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Jarrod Bowen choisit la loyauté envers West Ham plutôt que Liverpool

Relégué et courtisé, Jarrod Bowen choisit de rester : la loyauté avant Liverpool

Quand la relégation en Championship est tombée, beaucoup au London Stadium ont cru que Jarrod Bowen ferait ses valises dès l’été. Statut de cadre en Premier League, international anglais, profil taillé pour le très haut niveau : tout indiquait une sortie par la grande porte plutôt qu’un voyage à Sunderland ou Rotherham.

Rien de tout ça ne s’est produit.

Ignoré pour la Coupe du monde 2026 par Thomas Tuchel, le capitaine de West Ham a longuement réfléchi. Cette absence avec les Three Lions a pesé dans la balance. Le moment aurait pu être idéal pour tourner la page, aller chercher un nouveau défi, relancer sa trajectoire internationale.

Liverpool a longtemps rôdé. Le départ de Mohamed Salah a laissé un vide béant sur le côté droit de l’attaque, et le nom de Bowen est revenu avec insistance. Mais aucun club n’a transformé l’intérêt en offre concrète. Les rumeurs ont circulé, jamais les dossiers.

Au lieu de forcer un transfert, Bowen a pris la parole. Message clair : il veut rester à West Ham, aider le club à remonter immédiatement en Premier League. Il est lié jusqu’en 2030, un contrat long qui offre un socle solide au projet… et un peu de sérénité à son entourage.

Interrogé sur l’influence possible de certains membres de sa famille, supporters déclarés des Hammers, l’ancien du centre de formation de West Ham, Ray Houghton, sourit : « Il faudrait demander ça à Jarrod ! » L’ex-milieu, passé aussi par Liverpool, avoue tout de même sa surprise devant ce choix.

« Je suis un peu surpris parce qu’on a beaucoup parlé de son départ, non ? Beaucoup parlé de Liverpool il y a un an environ. Quand tu regardes sa situation, il sera déçu de ne pas être allé à la Coupe du monde », glisse Houghton, invité à s’exprimer pour PlayFame Social Casino auprès de GOAL.

La déception, oui. La fuite, non.

« Il a l’air d’être un garçon loyal. Il espère pouvoir faire remonter West Ham tout de suite. Mais ce n’est pas si simple, ils ont perdu beaucoup de joueurs. Ils devraient avoir assez pour être compétitifs en Championship », prévient-il.

Le décor est planté : un club relégué, une star qui reste, et une division où chaque déplacement se transforme en chasse au gros. « J’ai vécu ça, poursuit Houghton. Quand tu descends et que tu es un gros poisson, tout le monde veut te battre. On l’a vu contre Burnley : ils menaient 2-0, ils concèdent deux buts. »

La loyauté de Bowen ne l’aveugle pas pour autant sur sa propre carrière. Houghton le décrit comme un joueur lucide, organisé, ambitieux : « Jarrod semble être un très bon gars, il a la tête sur les épaules, il sait ce qu’il veut de sa carrière. Je suis sûr que si ça ne se passe pas bien cette année pour West Ham, il partira probablement. »

Et Liverpool dans tout ça ? Le lien ne disparaît pas complètement.

Houghton, qui connaît bien l’univers d’Anfield, confirme que les Reds scrutent toujours le marché des ailiers. « Je sais qu’ils regardent des ailiers, ça se voit. Il suffit de voir les joueurs qu’ils essaient de faire jouer à ces postes. » Il cite Rio Ngumoha, performant à droite en ce moment, et Victor Munoz, remarqué lors d’un match contre Como à l’entraînement. Sans oublier Cody Gakpo, autre option dans le secteur offensif.

Les Reds ont perdu gros sur les ailes ces dernières saisons. « Ils en ont perdu quelques-uns ces dernières années – Mo Salah parti après la saison dernière, avant lui Luis Diaz, ce qui a été un gros coup dur. Je ne comprends pas ça, je ne prétends pas savoir ce qui s’est passé, mais c’était un mauvais choix quand tu vois ce qu’il fait au Bayern Munich. C’est un joueur de très, très haut niveau », insiste Houghton.

Le constat est clair : Liverpool continue de chercher du renfort sur les côtés. « Je pense qu’ils cherchent encore un ou deux joueurs pour renforcer cette zone », ajoute-t-il.

Bowen, lui, n’a pas bougé. Et malgré les clins d’œil insistants de la rumeur, Houghton ne croit pas que l’entourage ait pesé très lourd dans cette décision. « En ce qui concerne Jarrod, je ne pense pas que son beau-père ait eu un rôle majeur au moment de décider de son avenir. Je pense que c’est juste un garçon loyal et qu’il va probablement se donner une saison pour voir où va le club. »

Une saison. C’est le délai implicite. West Ham sait ce qu’il lui reste à faire : remonter vite, ou accepter l’idée de perdre son capitaine, l’un des rares à avoir choisi la bataille de la Championship plutôt que la facilité d’un transfert en Premier League.