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Naz Reid brille lors de ses débuts avec Charlotte

Naz Reid n’a pas mis longtemps à justifier le pari de Charlotte. Pour son premier match sous le maillot des Hornets, l’intérieur a signé un double-double solide – 20 points, 11 rebonds – et donné le ton d’une victoire pleine de caractère face aux Brooklyn Nets (110-103), mercredi soir.

Sur le banc, Grayson Allen a pris le relais en mode pyromane avec 21 points, tandis que Dennis Schroder a fermé le match avec le sang-froid d’un vétéran : 19 points au total, dont 8 dans un dernier quart-temps qu’il a quasiment contrôlé à lui seul. Brandon Miller (18 points) et Moussa Diabate (17) ont complété une soirée où les « remplaçants » ont joué comme des titulaires.

Charlotte sans ses cadres, mais pas sans répondant

Le contexte n’avait rien d’idéal pour les Hornets. Éliminés du play-in de la Conférence Est la saison passée, ils devaient lancer leur nouvelle ère sans deux titulaires majeurs : Coby White (mollet gauche) et Kon Knueppel (ischio-jambiers droits), meilleur shooteur à 3 points de la ligue l’an passé.

Entre-temps, la franchise a tourné une page majeure en envoyant LaMelo Ball à Minnesota dans le deal qui a justement fait venir Naz Reid. Un transfert risqué sur le papier. Un transfert qui, dès ce premier soir, a pris une autre dimension.

Reid a imposé sa présence, contrôlé le rebond, offert des solutions offensives constantes. Il n’a pas seulement rempli une feuille de stats, il a donné une colonne vertébrale à une équipe amoindrie.

Randle brille, mais Brooklyn reste trop dépendant

En face, Julius Randle a répondu comme une star. Pour ses débuts avec les Nets, l’ailier fort a inscrit 33 points à 11/18 au tir, agressif, propre, intenable par séquences. Michael Porter Jr. a ajouté 26 points à 10/21, mais derrière eux, le désert : aucun autre titulaire de Brooklyn n’a atteint la barre des 10 points.

Pour leur 60e saison, les Nets avaient ressorti des tenues blanches aux liserés rouge et bleu, clin d’œil assumé à leurs années ABA. Le style était là, mais l’équilibre collectif, beaucoup moins. Trop de responsabilités concentrées sur deux hommes, pas assez de relais.

Le banc a tenté de donner un peu d’air, avec notamment Mikel Brown Jr., choisi en 6e position de la dernière draft, auteur de 6 points et 3 passes en 20 minutes. Intéressant par séquences, mais encore loin de peser vraiment sur le sort d’un match comme celui-ci.

Schroder fait basculer le money-time

Charlotte avait construit un matelas de 10 points, grignoté peu à peu jusqu’à n’en laisser que cinq avant le dernier quart. Brooklyn s’accrochait, le match hésitait. Quand Porter a réduit l’écart à 94-90 sur un floater à 7’20 de la fin, l’élan semblait tourner.

C’est à ce moment précis que Dennis Schroder a pris le contrôle.

Pour son premier match avec sa douzième franchise NBA, le meneur allemand a enchaîné les prises d’initiative. En quelques minutes, il a tout simplement dominé le tempo et surclassé les Nets 8-2 à lui seul. Percussions, lecture du jeu, finition : il a conclu cette séquence par un layup en finger roll qui a redonné dix points d’avance aux Hornets (102-92) à 5’38 du buzzer.

Brooklyn a tout de même eu une dernière ouverture. À 1’16 de la fin, Julius Randle convertit un and-one et ramène les siens tout près, à portée d’un seul tir. L’arène retient son souffle, la pression change de camp.

Puis vient la faute de goût fatale : une perte de balle d’Egor Demin. Sur l’action suivante, Grayson Allen sanctionne immédiatement derrière l’arc. Panier à 3 points, écart recreusé, match plié. Les Nets ne s’en remettront pas.

Une nouvelle dynamique à confirmer

Charlotte n’a pas seulement gagné un match, mais une première validation de ses choix forts de l’intersaison. Sans LaMelo Ball, sans deux titulaires blessés, avec un Naz Reid déjà central et un Schroder décisif dans le clutch, les Hornets ont montré un visage plus dur, plus mature.

La suite arrive vite : réception des Atlanta Hawks vendredi pour le premier match à domicile de la saison. L’occasion de voir si cette intensité peut devenir une habitude plutôt qu’une simple belle entrée en matière.

Brooklyn, de son côté, devra vite trouver plus de soutien autour de Julius Randle et Michael Porter Jr. Le prochain test, dès samedi sur le parquet des Cleveland Cavaliers, dira si cette équipe peut devenir plus qu’un duo brillant mais isolé.