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Hugh Jackman en négociations pour investir dans Norwich City

Hugh Jackman ne se contente plus de chanter son amour pour Norwich City. Il veut désormais en devenir propriétaire… au moins en partie.

Supporter des Canaries depuis l’enfance, la star de Wolverine a révélé être en pleine négociation avec la direction du club pour acquérir des parts. Interrogé à la radio sur un éventuel investissement dans le football anglais, l’acteur n’a pas tourné autour du pot : il discute déjà.

« Je suis très, très intéressé – et on en parle en ce moment », a-t-il confié, expliquant offrir là une « petite exclu ». Puis, un clin d’œil à son ami Ryan Reynolds, copropriétaire de Wrexham, rival de Norwich en Championship : « Bravo Ryan, fais ton truc, moi je suis à fond derrière les Canaries. »

Un lien familial avec Norwich… et Carrow Road

Le choix de Norwich City ne doit rien au hasard. La mère de Jackman est originaire de la ville et y vit toujours. L’acteur, né en Australie, a raconté avoir souvent traversé la planète pour lui rendre visite, et s’être rendu à Carrow Road pour la première fois à 16 ans. Il y est revenu depuis, et ne s’en cache pas : il s’est attaché au club.

« Je suis allé à Carrow Road plusieurs fois, j’adore les Canaries, et cette année on va monter. C’est ma prédiction », a-t-il lancé lors de la promotion de son nouveau film, The Death of Robin Hood.

Son histoire avec Norwich remonte à ses nuits blanches d’enfant en Australie. Ses parents, anglais, le réveillaient au milieu de la nuit pour regarder la FA Cup. Devant l’écran, toutes les grandes équipes défilaient. Il devait choisir un camp.

Il s’en souvient parfaitement : il demande alors à sa mère d’où elle vient. « Norwich », répond-elle. Il enchaîne : « Il y a une équipe de football à Norwich ? » – « Oui. » La décision tombe : « C’est mon équipe. »

De la lettre de Delia Smith aux discussions actuelles

L’idée de voir Hugh Jackman au capital de Norwich City n’est pas nouvelle. En 2011 déjà, Delia Smith, alors actionnaire majoritaire, lui avait écrit pour lui proposer de devenir « celebrity investor », petit actionnaire symbolique. À l’époque, il avait décliné, estimant que son lien avec le club restait trop léger : « J’ai été à Carrow Road une fois, ma mère m’y a emmené », avait-il répondu.

Treize ans plus tard, le contexte a changé. Le club appartient désormais majoritairement au groupe Norfolk Holdings, dirigé par Mark Attanasio, qui a pris le relais de Delia Smith et Michael Wynn-Jones en 2024 après 28 ans de pilotage actif. Le groupe détient environ 85 % des parts, tandis que Smith et Wynn-Jones conservent 10 %. Le reste est réparti entre supporters et investisseurs indépendants.

Les discussions entre Norwich City et Jackman durent depuis un certain temps, et l’investissement envisagé porterait sur le club lui-même, pas sur Norfolk Holdings. La fortune de l’acteur est estimée à environ 100 millions de livres, de quoi peser sans bouleverser l’actionnariat actuel.

Jackman assume d’ailleurs son attachement profond : il possède même un maillot commémoratif de la Milk Cup 1984. Un signe de plus que l’idylle ne date pas d’hier.

Un parfum de Hollywood à Carrow Road

Jackman ne se contente pas du stade. Lors de ses passages à Norwich, il s’offre aussi des habitudes de local. En 2023, il a été photographié au Waffle House de St Giles Street. Il a confié au personnel qu’il y passait à chaque visite dans la ville. Une superstar mondiale, un gaufrier, et un club de Championship : le décor est planté.

Si l’opération se concrétise, Norwich City rejoindrait la liste grandissante de clubs anglais sous influence de stars venues d’outre-Atlantique. Ryan Reynolds et Rob McElhenney ont déjà transformé Wrexham en phénomène mondial. Tom Brady est actionnaire minoritaire de Birmingham City. JJ Watt possède une part de Burnley. Will Ferrell a investi dans Leeds United via le groupe 49ers, tandis que Snoop Dogg détient une participation à Swansea City.

Le football anglais vit une véritable vague de capital glamour venu des États-Unis. Norwich pourrait bien être le prochain chapitre de cette « révolution américaine »… avec un accent australien et un cœur jaune et vert.