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Frayeur à Oklahoma City : Jalen Williams évacué sur civière

La salle du Paycom Center s’est figée en quelques secondes. À 1’15 de la fin, alors que le Thunder tenait sa victoire face aux Los Angeles Clippers, Jalen Williams s’est envolé pour un dunk… et tout a basculé.

Le contact avec Kris Dunn, sanctionné d’une faute flagrante de niveau 1, l’a déséquilibré en plein vol. Williams est retombé lourdement sur la jambe gauche, restant immédiatement au sol. Le staff médical a accouru, les coéquipiers ont reculé, et le bruit est tombé d’un coup dans la salle.

Quelques minutes plus tard, la civière est arrivée. L’image que personne à Oklahoma City ne voulait revoir.

Un pouce levé, un public debout

Alors qu’il était évacué, Jalen Williams a trouvé la force de lever les deux pouces vers le public. Un geste simple, mais suffisant pour déclencher un tonnerre d’applaudissements et des chants « J-Dub » qui ont résonné dans toute l’arène. Le message était clair : la ville est avec lui.

Le contexte rend la scène encore plus cruelle. À 25 ans, Williams venait de retrouver la pleine possession de ses moyens après une saison 2025-26 pourrie par les pépins physiques : seulement 33 matchs disputés, une douleur persistante au poignet droit, des tensions aux deux ischios. Cet été, il était enfin revenu à 100 %, et son début de saison rappelait pourquoi on le cite parmi les talents au calibre All-NBA : création de tir, lecture du jeu, impact défensif, tout y était.

Sur cet exercice 2026-27, ses trois premiers matchs affichaient déjà 41 points, 14 rebonds et 10 passes cumulés. Un démarrage solide pour un joueur censé porter le projet du Thunder sur la durée.

Shai Gilgeous-Alexander touché en plein cœur

Après la rencontre, remportée 108-101 par OKC pour porter le bilan à 3-0, les sourires étaient absents. Shai Gilgeous-Alexander, d’ordinaire si posé devant les micros, avait les larmes aux yeux.

« Je me sens juste mal pour lui », a lâché le meneur, la voix brisée. « On doit juste tenir le coup jusqu’à ce qu’il revienne. »

Pas de grands discours, pas de détour. Le vestiaire sait ce que représente Jalen Williams dans ce groupe : un leader silencieux, un relais sur le terrain, un joueur capable de tout faire des deux côtés du parquet.

Une soirée de casse pour le Thunder

Comme si cela ne suffisait pas, ce match face aux Clippers avait déjà coûté un autre titulaire au Thunder. Avant même la blessure de Williams, Cason Wallace avait quitté le match, touché à l’épaule gauche. Le jeune arrière a été déclaré forfait dès la mi-temps pour une douleur à cet endroit.

Perdre Wallace, puis Williams dans la même soirée, c’est un choc pour une équipe qui venait de lancer sa saison de manière idéale. L’effectif d’Oklahoma City est jeune, talentueux, profond, mais ces absences simultanées vont tester la solidité du projet.

Une victoire qui a un goût amer

Sur le papier, le Thunder signe une belle performance : succès 108-101 contre une équipe des Clippers toujours dangereuse, invincibilité préservée, bilan parfait de 3-0. Sur le parquet, les joueurs ont fait le travail, ont tenu la fin de match malgré l’émotion et la coupure longue liée à la blessure.

Mais dans les couloirs, le score paraissait presque secondaire. Toutes les conversations tournaient autour de la même question : combien de temps Jalen Williams sera-t-il absent cette fois-ci ?

Les chiffres de sa carrière parlent pour lui : 250 matchs, 18,0 points, 4,6 rebonds et 4,4 passes de moyenne. Un cadre déjà établi, encore en pleine progression. Chaque blessure vient freiner une ascension que beaucoup voyaient linéaire.

Phoenix arrive, le test commence

Le calendrier, lui, n’attend pas. Dès lundi, à 19h, le Thunder reçoit les Phoenix Suns au Paycom Center. Sans Cason Wallace, probablement sans Jalen Williams, Oklahoma City va devoir « tenir le fort », comme l’a dit Shai Gilgeous-Alexander.

La saison ne se joue pas en octobre. Mais certaines nuits laissent des traces. Celle-ci dira peut-être, dans quelques mois, jusqu’où ce Thunder peut vraiment aller sans l’un de ses piliers.