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Frank Warren et l'avenir des lourds : Unification et Usyk en 2027

Frank Warren rêve déjà de 2027. Dans sa tête, le puzzle des lourds est presque recomposé : tous les titres réunifiés, des affiches géantes, et un certain Oleksandr Usyk de retour au milieu du cyclone.

Aujourd’hui, la réalité est éclatée. Les quatre ceintures majeures sont dispersées entre différents champions, mais Warren tient trois cartes maîtresses entre ses mains. Parmi elles, celle de Daniel Dubois, détenteur du titre WBO, qui remet sa ceinture en jeu samedi à Londres contre Fabio Wardley.

« Le plan, c’est de faire les combats d’unification et d’essayer de remettre Usyk dans le coup », a confié le promoteur au podcast 5 Live Boxing. Il insiste : « Personne ne peut dire qu’on empêche les gars de s’affronter. »

Dubois–Wardley, acte II pour une place dans le grand échiquier

Samedi, l’O2 Arena servira de décor à un remake déjà chargé d’histoire. Il y a cinq mois, à Manchester, Daniel Dubois avait vacillé avant de se relever. Deux fois envoyé au tapis en début de combat, il avait renversé Fabio Wardley pour l’arrêter à la 11e reprise, au terme d’un duel sauvage qui a relancé sa carrière.

Cette fois, l’enjeu dépasse la simple revanche personnelle. Warren, qui gère aussi les carrières du champion WBC Agit Kabayel et du détenteur de la ceinture IBF Filip Hrgovic, voit dans ce combat une rampe de lancement vers bien plus grand. Le vainqueur de Dubois–Wardley, estime-t-il, se retrouvera en position idéale pour aller chasser d’autres titres mondiaux.

La soirée londonienne ne sera donc pas seulement un règlement de comptes britannique. Elle s’inscrit dans une stratégie globale : reconstruire une hiérarchie claire chez les lourds, après l’ère Usyk.

Fury–Joshua à Cardiff, avec une ceinture WBA en jeu

Un autre pilier de ce plan se joue plus loin dans le calendrier. Frank Warren affirme que le titre WBA « super » des lourds sera en jeu lors du choc entre Tyson Fury et Anthony Joshua, prévu à Cardiff le 11 décembre.

« La WBA a mis cette ceinture en jeu pour eux », assure-t-il. Officiellement, l’instance n’a pourtant pas encore confirmé publiquement cette décision. Sur ses listes, le Russe Murat Gassiev reste pour l’instant l’unique champion du monde des lourds de la WBA.

Le scénario est clair : si la WBA valide la version avancée par Warren, Gassiev pourrait être rétrogradé au statut de champion « régulier », tandis que le vainqueur de Fury–Joshua deviendrait le titulaire du titre « super », la ceinture phare de l’organisation. Un détail administratif en apparence, mais un basculement majeur dans la hiérarchie.

Usyk, l’ombre du maître sur une division en recomposition

Au-dessus de tout cela plane encore le nom d’Oleksandr Usyk. Le Ukrainien a marqué l’histoire en mai 2024 en devenant le premier champion incontesté des lourds de l’ère à quatre ceintures après sa victoire contre Tyson Fury. Le sommet absolu.

Depuis, le paysage a explosé. Usyk a rendu ses ceintures, laissant la catégorie se fragmenter et offrir une fenêtre à une nouvelle génération de champions. Il a même frôlé la catastrophe contre le néophyte Rico Verhoeven en mai, un combat où il s’est fait peur avant de s’en sortir de justesse. Un rappel brutal que le temps passe, même pour les maîtres.

C’est précisément cette faille que Frank Warren veut exploiter. Ramener Usyk dans le jeu, mais face à un plateau totalement remodelé : Dubois, Wardley, Kabayel, Hrgovic, Fury, Joshua… et ces ceintures qui n’attendent qu’un nouveau roi unique.

Les lourds entrent dans une phase de recomposition accélérée. Les titres se redistribuent, les ego s’entrechoquent, les promoteurs avancent leurs pions. Reste une question brûlante : en 2027, celui qui unifiera tout à nouveau s’appellera-t-il encore Usyk… ou un nouveau visage s’imposera-t-il sur le trône des géants ?