Iraola présente Araújo comme clé du renouveau défensif de Liverpool
Iraola érige Araújo en symbole du renouveau défensif de Liverpool avant le choc face à Arsenal
Andoni Iraola sait exactement pourquoi Liverpool a changé de visage sur coups de pied arrêtés. Un nom revient sans cesse dans son analyse : Ronald Araújo.
Depuis le début de la saison de Premier League, Liverpool n’a pas encaissé le moindre but sur phase arrêtée. Un seul but concédé toutes compétitions confondues dans cet exercice précis : la tête de Conor Gallagher en Carabao Cup lors de la victoire face à Tottenham à Anfield en septembre. Rien à voir avec le Liverpool friable de la saison passée.
Sous Arne Slot, le club avait concédé 20 buts sur coups de pied arrêtés hors penalties en championnat. Total le plus élevé de l’élite, à égalité avec Crystal Palace… et le Bournemouth d’Iraola. Une statistique qui collait à la peau des deux entraîneurs. Elle appartient déjà au passé pour le technicien espagnol, déterminé à faire de cette nouvelle solidité une marque de fabrique.
Araújo, le défenseur qui change tout
Pour Iraola, la métamorphose ne tient pas qu’aux tableaux tactiques ou aux vidéos à rallonge. Elle porte aussi les crampons de Ronald Araújo, repositionné arrière droit mais défenseur central de formation.
« Cela aide vraiment d’avoir un défenseur central au poste de latéral droit quand on parle de défendre les coups de pied arrêtés », explique le coach de Liverpool, qui pourrait récupérer Dominik Szoboszlai et Víctor Muñoz de blessure. « Ça aide avec la taille et la dimension physique de l’équipe. »
La logique est implacable : plus de centimètres, plus de puissance dans les duels, plus de sérénité dans la surface. Mais ce choix a un prix.
Iraola ne le cache pas : « Offensivement, on ne peut pas demander à Ronald la même chose qu’aux autres latéraux et à ce qu’ils nous apportent. On perd un peu de ce côté-là, mais on doit compenser avec d’autres circuits. »
En clair, Liverpool accepte de sacrifier un peu de largeur, de débordements et de centres pour gagner en sécurité sur les phases arrêtées. Un pari assumé, assumé jusqu’au bout.
Arsenal, l’examen le plus sévère
Ce plan fonctionne pour l’instant. Les chiffres parlent. Mais dimanche arrive Arsenal, et avec les Gunners, le test le plus brutal pour cette nouvelle armure.
La saison dernière, Arsenal a marqué 25 buts sur coups de pied arrêtés hors penalties sur la route du titre. Une arme massive, travaillée jusqu’à l’obsession sur le terrain d’entraînement. Cette saison, le moteur a mis plus de temps à démarrer, mais le danger est revenu.
« C’est très tôt dans la saison et ils n’avaient pas marqué sur coups de pied arrêtés jusqu’au week-end dernier, et maintenant ils ont marqué », rappelle Iraola. « J’espère qu’ils resteront comme ça un moment, mais ils représentent une grosse menace. »
Le ton est clair, sans détour : « Sur coups de pied arrêtés, ils sont une grande menace. Ils ont des joueurs très grands, très forts de la tête, et ils travaillent très bien ces situations. Ils te demandent énormément et je pense qu’on devra très bien défendre.
Iraola sait aussi ce que son équipe a déjà montré : « On a, touche du bois, très bien défendu les coups de pied arrêtés jusqu’ici cette saison. Mais Arsenal est probablement le plus grand défi. »
Liverpool arrive donc à ce rendez-vous avec une statistique immaculée, un système repensé, des spécialistes comme Tommy Elphick et Shaun Cooper à la manœuvre sur le staff, des analystes mis en avant par l’entraîneur… et un Araújo devenu pièce maîtresse de ce puzzle défensif.
Reste une question, simple et tranchante : cette muraille tiendra-t-elle quand Arsenal viendra frapper, ballon arrêté, dans la surface de Liverpool ?




