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Arrestation de Jed York, copropriétaire de Leeds United et des 49ers

Jed York, copropriétaire de Leeds United et actionnaire de la structure détenant une part majoritaire de Rangers, a été arrêté ce week-end dans l’Ohio avant de plaider « no contest » à deux délits mineurs : trouble à l’ordre public et possession d’outils criminels.

Les documents du tribunal indiquent que York, propriétaire des San Francisco 49ers, faisait d’abord face à une accusation plus lourde, « engaging in prostitution ». Les procureurs ont finalement requalifié les faits en trouble à l’ordre public. La charge de possession d’outils criminels repose, selon l’accusation, sur l’utilisation de son téléphone portable pour répondre à une annonce de prostitution en ligne diffusée par un policier infiltré.

L’arrestation est intervenue dimanche matin dans un parc de maisons mobiles à East Palestine, dans l’Ohio, non loin de Youngstown où York a grandi. Il a été libéré après le versement d’une caution de 5 000 dollars.

Lundi matin, devant le tribunal, York a plaidé « no contest ». Le juge l’a condamné à une journée de prison pour chacun des deux délits, les peines devant être purgées simultanément. Cette journée a été considérée comme déjà effectuée, en raison de sa garde à vue. Il écope aussi d’une amende de 1 150 dollars.

Les dossiers judiciaires précisent que son téléphone lui a été restitué. La somme de 160 dollars saisie lors de l’arrestation doit être versée à la Mahoning Valley Human Trafficking Task Force dans le cadre de l’accord de plaider. York a également suivi un cours en ligne exigé dans cette procédure.

Pour le procureur du comté de Columbiana, Vito Abruzzino, ce type de dossier suit un schéma bien connu. Selon lui, la plupart des affaires liées à la prostitution se terminent par un accord de plaidoyer. Il explique examiner chaque cas en fonction des faits précis, des preuves fournies par la police, de l’avis de l’agent ayant procédé à l’arrestation, mais aussi des antécédents du prévenu et de ce que les juges acceptent sur le plan des sanctions.

L’onde de choc dépasse le seul cadre judiciaire. 49ers Enterprises, bras d’investissement des San Francisco 49ers, détient Leeds United. Le club anglais a choisi de ne pas commenter la situation. Du côté de Rangers, où un consortium américain a pris le contrôle majoritaire l’été dernier, la structure liée à York fait partie des investisseurs, même si son nom n’apparaît pas sur la liste officielle des membres du conseil d’administration. Là encore, silence radio : contacté, le club écossais n’a pas souhaité réagir.

La NFL, elle, ne peut pas ignorer l’affaire. La ligue a publié un communiqué indiquant qu’elle était au courant de l’arrestation et qu’elle allait examiner le dossier au regard de sa politique de conduite personnelle. Cette charte interne expose les propriétaires à des amendes ou à des suspensions en cas de violation.

Reste à savoir jusqu’où la NFL ira face à un propriétaire déjà au cœur de plusieurs projets sportifs majeurs des deux côtés de l’Atlantique.