Ghana : Queiroz remplace Mosimane pour le Mondial 2026
Le Ghana a choisi Carlos Queiroz pour mener les Black Stars au FIFA World Cup 2026. Mais en coulisses, un autre nom prestigieux a brièvement circulé : Pitso Mosimane. L’ancien sélectionneur de l’Afrique du Sud a révélé avoir été approché, de loin, par la Ghana Football Association (GFA). Une approche qu’il juge lui-même… tout sauf sérieuse.
Dans une interview accordée au journaliste sud-africain Robert Marawa, Mosimane a raconté les dessous de ce contact.
« Un appel d’un officiel ghanéen, pour moi, ce n’est pas vraiment une discussion sérieuse », a-t-il lâché, sans détour.
Un projet réduit au seul Mondial
Le cœur du problème, pour Mosimane, se situait dans la nature même de la proposition.
On ne lui parlait pas d’un cycle, d’un projet, d’une construction. On lui parlait d’un tournoi.
Selon lui, l’idée évoquée était claire : un accord limité au FIFA World Cup 2026, rien de plus. Deux mois. Trois matches garantis en phase de groupes. Et ensuite, rideau.
Mosimane n’a pas caché ses réserves face à ce scénario : partir pour quelques semaines, sans vision à long terme, ne l’enthousiasmait pas. Il a même glissé, en référence à Carlos Queiroz, que ce dernier avait peut-être réagi différemment : « Peut-être que Carlos a dit : “Pourquoi pas ? Allons nous amuser.” »
Le technicien sud-africain insiste aussi sur un point : tout est resté au stade des échanges informels.
Pas de proposition concrète.
Pas de courrier officiel.
Pas de négociation structurée.
À ses yeux, rien qui ressemble à une vraie offre de sélectionneur.
Un deuxième poste en sélection qui ne s’est jamais matérialisé
Si les discussions avaient abouti, le Ghana aurait été la deuxième sélection dirigée par Mosimane, après l’Afrique du Sud, qu’il a coachée entre 2010 et 2012.
Le profil avait de quoi séduire : expérience internationale, succès en club sur le continent, autorité naturelle.
Mais la piste s’est éteinte aussi vite qu’elle s’était allumée.
La GFA a finalement tranché : ce sera Carlos Queiroz.
Queiroz, pari d’expérience pour un Mondial piégeux
Le choix du Ghana s’est porté sur un entraîneur au CV lourd. Carlos Queiroz a dirigé Portugal, Real Madrid, Iran, et sur le continent africain, il a emmené l’Égypte en finale de l’AFCON 2021. Un homme rompu aux grandes compétitions, habitué aux contextes sous pression.
Il arrive pour remplacer Otto Addo, limogé début mars, et a signé un contrat de quatre mois avec la GFA. Une mission courte, clairement calibrée sur le FIFA World Cup 2026.
Le technicien portugais a été officiellement présenté à la presse le jeudi 23 avril 2026, à l’Alisa Hotel, dans une mise en scène qui ne laissait aucun doute : le Ghana joue gros, et tout de suite.
Le tirage au sort n’a rien d’un cadeau. Les Black Stars se retrouvent dans le groupe L, avec Panama, England et Croatia. Un plateau relevé, où la moindre erreur se paiera cash.
Un Mondial comme test décisif
Le décor est planté.
D’un côté, un Pitso Mosimane qui refuse de se contenter d’un rôle de pompier de luxe sur deux mois.
De l’autre, un Carlos Queiroz qui accepte le défi express, avec l’obligation de rendre des comptes immédiatement.
Le Ghana a tourné la page Otto Addo. Il a choisi l’urgence, l’expérience, et un spécialiste des tournois courts.
Reste une question, simple et brutale : quatre mois avec Queiroz suffiront-ils pour transformer les Black Stars en équipe capable de bousculer England et Croatia sur la plus grande scène mondiale ?




