Jaya Kalsi sélectionnée pour les Jeux olympiques de la jeunesse 2026
La veille de ses 17 ans, le téléphone de Jaya Kalsi a sonné avec un cadeau d’anniversaire qu’aucune boîte emballée ne pourra jamais égaler. À l’autre bout du fil, la confirmation : la jeune boxeuse de Warwick est sélectionnée pour représenter Team GB aux Jeux olympiques de la jeunesse 2026 à Dakar, au Sénégal.
Pour elle, c’est « un cadeau incroyable ». Pour la boxe britannique, c’est un nouveau visage à suivre de très près.
De Cleary Boxing Gym à Dakar
Dans quelques jours, le 31 octobre, Kalsi s’envolera vers le plus grand rendez-vous de sa jeune carrière. À 16 ans, la boxeuse sikh, déjà médaillée d’or européenne et classée troisième mondiale dans sa catégorie d’âge, va découvrir la scène planétaire chez les 54 kg.
Elle sort de plusieurs semaines de préparation avec Team GB, en salle, dans une routine faite de répétitions, de réglages et de sueur. Ses séances se sont « très bien passées », assure-t-elle. Rien de flamboyant dans le discours, mais une certitude tranquille : elle sait pourquoi elle y va.
Le tirage au sort ? Il tombera sur place, une fois l’équipe installée à Dakar. Peu importe l’adversaire, l’expérience comptera autant que le nom en face. « Ce sera une expérience incroyable », promet-elle.
Une ambition déjà olympique
Pour Kalsi, ces Jeux de la jeunesse ne sont pas une fin en soi, mais une rampe de lancement. Elle vise haut, très haut. Dans sa ligne de mire, deux dates : 2028 et 2032. Deux éditions olympiques qu’elle rêve de disputer avant de basculer chez les professionnelles.
Elle ne s’en cache pas : elle veut rentrer du Sénégal avec l’or autour du cou. « Je vise le sommet, je cherche à obtenir une place pour les Jeux de 2028, puis ceux de 2032, et ensuite passer professionnelle », explique-t-elle. Pas de faux-semblants, pas de modestie forcée. L’objectif est clair, assumé.
Une histoire de famille et de modèles
L’histoire commence bien loin des anneaux olympiques, dans une salle de Leamington Spa, au Cleary Boxing Gym. Jaya a 7 ans. Elle aime déjà le sport, a testé la natation, le karaté. Mais son père, lui, a la boxe dans la peau.
Fan absolu de Ricky Hatton et Floyd Mayweather, il décide de l’emmener à la salle. Un geste simple, presque anodin. Il va changer le cours de la vie de sa fille. Elle accroche immédiatement. Les gants, le bruit sourd des frappes sur les sacs, la discipline. Tout lui parle.
Les années passent, les combats s’enchaînent, les titres aussi. Et les inspirations se précisent. Kalsi cite Katie Taylor comme une « immense inspiration ». L’Irlandaise vient de refermer une carrière monumentale, triple championne incontestée, dans deux catégories de poids différentes, figure majeure de la boxe féminine moderne. Son impact dépasse les ceintures, il a ouvert des portes. Jaya le sait, et s’y projette.
Elle regarde aussi du côté de Mayweather, l’idole de son père. Pas pour le style de vie, mais pour ce qu’elle retient comme essentiel : le « travail acharné et la détermination ». Elle veut, un jour, atteindre « quelque chose comme lui ». Pas une copie, une trajectoire à sa manière, mais avec la même obsession de la victoire.
Cap sur Dakar, et au-delà
À Dakar, elle ne sera pas seule. Sa mère fera le voyage, soutien discret mais constant depuis ses débuts. Une présence qui compte dans un environnement où la pression ne pardonne pas.
Kalsi sait ce qui l’attend : des rounds tendus, des visages inconnus, des styles à décrypter en quelques secondes. Elle sait aussi ce qu’elle veut en ramener : la médaille d’or des Jeux olympiques de la jeunesse. « Je veux ramener l’or et franchir un cap », résume-t-elle.
Une phrase simple, presque sèche. Mais derrière, il y a tout : le gymnase de Leamington Spa, les héros regardés à la télévision, le père qui l’emmène pour la première fois sur le ring, les heures d’entraînement avec Team GB, et ce billet pour Dakar qui ressemble déjà au premier chapitre d’une carrière qu’elle imagine longue, brillante, et résolument tournée vers les Jeux.



