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Ipswich Town renverse Leicester : analyse du match 3-1

Ipswich Town a sorti Leicester City de la EFL Cup au deuxième tour avec un succès 3-1 qui a retourné le stade… mais aussi les débats. Derrière le score flatteur, plusieurs voix de supporters pointent un début de match poussif et des ajustements tactiques tardifs mais décisifs.

Un onze trop « saison dernière »

Pour Jeremy, tout est parti d’un constat simple : l’équipe de départ ressemblait trop à celle de l’an passé. « Dix des onze titulaires étaient déjà là la saison dernière – et ça s’est vu », regrette-t-il. Selon lui, Ipswich a manqué de rythme, de tranchant, d’énergie. Trop lent, trop prévisible.

Le tournant ? Les changements. L’entrée des remplaçants et le repositionnement de Sindre Walle Egeli dans l’axe ont, d’après lui, complètement changé le visage de l’équipe. Plus de mouvement, plus de liant, plus de mordant. Et, au bout, un match renversé.

Leicester au-dessus avant la pause

Beardo raconte la même première période : lourde, brouillonne, sans vrai pressing coordonné.

Ipswich voulait presser, mais mal. « On était lents et en retard dans le premier acte. Le pressing ne fonctionnait pas, les joueurs n’étaient pas assez proches, et il manquait un homme pour vraiment fermer les lignes », analyse-t-il. Résultat : Leicester trouvait systématiquement le joueur libre, créait la supériorité et perçait le bloc sans trop de résistance.

À ses yeux, aucun doute : « Les Foxes méritaient largement de mener à la pause. »

Puis tout bascule avec un nom : Leif Davis.

Son entrée change le ton. D’un coup, plus d’urgence, plus de courses, une vraie menace dans la profondeur. Les joueurs d’Ipswich commencent à attaquer l’espace derrière une défense de Leicester très haute, qui jusque-là les piégeait régulièrement au hors-jeu. La ligne reste risquée, mais cette fois Ipswich sait comment la punir. Le match tourne.

Le cas Chuba Akpom, bon relais, mauvaise finition

Au milieu de ce succès, un sujet divise : l’attaque. Edward, lui, ne se laisse pas griser par le score. Il cible directement le poste d’avant-centre.

Pour lui, Ipswich doit recruter un autre buteur. Il reconnaît à Chuba Akpom un vrai apport dans le jeu : bon dos au but, propre dans la construction, utile entre les lignes. Mais devant le but, le constat est sévère. « Son jeu de remise est bon, mais sa finition est terrible », lâche-t-il.

Edward rappelle que l’attaquant a eu deux ou trois énormes occasions… pour zéro but. Dans une coupe où chaque opportunité compte, ce manque de réalisme inquiète autant qu’il interroge. Ipswich peut-il aller loin sans un tueur dans la surface ?

Une chose est sûre : si les remplaçants et les ajustements tactiques ont offert un 3-1 spectaculaire, les tribunes, elles, n’oublient rien. Le résultat est là, mais la discussion est déjà passée au niveau supérieur : style, intensité, et cette question brûlante. Jusqu’où cette équipe peut-elle aller avec ce visage à deux vitesses ?