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Haaland renverse le Brésil et propulse la Norvège en quart de finale

À New Jersey, Erling Haaland a fait basculer une soirée qui semblait écrite pour le Brésil. En deux frappes, le cyborg norvégien a brisé un mythe et ouvert une page d’histoire : la Norvège disputera pour la première fois un quart de finale, après un succès renversant 2-1 face à la Seleção en huitièmes de finale.

Haaland, deux éclairs pour renverser un géant

Longtemps, le match a ressemblé à une épreuve de résistance pour la Norvège. Le Brésil avait la balle, les noms, l’aura. Les Scandinaves, eux, tenaient surtout grâce à un bloc discipliné et à un gardien en état de grâce, Orjan Nyland, auteur d’une prestation majuscule.

Le tournant aurait pu arriver bien plus tôt. Bruno Guimarães s’est présenté une première fois face à Nyland sur penalty en première période, avec l’occasion d’installer le Brésil dans son scénario favori. Il a manqué. La frappe, le souffle coupé, et derrière, une Norvège qui se met à y croire un peu plus.

Le temps filait, la pression montait, et Haaland attendait son heure. Elle arrive à la 79e minute. Centre, appel tranchant, et l’attaquant se détache dans la surface pour décrocher une tête implacable. L’instant est brutal pour le Brésil, libérateur pour tout un pays. La Norvège mène, et le stade bascule.

Le Brésil se jette alors à l’attaque, mais la défense nordique tient, Nyland repousse, les minutes s’égrainent. À la 90e, la punition tombe. Haaland récupère un ballon, se met en position et déclenche un tir à ras de terre, clinique. 2-0. Deux occasions nettes, deux coups de poignard. La Norvège vient de faire tomber une institution.

Neymar réduira bien l’écart sur penalty dans les derniers instants, mais ce ne sera qu’un lot de consolation. Le score ne changera plus. La nuit appartient à Haaland.

« Un peu irréel » : la légende, soudain en face

Après la rencontre, sur sa chaîne YouTube, le numéro 9 norvégien a laissé tomber le masque de l’attaquant insensible. On a entendu le gamin qui a grandi avec les couleurs du Brésil dans les yeux.

« Brazil est un pays de football. C’est probablement la première nation de football dont tu entends parler, à cause de tous les joueurs légendaires qui y ont joué. Le maillot, le pays, la passion, tous les grands qu’ils ont eus. C’est un peu irréel de jouer contre le Brésil », a-t-il confié.

Dans son discours, on sent le poids de l’histoire, celui des cinq étoiles sur le maillot jaune, mais aussi la liberté qu’a procurée ce statut de favori à l’adversaire. Haaland l’a reconnu : le fait d’affronter une équipe annoncée intouchable a libéré la Norvège, presque décomplexée par l’ampleur de la tâche.

Il l’a expliqué sans détour : il pensait cette mission impossible. « Ça semble encore irréel, comme quelque chose de complètement farfelu. Je n’ai jamais imaginé que cela pourrait arriver, ce qui rend le fait d’avoir réellement réussi à battre le Brésil encore plus surréaliste pour moi. C’était incroyable. J’ai besoin de me poser et de dormir parce que je suis complètement épuisé. C’est incroyable et à couper le souffle. »

Des mots simples, mais qui disent tout : la Norvège n’a pas seulement gagné un match, elle a bousculé l’ordre établi.

Nyland en rempart, Haaland au niveau de Mbappé

Si le nom de Haaland occupe les manchettes, la performance d’Orjan Nyland mérite une place à part. Le gardien a multiplié les parades, tenu son équipe à flot dans les temps faibles, et repoussé ce penalty de Bruno Guimarães qui aurait pu changer la nuit. Sans lui, l’exploit n’existe pas.

Devant, Haaland poursuit sa course personnelle avec les plus grands. Son doublé lui permet d’atteindre la barre des sept buts dans le tournoi, égalant Kylian Mbappé. Une statistique qui résume la dimension qu’il a prise : celle d’un joueur qui, à lui seul, peut redessiner un tableau final.

L’Angleterre en embuscade à Miami

La récompense de cette victoire historique ? Un choc XXL face à l’Angleterre, ce samedi, à Miami. Pas le temps de savourer très longtemps : la Norvège passe d’un géant à un autre.

Les hommes de Stale Solbakken arrivent gonflés de confiance, portés par un gardien en feu et un buteur qui marche sur le tournoi. En face, les Three Lions sortent eux aussi d’une bataille éprouvante contre le Mexique, où ils ont dû s’arracher pour passer.

Tout annonce un duel serré, tendu, presque nerveux. L’Angleterre cherche encore son rythme, la Norvège, elle, vient de découvrir qu’elle pouvait faire tomber des monstres.

La question n’est plus de savoir si cette équipe a le droit de rêver. Elle est de voir jusqu’où Haaland et ses partenaires peuvent repousser les limites d’une histoire qui, soudain, ne ressemble plus à celle d’un petit pays de football.

Haaland renverse le Brésil et propulse la Norvège en quart de finale