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Tyson Fury promet de foudroyer Anthony Joshua à Cardiff

Tyson Fury n’a pas attendu longtemps avant de se remettre en scène. À peine Daniel Dubois avait-il terminé son œuvre brutale contre Fabio Wardley à Londres que le « Gypsy King » s’est emparé de son téléphone. Une courte vidéo, un message limpide, et une menace directe pour Anthony Joshua : le 11 décembre, à Cardiff, Fury promet le chaos. Littéralement.

« C’est exactement ce qui va arriver à AJ le 11 décembre, foudroyé », lance-t-il, hilare mais glacé, sur Instagram. « Relève-toi. »

Dubois expédie Wardley, Fury se frotte les mains

Au Copper Box de Londres, Daniel Dubois n’a pas traîné. WBO heavyweight title en jeu, première défense depuis qu’il a récupéré la ceinture en mai face… à ce même Fabio Wardley, dans un combat éreintant de 11 rounds où il avait dû se relever deux fois du tapis. Cette fois, pas de marathon. Juste une démolition.

Moins de 20 secondes. C’est tout ce qu’il a fallu à Dubois pour faire basculer la soirée. Un énorme direct du droit, Wardley s’écroule. Le champion sent l’odeur du sang, avance sans un regard en arrière. Au deuxième round, une série de coups lourds, sans réponse, pousse le coin de Wardley à jeter l’éponge. Serviette blanche, combat terminé. Dubois conserve sa ceinture, avec la manière.

Fury, spectateur intéressé, salue la performance : « C’était un combat de poids lourds très excitant entre Dubois et Wardley. Bravo aux deux. Bien joué à Daniel pour avoir gardé sa ceinture avec un bon KO. C’est comme ça qu’on les sort de là, big Dan. »

L’éloge n’est pas gratuit. Il sert aussi de tremplin à sa propre promesse : ce qu’il vient de voir, il jure de le reproduire sur Joshua, au Principality Stadium.

Dubois en mission : « Je refusais de perdre »

À 29 ans, Daniel Dubois a parlé comme il a boxé : frontal, sans fioritures.

« J’étais simplement prêt pour une guerre. Quoi qu’il fasse, ça n’allait pas m’affecter : ses coups ou quoi que ce soit. Je ne les sentirais pas, et j’allais juste passer à travers lui. »

Il ajoute : « J’étais dans ma bulle. Tellement concentré, et je n’allais pas être refusé. Je refuse de perdre. »

Cette détermination, on l’a vue dès la première cloche. Pas de round d’observation, pas de calcul. Dubois a traversé le ring comme un homme qui sait qu’il ne peut pas se permettre de laisser le doute s’installer, surtout après le combat éreintant de mai. Là où Wardley avait réussi à le traîner dans les profondeurs, il l’a cette fois noyé d’entrée.

Une fois la ceinture sécurisée, Dubois s’est tourné vers son promoteur, Frank Warren, avec une question simple : « Qui est le prochain ? »

Warren vise l’unification, l’ombre de Fury et Joshua plane

Frank Warren, qui gère aussi la carrière de Tyson Fury, voit plus large. Beaucoup plus large. Dans son écurie, il aligne déjà Filip Hrgovic, détenteur de la ceinture IBF, et Agit Kabayel, nouveau champion WBC. Toutes les pièces d’un grand puzzle commencent à s’assembler.

« Tous ces noms sont là pour faire un combat d’unification l’année prochaine, et c’est ce sur quoi nous travaillons », explique-t-il. L’idée est claire : Dubois ne doit plus se contenter de défendre. Il doit unifier.

Interrogé sur la possibilité de voir Dubois affronter ensuite le vainqueur du choc Fury–Joshua, Warren tempère sans fermer la porte : « Eh bien, ça reste à voir, mais que faire avec ces combats ? On ne peut qu’essayer de faire les meilleurs combats possibles. »

Les meilleurs combats possibles. C’est précisément ce que promet la fin d’année.

Fury–Joshua à Cardiff : un titre, une revanche, un héritage

Le 11 décembre, Cardiff se transformera en capitale mondiale de la boxe. Principality Stadium, toit fermé, ambiance électrique annoncée. Fury et Joshua, deux trajectoires qui se croisent tard, mais au bon moment pour le spectacle. Le WBA world title sur la table. L’orgueil par-dessus tout.

À 38 ans, Tyson Fury joue gros. Une victoire ferait de lui un triple champion du monde. Une nouvelle ligne dorée dans une carrière déjà pleine de résurrections. Mais pour lui, ce n’est pas seulement une ceinture. C’est aussi une étape vers une obsession : effacer ses deux défaites contre Oleksandr Usyk.

Joshua, lui, représente à la fois un rival national et une passerelle vers cette revanche. Fury le sait, et c’est pour cela qu’il hausse le ton, qu’il parle de KO, de « sparked out », de nuit courte pour AJ.

Le week-end de Dubois a offert un avant-goût du chaos que peuvent offrir les poids lourds. La question maintenant : en décembre, à Cardiff, qui éteindra les lumières, et pour combien de temps dans l’histoire de la catégorie reine ?