perspective du plus grand combat de sa carrière sans la présence constante de celui qui devait être son guide dans la tempête ?

Un combattant, encore et toujours

Au-delà des ceintures et des plans de carrière, l’histoire revient toujours au même homme. Jeff Fenech, 4 titres mondiaux, icône nationale, figure respectée bien au-delà des frontières de la boxe, se retrouve une nouvelle fois face à un adversaire invisible mais redoutable.

Son gendre le dit avec une simplicité désarmante : « Il est toujours un combattant. »

Le ring, cette fois, a des murs blancs et des machines qui bipent. Mais la question reste la même : combien de fois un champion peut-il se relever ?